The China Mail - La diplomatie royale de Charles, numéro de funambule entre Trump et Zelensky

USD -
AED 3.672502
AFN 65.50415
ALL 80.507244
AMD 365.01064
ANG 1.789879
AOA 917.000095
ARS 1492.519411
AUD 1.418078
AWG 1.8
AZN 1.689513
BAM 1.695263
BBD 2.013964
BDT 122.737142
BGN 1.695588
BHD 0.377053
BIF 2989.524961
BMD 1
BND 1.279801
BOB 11.724171
BRL 5.1819
BSD 0.999918
BTN 95.385656
BWP 13.460347
BYN 3.007294
BYR 19600
BZD 2.011025
CAD 1.394935
CDF 2275.000054
CHF 0.81266
CLF 0.023222
CLP 913.970338
CNY 6.74385
CNH 6.74491
COP 3148.12
CRC 448.992151
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.576349
CZK 21.005302
DJF 178.066518
DKK 6.481599
DOP 58.525
DZD 132.927353
EGP 50.278399
ERN 15
ETB 161.748658
EUR 0.86704
FJD 2.21445
FKP 0.740201
GBP 0.741185
GEL 2.609656
GGP 0.740201
GHS 11.129554
GIP 0.740201
GMD 73.999606
GNF 8784.026836
GTQ 7.628599
GYD 209.201938
HKD 7.84695
HNL 26.806912
HRK 6.531898
HTG 130.788467
HUF 314.595996
IDR 17857
ILS 2.981155
IMP 0.740201
INR 95.40865
IQD 1309.878261
IRR 1374625.000306
ISK 123.289894
JEP 0.740201
JMD 158.197428
JOD 0.709025
JPY 159.327499
KES 129.339769
KGS 87.449743
KHR 4047.014363
KMF 427.999933
KPW 899.999851
KRW 1420.455019
KWD 0.30877
KYD 0.833341
KZT 465.334992
LAK 22560.653208
LBP 89543.419564
LKR 333.32611
LRD 181.491161
LSL 16.13092
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.369156
MAD 9.261974
MDL 17.358291
MGA 4307.049554
MKD 53.333911
MMK 2099.846019
MNT 3597.969266
MOP 8.082069
MRU 40.07073
MUR 47.149994
MVR 15.45993
MWK 1733.944716
MXN 17.05351
MYR 4.087009
MZN 63.898097
NAD 16.13078
NGN 1360.390081
NIO 36.795139
NOK 9.525403
NPR 152.617049
NZD 1.71103
OMR 0.384506
PAB 0.999922
PEN 3.374231
PGK 4.424951
PHP 61.309713
PKR 277.552126
PLN 3.732265
PYG 5967.781779
QAR 3.635016
RON 4.546989
RSD 101.700985
RUB 84.076121
RWF 1472.957921
SAR 3.793913
SBD 8.064941
SCR 13.712904
SDG 600.501194
SEK 9.562105
SGD 1.28006
SHP 0.740866
SLE 24.549903
SLL 20969.503586
SOS 571.473149
SRD 37.669903
STD 20697.981008
STN 21.236115
SVC 8.749355
SYP 13002.000116
SZL 16.135114
THB 33.1355
TJS 9.239471
TMT 3.5
TND 2.934571
TOP 2.40776
TRY 47.77525
TTD 6.780822
TWD 32.13899
TZS 2645.502953
UAH 44.697729
UGX 3712.41966
UYU 40.062929
UZS 11944.334892
VES 765.391543
VND 26075
VUV 118.594628
WST 2.730779
XAF 568.573014
XAG 0.015361
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.802131
XDR 0.707585
XOF 568.570549
XPF 103.373104
YER 237.15012
ZAR 16.11924
ZMK 9001.201104
ZMW 18.798892
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.8900

    1117.22

    +0.44%

  • BEL20

    -4.0100

    5718.99

    -0.07%

  • PX1

    0.0000

    8675.37

    0%

  • ISEQ

    75.1600

    14528.15

    +0.52%

  • OSEBX

    10.5200

    2072.47

    +0.51%

  • PSI20

    0.0000

    9273.47

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    56.5500

    4373.02

    +1.31%

  • N150

    15.6100

    4351.42

    +0.36%

La diplomatie royale de Charles, numéro de funambule entre Trump et Zelensky
La diplomatie royale de Charles, numéro de funambule entre Trump et Zelensky / Photo: © POOL/AFP

La diplomatie royale de Charles, numéro de funambule entre Trump et Zelensky

Démonstration de solidarité envers Volodymyr Zelensky, invitation lancée à Donald Trump pour une visite d'Etat au Royaume-Uni: le roi Charles III joue un rôle central dans la diplomatie britannique sur l'Ukraine.

Taille du texte:

Le monarque a beau être politiquement neutre, cela n'a pas empêché le gouvernement britannique de faire appel à lui ces derniers jours pour aider ses efforts dans ce dossier.

Charles, chef d'Etat du Royaume-Uni, a adressé une invitation au président américain Donald Trump, transmise par le Premier ministre Keir Starmer en visite à la Maison Blanche jeudi dernier.

Avant d'accueillir le président ukrainien Volodymyr Zelensky puis le Premier ministre canadien Justin Trudeau dans sa résidence du Norfolk (est de l'Angleterre).

"C'est assez inhabituel, mais je pense que c'est une très bonne utilisation de la famille royale", commente Pauline Maclaran, professeure à l'université londonienne Royal Holloway à propos de cette activité diplomatique.

"Le gros atout (de la famille royale) est ce 'soft power' dont elle dispose, et je pense que c'est bien nécessaire en ce moment", ajoute cette experte interrogée par l'AFP.

Le souverain de 76 ans semble ravi de jouer ce rôle, au moment où le Royaume-Uni revient sur le devant de la scène internationale en s'efforçant de faire le lien entre les Etats-Unis de Donald Trump d'un côté, l'Europe et l'Ukraine de l'autre, pour tenter de mettre fin à la guerre déclenchée par la Russie et d'obtenir une "paix durable".

La teneur des discussions du roi n'est jamais dévoilée par le palais de Buckingham.

Selon une source royale citée lundi par les médias britanniques, son rôle consiste à "se livrer à des gestes symboliques plutôt qu'à des commentaires". Charles "est très conscient de sa responsabilité au niveau mondial, régional et national", assure cette source.

La portée symbolique de la diplomatie royale a été particulièrement visible dans le Bureau ovale à la Maison Blanche jeudi dernier.

L'invitation lancée à Donald Trump en fera le premier dirigeant de l'histoire à effectuer une deuxième visite d'Etat au Royaume-Uni, après celle effectuée en 2019 sous Elizabeth II, dont il avait chanté les louanges.

Radieux, le président américain a lu l'invitation devant les caméras, affirmé que c'était "un honneur" de l'accepter et fait l'éloge du roi, un "homme merveilleux".

- "Coup de maître" -

De quoi instaurer une ambiance propice à une rencontre détendue entre Starmer et Trump.

"C'était un peu un coup de maître", juge Pauline Maclaran: l'invitation avait pour but d'"impressionner Trump, de lui montrer le plus grand respect et de faciliter la tâche de Starmer pour négocier", souligne-t-elle.

Pour Evie Aspinall, directrice du groupe de réflexion British Foreign Policy Group, cette démarche a flatté l'ego de Trump. "Il veut se sentir grand et important, et on lui permet cela" avec une visite d'Etat, commente-t-elle.

Le roi a ensuite envoyé un message fort en accueillant dimanche Zelensky dans son domaine de Sandringham, dans le Norfolk, deux jours seulement après l'altercation spectaculaire entre le président ukrainien et Donald Trump dans le Bureau ovale.

Une démarche largement interprétée comme un signe de solidarité envers Zelensky, mais d'une manière discrète afin de ne pas froisser la susceptibilité du président américain.

Pour Pauline Maclaran, cela a permis de démontrer un "respect égal" aux deux dirigeants.

Lundi, Charles a reçu Justin Trudeau. Ce dernier avait indiqué qu'il entendait discuter avec le roi de la défense de la "souveraineté" du Canada, dont le monarque est le chef d'Etat, alors que Donald Trump a plusieurs fois exprimé son souhait d'en faire le 51e Etat américain.

Pour le commentateur royal Richard Fitzwilliams, Charles doit toutefois prendre garde à ne pas trop s'impliquer dans la diplomatie en raison de l'imprévisibilité de l'ère Trump.

"La vitesse avec laquelle les choses bougent, c'est très déroutant et il doit être très, très prudent", estime-t-il.

B.Carter--ThChM