The China Mail - Au large de la dune du Pilat, un "joyau" de biodiversité en péril

USD -
AED 3.672504
AFN 62.000368
ALL 81.399019
AMD 371.778334
ANG 1.789884
AOA 918.000367
ARS 1390.462956
AUD 1.401542
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.67081
BBD 2.010834
BDT 122.673182
BGN 1.668102
BHD 0.377223
BIF 2969.673704
BMD 1
BND 1.275325
BOB 6.908482
BRL 4.980604
BSD 0.998337
BTN 94.041373
BWP 13.522713
BYN 2.828151
BYR 19600
BZD 2.007933
CAD 1.36795
CDF 2315.000362
CHF 0.787151
CLF 0.022781
CLP 896.609085
CNY 6.836304
CNH 6.83428
COP 3564.14
CRC 454.339945
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.37504
CZK 20.777504
DJF 177.786308
DKK 6.375104
DOP 59.475368
DZD 132.362551
EGP 52.572403
ERN 15
ETB 154.33875
EUR 0.85304
FJD 2.20465
FKP 0.739936
GBP 0.740988
GEL 2.680391
GGP 0.739936
GHS 11.103856
GIP 0.739936
GMD 73.503851
GNF 8763.489017
GTQ 7.643154
GYD 209.167133
HKD 7.83545
HNL 26.529324
HRK 6.429504
HTG 130.705907
HUF 311.520388
IDR 17252.7
ILS 2.98605
IMP 0.739936
INR 94.250504
IQD 1307.826829
IRR 1317000.000352
ISK 122.650386
JEP 0.739936
JMD 157.551717
JOD 0.70904
JPY 159.36504
KES 129.330385
KGS 87.403204
KHR 4000.00035
KMF 420.00035
KPW 899.983514
KRW 1476.640383
KWD 0.30776
KYD 0.83199
KZT 463.757731
LAK 21876.732779
LBP 89402.943058
LKR 318.234165
LRD 183.194711
LSL 16.601322
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.334826
MAD 9.25038
MDL 17.361484
MGA 4148.432502
MKD 52.578375
MMK 2100.352975
MNT 3592.543451
MOP 8.056729
MRU 39.846449
MUR 46.870378
MVR 15.450378
MWK 1731.200682
MXN 17.379604
MYR 3.965039
MZN 63.910377
NAD 16.601322
NGN 1357.000344
NIO 36.741309
NOK 9.317039
NPR 150.466197
NZD 1.706339
OMR 0.38415
PAB 0.999748
PEN 3.487039
PGK 4.333547
PHP 60.695038
PKR 278.317253
PLN 3.61995
PYG 6330.560887
QAR 3.645504
RON 4.340504
RSD 100.166347
RUB 75.185839
RWF 1459.245042
SAR 3.751023
SBD 8.045307
SCR 14.798038
SDG 600.503676
SEK 9.22035
SGD 1.276104
SHP 0.746601
SLE 24.625038
SLL 20969.496166
SOS 570.526765
SRD 37.463504
STD 20697.981008
STN 20.899979
SVC 8.735338
SYP 110.527725
SZL 16.594583
THB 32.335038
TJS 9.384602
TMT 3.505
TND 2.881038
TOP 2.40776
TRY 45.015038
TTD 6.780124
TWD 31.483504
TZS 2598.251226
UAH 43.992664
UGX 3719.475993
UYU 39.60396
UZS 12052.503617
VES 483.16466
VND 26360
VUV 118.147731
WST 2.728511
XAF 559.570911
XAG 0.01321
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.799275
XDR 0.695927
XOF 559.570911
XPF 102.250363
YER 238.650363
ZAR 16.53436
ZMK 9001.203584
ZMW 18.893581
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.4900

    1020.6

    +0.64%

  • BEL20

    -49.0700

    5342.71

    -0.91%

  • PX1

    -69.1100

    8157.82

    -0.84%

  • ISEQ

    -96.4600

    12270.17

    -0.78%

  • OSEBX

    -9.6200

    1994.27

    -0.48%

  • PSI20

    -84.7200

    9123.76

    -0.92%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -95.0500

    3881.96

    -2.39%

  • N150

    -19.7800

    4101.07

    -0.48%

Au large de la dune du Pilat, un "joyau" de biodiversité en péril
Au large de la dune du Pilat, un "joyau" de biodiversité en péril / Photo: © AFP

Au large de la dune du Pilat, un "joyau" de biodiversité en péril

"Du jamais vu": dévoré par les tempêtes hivernales, le banc d'Arguin, îlot "mouvant" de sable aux allures de carte postale près d'Arcachon (Gironde), est désormais réduit à peau de chagrin, menaçant les oiseaux qui y nichent depuis son classement en réserve naturelle.

Taille du texte:

Face à la touristique dune du Pilat, ce banc de sable de l'océan Atlantique, constitué il y a des millénaires lors de la formation de l'embouchure du bassin d'Arcachon, est passé de 7 km de long à 2 km en quelques années.

Sa dune végétalisée, qui abrite goélands, sternes caugek et huîtriers pie, a été considérablement réduite ces derniers mois par le passage des deux tempêtes hivernales Nils et Pedro, selon la Sepanso, l'association chargée par l'Etat de la gestion de cette réserve naturelle nationale, classée depuis 1972.

Le banc, "mouvant", varie entre cycles d'expansion et de rétrécissement, mais "une réduction à cette vitesse, cette dynamique et cette intensité, c'est du jamais vu", explique sur place Xavier Chevillot, le directeur de la Sepanso.

- "Déboussolés" -

Les 800 goélands revenus ce printemps pour la période de reproduction paraissent "déboussolés" et "un peu perdus", jauge le gestionnaire de la réserve Benoit Dumeau en observant les volatiles tourner autour d'un talus de sable herbacé, vestige d'une dune refuge qui s'étendait sur une dizaine d'hectares avant l'hiver, sur une zone interdite d'accès sous peine d'amende.

"Lui est de ce matin ... et il va se faire emporter à la prochaine marée", ajoute le conservateur en désignant un œuf pondu à flanc du minuscule monticule de sable, sans y toucher, car l'oiseau marin serait ensuite "incapable de le retrouver".

"Ils se sont reproduits ici-même l'an dernier mais ne retrouvent plus la végétation qu'ils ont connue. On va voir comment ils s'adaptent mais c'est mal parti", observe le gestionnaire, dubitatif, tout en espérant "un retour à l'équilibre" du banc ou "un nouveau refuge" ornithologique sur un îlot sableux voisin ces prochaines années.

Pour Véronique Lafon, directrice d'une société de surveillance environnementale par satellite et océanographe de formation, ce "joyau" est "condamné à disparaître" mais "un autre banc" de sable "plus fort", le remplacera et proposera "le même type d'habitat" à la faune, dans un "mécanisme naturel assez classique" de déplacement de sédiments.

Dans cette zone entre océan et lagune, les marées et les vagues agissent comme une chasse d'eau en "redistribuant continuellement" le sable, compare Nadia Sénéchal, océanographe à l'université de Bordeaux.

- "Remplacement" -

"Les gens imaginent qu'un banc est quelque chose de statique. On lui a donné un nom, mais sa morphologie, son positionnement et le sable sont renouvelés en permanence", dit la chercheuse, pour qui "il y aura toujours des bancs de sable" à cet endroit.

Présents sur Arguin depuis les années 1980, les ostréiculteurs n'ont pas le temps d'attendre ce "réajustement" ou ce "remplacement" du banc.

Près de 85 parcelles d’élevage, ensablées ou disparues, ont été réinstallées à l'intérieur du Bassin, selon le syndicat local de la conchyliculture.

"C'était un peu un eldorado, avec une meilleure qualité d'eau et d'apport planctonique pour des huîtres bien charnues", raconte l'ostréiculteur Thomas Cunado, qui a déplacé ses parcs ailleurs avant le rétrécissement "spectaculaire" de l'hiver.

"Le banc a toujours bougé, mais ça c'est accéléré et on est obligé de s'en aller."

Selon la Sepanso, jusqu'à 1.200 bateaux de plaisanciers venaient y mouiller quotidiennement l'été jusqu'en 2020 lors d'un précédent cycle de "réengraissement" du banc, que le journal Sud Ouest avait baptisé "les Champs-Élysées estivaux du bassin d’Arcachon" dans les années 1960, avant son classement en réserve.

Pour l'été, la préfecture promet toujours d'autoriser un bref débarquement aux touristes, sur une petite partie d'Arguin, afin de "permettre une appropriation par le public de ces objets naturels pour être en capacité de les protéger", loin du "cœur naturel de la réserve" balisée par une ceinture de panneaux, de chaînes et de bouées en mer.

V.Fan--ThChM