The China Mail - Boris Spassky, le récit du "match du siècle"

USD -
AED 3.672502
AFN 62.000555
ALL 81.606681
AMD 368.629997
ANG 1.79046
AOA 918.000091
ARS 1391.994102
AUD 1.378873
AWG 1.80125
AZN 1.69346
BAM 1.669747
BBD 2.014096
BDT 122.750925
BGN 1.66992
BHD 0.37725
BIF 2975.5
BMD 1
BND 1.272576
BOB 6.910389
BRL 5.011403
BSD 1.000004
BTN 95.654067
BWP 13.471587
BYN 2.786502
BYR 19600
BZD 2.011227
CAD 1.37045
CDF 2241.000273
CHF 0.78187
CLF 0.02254
CLP 887.119996
CNY 6.79095
CNH 6.78489
COP 3792.77
CRC 455.222638
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.450451
CZK 20.765297
DJF 177.719776
DKK 6.380285
DOP 59.250129
DZD 132.50079
EGP 52.869685
ERN 15
ETB 157.374979
EUR 0.853801
FJD 2.18585
FKP 0.739209
GBP 0.739695
GEL 2.680069
GGP 0.739209
GHS 11.299033
GIP 0.739209
GMD 73.000244
GNF 8777.500643
GTQ 7.629032
GYD 209.214666
HKD 7.83285
HNL 26.609988
HRK 6.435099
HTG 130.601268
HUF 305.721498
IDR 17522.65
ILS 2.907703
IMP 0.739209
INR 95.717902
IQD 1310
IRR 1313000.000197
ISK 122.610046
JEP 0.739209
JMD 158.150852
JOD 0.708971
JPY 157.908501
KES 129.29594
KGS 87.449871
KHR 4010.999789
KMF 421.000019
KPW 900.016801
KRW 1490.696037
KWD 0.30819
KYD 0.833362
KZT 469.348814
LAK 21949.999503
LBP 89750.815528
LKR 324.546762
LRD 183.149855
LSL 16.409467
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.32502
MAD 9.17375
MDL 17.150468
MGA 4175.00024
MKD 52.636972
MMK 2099.28391
MNT 3579.674299
MOP 8.066645
MRU 39.99976
MUR 46.902386
MVR 15.41023
MWK 1741.480379
MXN 17.188897
MYR 3.930346
MZN 63.898647
NAD 16.409815
NGN 1369.890043
NIO 36.705005
NOK 9.192801
NPR 153.052216
NZD 1.68357
OMR 0.384499
PAB 1.000021
PEN 3.428501
PGK 4.35995
PHP 61.61401
PKR 278.597017
PLN 3.620465
PYG 6115.348988
QAR 3.643498
RON 4.444696
RSD 100.225995
RUB 73.223414
RWF 1460
SAR 3.758072
SBD 8.032258
SCR 13.749909
SDG 600.503963
SEK 9.318535
SGD 1.272955
SHP 0.746601
SLE 24.597814
SLL 20969.502105
SOS 571.497463
SRD 37.19397
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.749995
SYP 110.578962
SZL 16.485024
THB 32.329501
TJS 9.365014
TMT 3.51
TND 2.880505
TOP 2.40776
TRY 45.434978
TTD 6.784798
TWD 31.510503
TZS 2601.398801
UAH 43.974218
UGX 3749.695849
UYU 39.725261
UZS 12078.00005
VES 508.06467
VND 26346
VUV 117.978874
WST 2.702738
XAF 560.031931
XAG 0.011476
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802233
XDR 0.694969
XOF 558.499644
XPF 102.303264
YER 238.625028
ZAR 16.40639
ZMK 9001.200062
ZMW 18.875077
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.7700

    1016.89

    +0.67%

  • BEL20

    19.8300

    5528.51

    +0.36%

  • PX1

    54.4500

    8062.39

    +0.68%

  • ISEQ

    12.5300

    12543.97

    +0.1%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    35.3800

    9107.55

    +0.39%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    21.8500

    4224.28

    +0.52%

Boris Spassky, le récit du "match du siècle"
Boris Spassky, le récit du "match du siècle" / Photo: © AFP/Archives

Boris Spassky, le récit du "match du siècle"

Le joueur d'échecs russe Boris Spassky, mort jeudi à 88 ans, a marqué l'imaginaire de 50 millions de téléspectateurs lors de la finale de la Coupe du monde à l'été 1972, l'une des manches de la Guerre froide se jouant alors sur un échiquier.

Taille du texte:

Pendant deux mois, le Soviétique, tenant du titre, affronte le fantasque Américain Bobby Fischer. L'AFP était présente.

- "Diamétralement opposés" -

D'un côté, Bobby Fischer, 29 ans, huit fois champion des USA. "Doté d'une énergie considérable et d'une farouche volonté de vaincre, il a remporté 101 victoires sur les 120 matches" des cinq dernières années, résume une dépêche de l'époque.

Né à Chicago en 1943, il grandit à Brooklyn. Sa sœur l'initie à six ans aux échecs. Grand Maître à quinze ans, il quitte l'école l'année suivante. Obstiné, ce "phénomène" n'a confiance qu'en lui-même.

De l'autre côté de l'échiquier, Boris Spassky, 35 ans, un "homme de caractère diamétralement opposé", champion du monde depuis 1969. Journaliste de formation, il est marié et a deux enfants.

Né à Léningrad en 1937, il est envoyé dans un orphelinat en Sibérie pendant le siège de la ville. Pur produit de l'école soviétique, il devient maître international à seize ans, champion du monde junior à dix-neuf puis Grand maître.

"Modeste, bon vivant et affable, ses adversaires vantent son calme".

- Caprices et contretemps -

Pour la première fois depuis 1946, la finale n'est pas exclusivement soviétique. Fischer est le premier Américain à disputer le titre. Il faut trouver un terrain neutre: ce sera Reykjavik, en Islande.

Mais Fischer multiplie les caprices avant d'accepter. Il exige une rénovation complète du Palais des Sports: moquette neuve, climatisation bloquée à 22,5 degrés, isolation phonique, caméras ultra silencieuses ...

A la veille de la compétition, Fischer n'est toujours pas là. Il faut un coup de téléphone de Henry Kissinger, conseiller de Nixon, pour qu'il se décide.

"Le 4 juillet, il apparaît fatigué à sa descente d'avion". L'après-midi, il se fait représenter à la cérémonie d'ouverture. Spassky exige des excuses. La compétition démarre le 11 juillet, avec neuf jours de retard.

- "Le scandale du siècle" -

Ce 11 juillet, Boris Spassky arrive "vivement applaudi" avec vingt minutes d'avance. Face à lui, la chaise de l'Américain est d'abord vide, mais Fischer finit par arriver: "il bouscule les photographes, se précipite vers Spassky, lui serre la main" et s'installe.

Dans la salle pleine de 2.500 spectateurs, le "match du siècle" commence enfin.

Les deux joueurs se testent. Au bout de 28 coups, on s'attend au nul. Puis Fischer commet deux maladresses incompréhensibles. Il perd au 56ème coup.

Après cet échec, Fischer refuse public et caméra et ne se présente pas à la deuxième partie. Spassky l'emporte par forfait et prend de l'avance.

La presse dénonce le "scandale du siècle". "Après avoir réclamé la suppression des caméras, Fischer exigera, comme il l'a déjà fait, qu'on vide les premiers rangs, et il finira par demander qu'on enlève Spassky", plaisante un grand maître.

Fischer a disparu. La troisième partie est programmée deux jours après. Kissinger se fend d'un nouvel appel.

Le 16 juillet, la salle est comble mais la scène est vide: les deux adversaires jouent dans une petite salle attenante. Spassky a accepté les conditions de Fischer. Certains y voient un mauvais présage.

De fait, Spassky perd. Le quatrième match se solde par un nul, le cinquième par un abandon du Russe. Les deux hommes sont maintenant à égalité.

- 6e et 13e parties: matches d'anthologie -

Le sixième acte est l'un des matchs les plus étudiés. Au 41ème coup, Spassky déclare forfait.

"Je suis fier de cette partie. C'est l'une de mes meilleures", confie Fischer à l'AFP. "Lorsque Spassky s'est joint à l'assistance pour applaudir ma victoire, j'ai pensé quel gentleman".

Dès lors, Spassky ne remportera qu'un seul match, le onzième. La treizième partie, "combat des dieux de l'échiquier" se solde par l'abandon de Spassky. "Il félicite Fischer, se rassoit et médite durant six minutes, le regard perdu sur l'échiquier".

Fischer se dirige vers la victoire. Indisposé, le Soviétique demande l'ajournement de la quatorzième. Puis il enchaîne sept nuls, et se trouve en grande difficulté à la 21ème manche.

Le 1er septembre, il renonce à reprendre la partie, ajournée la veille. L'Américain, qui dort encore, devient le onzième champion du monde des échecs. C'est la fin du règne des Soviétiques.

Z.Ma--ThChM