The China Mail - Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu"

USD -
AED 3.672502
AFN 65.50415
ALL 80.507244
AMD 365.01064
ANG 1.789879
AOA 917.000095
ARS 1492.519411
AUD 1.418078
AWG 1.8
AZN 1.689513
BAM 1.695263
BBD 2.013964
BDT 122.737142
BGN 1.695588
BHD 0.377053
BIF 2989.524961
BMD 1
BND 1.279801
BOB 11.724171
BRL 5.1819
BSD 0.999918
BTN 95.385656
BWP 13.460347
BYN 3.007294
BYR 19600
BZD 2.011025
CAD 1.394935
CDF 2275.000054
CHF 0.81266
CLF 0.023222
CLP 913.970338
CNY 6.74385
CNH 6.74491
COP 3148.12
CRC 448.992151
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.576349
CZK 21.005302
DJF 178.066518
DKK 6.481599
DOP 58.525
DZD 132.927353
EGP 50.278399
ERN 15
ETB 161.748658
EUR 0.86704
FJD 2.21445
FKP 0.740201
GBP 0.741185
GEL 2.609656
GGP 0.740201
GHS 11.129554
GIP 0.740201
GMD 73.999606
GNF 8784.026836
GTQ 7.628599
GYD 209.201938
HKD 7.84695
HNL 26.806912
HRK 6.531898
HTG 130.788467
HUF 314.595996
IDR 17857
ILS 2.981155
IMP 0.740201
INR 95.40865
IQD 1309.878261
IRR 1374625.000306
ISK 123.289894
JEP 0.740201
JMD 158.197428
JOD 0.709025
JPY 159.327499
KES 129.339769
KGS 87.449743
KHR 4047.014363
KMF 427.999933
KPW 899.999851
KRW 1420.455019
KWD 0.30877
KYD 0.833341
KZT 465.334992
LAK 22560.653208
LBP 89543.419564
LKR 333.32611
LRD 181.491161
LSL 16.13092
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.369156
MAD 9.261974
MDL 17.358291
MGA 4307.049554
MKD 53.333911
MMK 2099.846019
MNT 3597.969266
MOP 8.082069
MRU 40.07073
MUR 47.149994
MVR 15.45993
MWK 1733.944716
MXN 17.05351
MYR 4.087009
MZN 63.898097
NAD 16.13078
NGN 1360.390081
NIO 36.795139
NOK 9.525403
NPR 152.617049
NZD 1.71103
OMR 0.384506
PAB 0.999922
PEN 3.374231
PGK 4.424951
PHP 61.309713
PKR 277.552126
PLN 3.732265
PYG 5967.781779
QAR 3.635016
RON 4.546989
RSD 101.700985
RUB 84.076121
RWF 1472.957921
SAR 3.793913
SBD 8.064941
SCR 13.712904
SDG 600.501194
SEK 9.562105
SGD 1.28006
SHP 0.740866
SLE 24.549903
SLL 20969.503586
SOS 571.473149
SRD 37.669903
STD 20697.981008
STN 21.236115
SVC 8.749355
SYP 13002.000116
SZL 16.135114
THB 33.1355
TJS 9.239471
TMT 3.5
TND 2.934571
TOP 2.40776
TRY 47.77525
TTD 6.780822
TWD 32.13899
TZS 2645.502953
UAH 44.697729
UGX 3712.41966
UYU 40.062929
UZS 11944.334892
VES 765.391543
VND 26075
VUV 118.594628
WST 2.730779
XAF 568.573014
XAG 0.015361
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.802131
XDR 0.707585
XOF 568.570549
XPF 103.373104
YER 237.15012
ZAR 16.11924
ZMK 9001.201104
ZMW 18.798892
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.8900

    1117.22

    +0.44%

  • BEL20

    -4.0100

    5718.99

    -0.07%

  • PX1

    0.0000

    8675.37

    0%

  • ISEQ

    75.1600

    14528.15

    +0.52%

  • OSEBX

    10.5200

    2072.47

    +0.51%

  • PSI20

    0.0000

    9273.47

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    56.5500

    4373.02

    +1.31%

  • N150

    15.6100

    4351.42

    +0.36%

Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu"
Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu" / Photo: © AFP

Maradona: quatre ans après s'ouvre le procès de la mort du "Dieu"

Enchaînement de négligences coupables, ou fin inéluctable d'un corps usé ? Quatre ans après la mort de Diego Maradona, le procès de sept professionnels de santé, pour manquements ayant potentiellement contribué à la mort de l'idole en 2020, s'est ouvert mardi a San Isidro, en banlieue de Buenos Aires, a constaté l'AFP.

Taille du texte:

Sept praticiens sont jugés lors du procès à San Isidro, en banlieue de Buenos Aires, pour "homicide avec dol éventuel", caractérisé lorsqu'une personne commet une négligence tout en sachant qu'elle peut entraîner la mort de quelqu'un.

Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison. Le procès devrait durer jusqu'à mi-juillet, à raison de trois jours d'audience par semaine, avec près de 120 témoins entendus entre experts, famille, proches, médecins de Maradona au fil des ans.

- "Personne n'a fait ce qui fallait" -

Dans sa déclaration préliminaire mardi, l'accusation a indiqué qu'elle démontrera avec des preuves "solides et sans fissures" qu'au sein de l'équipe médicale "personne n'a fait ce qu'il devait faire" dans le "théâtre d'horreur" qu'était devenu le lieu de convalescence de Maradona, où il est décédé.

A l'extérieur, plusieurs dizaines de fans de l'astre du football argentin étaient réunis mardi depuis le petit matin, agitant des drapeaux, entonnant des chants à sa gloire, a constaté l'AFP.

"Merci à tout le monde d'être venu, je ne peux pas parler", leur a glissé, réprimant des sanglots, Veronica Ojeda, l'ex-compagne de Maradona et mère d'un de ses fils, Dieguito (12 ans), dialoguant quelques instants avec eux, et leur distribuant des tee-shirts blancs à l'effigie de l'idole, avec la mention "Justice pour Diego".

Les filles aînées de Maradona, les trentenaires Dalma et Gianinna, sont entrées pour leur part sans faire de déclaration.

En 2020, le décès de "El Diez" (le 10) avait plongé l'Argentine dans un abîme de tristesse, trois jours de deuil national et des scènes d'affliction, larmes et gratitude mêlées, frisant parfois l'hystérie, autour de la veillée au palais présidentiel, ou derrière le cortège funèbre.

"Ainsi est mort Maradona", a lancé le procureur Patricio Ferrari au tribunal, en montrant une photo de Maradona peu après sa mort, sur le dos, le ventre gonflé.

Selon l'autopsie, l'ancienne gloire de Boca Juniors et de Naples, héros du Mondial 1986 avec l'Albiceleste, est décédé "d'un œdème pulmonaire aigu secondaire et d'une insuffisance cardiaque chronique exacerbée".

Mais selon l'expertise médicale, il souffrait de multiples pathologies: problèmes rénaux, au foie, insuffisance cardiaque, détérioration neurologique et dépendance à l'alcool et aux psychotropes.

Pour le parquet, l'équipe médicale a été "protagoniste d'une hospitalisation à domicile sans précédent, totalement déficiente et imprudente", et a commis une "série d'improvisations, de fautes de gestion et de manquements".

Outre les sept jugés mardi, l'infirmière Dahiana Gisela Madrid a obtenu d'être jugée séparément du procès principal, a priori en juillet.

Les stratégies de défense semblent se dessiner, illustrées par les auditions des acteurs lors de l'enquête: soit se retranchant derrière leur spécialité, leur rôle segmenté, soit rejetant la responsabilité sur d'autres, soit plaidant que l'accident cardiaque fatal était inéluctable.

Ainsi le coordinateur infirmier, qui assura n'avoir "jamais été dans la maison, ni en contact" avec Maradona, seulement chargé des tableaux de service. Et dépendant "des décisions des médecins qui s'occupaient de lui".

Vadim Mischanchuk, avocat de la psychiatre, s'est dit confiant mardi à son arrivée au tribunal, disant n'attendre rien d'autre qu'"un acquittement, sur la base des nouvelles preuves qui se sont ajoutées au dossier postérieurement à l'accusation initiale".

"Il est impossible d'attribuer une responsabilité pénale à aucun" des accusés, a-t-il affirmé. Le décès "fut une question de minutes, et il n'a pas été possible de prouver ce qui a provoqué cette arythmie ventriculaire", a-t-il insisté.

- Messages compromettants ? -

Mais le procès devrait aussi entendre des échanges de messages audio et écrits, qui selon Mario Baudry, avocat de Dieguito, un des fils de Maradona, montre qu'"ils (l'équipe médicale) savaient que si Diego continuait ainsi, il mourrait".

Maradona, qui refusait les médicaments des mains des infirmiers, selon des témoignages, était-il soignable? Qui décida d'une convalescence dans un lieu manifestement inapte, sans défibrillateur? Quel rôle ou accès avait sa famille? Qui, au final, décidait?

Autant de questions qui ont amené une partie de la presse à s'interroger: "Y aura-t-il des coupables pour la mort de Maradona?", demande le quotidien Pagina 12.

Mais pour les Argentins vénérant "el Pibe de oro", il en faudra. "Toute la société, on a besoin de savoir (...) ce qui s'est vraiment passé, qui l'a abandonné, et que ceux qui doivent payer payent!", lâchait à l'AFP à la veille du procès Hilda Pereira, à Buenos Aires dans le quartier El Paternal, qui le vit "naître" footballistiquement, à 15 ans, au club d'Argentinos Juniors.

P.Deng--ThChM