The China Mail - Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu"

USD -
AED 3.672498
AFN 62.000507
ALL 81.595805
AMD 368.63024
ANG 1.79046
AOA 918.00022
ARS 1391.982201
AUD 1.377354
AWG 1.80125
AZN 1.697997
BAM 1.669747
BBD 2.014096
BDT 122.750925
BGN 1.66992
BHD 0.37725
BIF 2975.5
BMD 1
BND 1.272576
BOB 6.910389
BRL 5.013203
BSD 1.000004
BTN 95.654067
BWP 13.471587
BYN 2.786502
BYR 19600
BZD 2.011227
CAD 1.370625
CDF 2241.000283
CHF 0.781765
CLF 0.02254
CLP 887.119914
CNY 6.79095
CNH 6.783665
COP 3792.77
CRC 455.222638
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.449515
CZK 20.770984
DJF 177.720272
DKK 6.380775
DOP 59.249362
DZD 132.416696
EGP 52.930131
ERN 15
ETB 157.375008
EUR 0.853898
FJD 2.18535
FKP 0.739209
GBP 0.739545
GEL 2.680175
GGP 0.739209
GHS 11.31387
GIP 0.739209
GMD 73.000078
GNF 8777.497203
GTQ 7.629032
GYD 209.214666
HKD 7.831925
HNL 26.610077
HRK 6.429011
HTG 130.601268
HUF 305.652945
IDR 17523.25
ILS 2.90505
IMP 0.739209
INR 95.90695
IQD 1310
IRR 1313000.000112
ISK 122.630131
JEP 0.739209
JMD 158.150852
JOD 0.708994
JPY 157.862963
KES 129.249947
KGS 87.450205
KHR 4010.999784
KMF 421.000358
KPW 900.016801
KRW 1491.884986
KWD 0.30837
KYD 0.833362
KZT 469.348814
LAK 21950.000197
LBP 89750.815528
LKR 324.546762
LRD 183.150274
LSL 16.409713
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.324948
MAD 9.17375
MDL 17.150468
MGA 4175.000242
MKD 52.630231
MMK 2099.28391
MNT 3579.674299
MOP 8.066645
MRU 39.999838
MUR 46.902676
MVR 15.409498
MWK 1741.495312
MXN 17.17075
MYR 3.929028
MZN 63.912517
NAD 16.410036
NGN 1370.4949
NIO 36.704972
NOK 9.164504
NPR 153.052216
NZD 1.68394
OMR 0.384498
PAB 1.000021
PEN 3.428503
PGK 4.35995
PHP 61.516941
PKR 278.603281
PLN 3.62601
PYG 6115.348988
QAR 3.643502
RON 4.4458
RSD 100.219817
RUB 74.176269
RWF 1460
SAR 3.758072
SBD 8.032258
SCR 14.839131
SDG 600.4977
SEK 9.31895
SGD 1.272903
SHP 0.746601
SLE 24.595071
SLL 20969.502105
SOS 571.50421
SRD 37.193976
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.749995
SYP 110.578962
SZL 16.484976
THB 32.345028
TJS 9.365014
TMT 3.51
TND 2.880497
TOP 2.40776
TRY 45.433365
TTD 6.784798
TWD 31.507987
TZS 2603.862111
UAH 43.974218
UGX 3749.695849
UYU 39.725261
UZS 12078.000197
VES 508.06467
VND 26350.5
VUV 117.978874
WST 2.702738
XAF 560.031931
XAG 0.011465
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802233
XDR 0.694969
XOF 558.496259
XPF 102.299108
YER 238.625017
ZAR 16.42515
ZMK 9001.200643
ZMW 18.875077
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.3600

    1016.45

    +0.63%

  • BEL20

    12.1200

    5520.73

    +0.22%

  • PX1

    45.6400

    8053.53

    +0.57%

  • ISEQ

    10.0200

    12541.06

    +0.08%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    36.2900

    9108.29

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    17.2300

    4219.44

    +0.41%

Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu"
Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu" / Photo: © AFP

Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu"

Enchaînement de négligences coupables, ou fin inéluctable d'un corps usé ? Quatre ans après la mort de Diego Maradona, le procès de sept professionnels de santé, pour manquements ayant potentiellement contribué à la mort de l'idole en 2020, s'est ouvert mardi a San Isidro, en banlieue de Buenos Aires, a constaté l'AFP.

Taille du texte:

Sept praticiens sont jugés lors du procès à San Isidro, en banlieue de Buenos Aires, pour "homicide avec dol éventuel", caractérisé lorsqu'une personne commet une négligence tout en sachant qu'elle peut entraîner la mort de quelqu'un.

Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison. Le procès devrait durer jusqu'à mi-juillet, à raison de trois jours d'audience par semaine, avec près de 120 témoins entendus entre experts, famille, proches, médecins de Maradona au fil des ans.

- "Personne n'a fait ce qui fallait" -

Dans sa déclaration préliminaire mardi, l'accusation a indiqué qu'elle démontrera avec des preuves "solides et sans fissures" qu'au sein de l'équipe médicale "personne n'a fait ce qu'il devait faire" dans le "théâtre d'horreur" qu'était devenu le lieu de convalescence de Maradona, où il est décédé.

A l'extérieur, plusieurs dizaines de fans de l'astre du football argentin étaient réunis mardi depuis le petit matin, agitant des drapeaux, entonnant des chants à sa gloire, a constaté l'AFP.

"Merci à tout le monde d'être venu, je ne peux pas parler", leur a glissé, réprimant des sanglots, Veronica Ojeda, l'ex-compagne de Maradona et mère d'un de ses fils, Dieguito (12 ans), dialoguant quelques instants avec eux, et leur distribuant des tee-shirts blancs à l'effigie de l'idole, avec la mention "Justice pour Diego".

Les filles aînées de Maradona, les trentenaires Dalma et Gianinna, sont entrées pour leur part sans faire de déclaration.

En 2020, le décès de "El Diez" (le 10) avait plongé l'Argentine dans un abîme de tristesse, trois jours de deuil national et des scènes d'affliction, larmes et gratitude mêlées, frisant parfois l'hystérie, autour de la veillée au palais présidentiel, ou derrière le cortège funèbre.

"Ainsi est mort Maradona", a lancé le procureur Patricio Ferrari au tribunal, en montrant une photo de Maradona peu après sa mort, sur le dos, le ventre gonflé.

Selon l'autopsie, l'ancienne gloire de Boca Juniors et de Naples, héros du Mondial 1986 avec l'Albiceleste, est décédé "d'un œdème pulmonaire aigu secondaire et d'une insuffisance cardiaque chronique exacerbée".

Mais selon l'expertise médicale, il souffrait de multiples pathologies: problèmes rénaux, au foie, insuffisance cardiaque, détérioration neurologique et dépendance à l'alcool et aux psychotropes.

Pour le parquet, l'équipe médicale a été "protagoniste d'une hospitalisation à domicile sans précédent, totalement déficiente et imprudente", et a commis une "série d'improvisations, de fautes de gestion et de manquements".

Outre les sept jugés mardi, l'infirmière Dahiana Gisela Madrid a obtenu d'être jugée séparément du procès principal, a priori en juillet.

Les stratégies de défense semblent se dessiner, illustrées par les auditions des acteurs lors de l'enquête: soit se retranchant derrière leur spécialité, leur rôle segmenté, soit rejetant la responsabilité sur d'autres, soit plaidant que l'accident cardiaque fatal était inéluctable.

Ainsi le coordinateur infirmier, qui assura n'avoir "jamais été dans la maison, ni en contact" avec Maradona, seulement chargé des tableaux de service. Et dépendant "des décisions des médecins qui s'occupaient de lui".

Vadim Mischanchuk, avocat de la psychiatre, s'est dit confiant mardi à son arrivée au tribunal, disant n'attendre rien d'autre qu'"un acquittement, sur la base des nouvelles preuves qui se sont ajoutées au dossier postérieurement à l'accusation initiale".

"Il est impossible d'attribuer une responsabilité pénale à aucun" des accusés, a-t-il affirmé. Le décès "fut une question de minutes, et il n'a pas été possible de prouver ce qui a provoqué cette arythmie ventriculaire", a-t-il insisté.

- Messages compromettants ? -

Mais le procès devrait aussi entendre des échanges de messages audio et écrits, qui selon Mario Baudry, avocat de Dieguito, un des fils de Maradona, montre qu'"ils (l'équipe médicale) savaient que si Diego continuait ainsi, il mourrait".

Maradona, qui refusait les médicaments des mains des infirmiers, selon des témoignages, était-il soignable? Qui décida d'une convalescence dans un lieu manifestement inapte, sans défibrillateur? Quel rôle ou accès avait sa famille? Qui, au final, décidait?

Autant de questions qui ont amené une partie de la presse à s'interroger: "Y aura-t-il des coupables pour la mort de Maradona?", demande le quotidien Pagina 12.

Mais pour les Argentins vénérant "el Pibe de oro", il en faudra. "Toute la société, on a besoin de savoir (...) ce qui s'est vraiment passé, qui l'a abandonné, et que ceux qui doivent payer payent!", lâchait à l'AFP à la veille du procès Hilda Pereira, à Buenos Aires dans le quartier El Paternal, qui le vit "naître" footballistiquement, à 15 ans, au club d'Argentinos Juniors.

P.Deng--ThChM