The China Mail - "La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet

USD -
AED 3.672503
AFN 64.000109
ALL 81.719319
AMD 368.120038
ANG 1.790403
AOA 913.116031
ARS 1429.2597
AUD 1.411433
AWG 1.801525
AZN 1.699378
BAM 1.684662
BBD 2.014307
BDT 122.763646
BGN 1.69088
BHD 0.377198
BIF 2989.857226
BMD 1
BND 1.282253
BOB 6.910839
BRL 5.063198
BSD 1.000134
BTN 94.672782
BWP 13.41861
BYN 2.768827
BYR 19600
BZD 2.011413
CAD 1.397255
CDF 2295.000258
CHF 0.792975
CLF 0.022679
CLP 892.849755
CNY 6.771499
CNH 6.758285
COP 3492.51
CRC 454.982019
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.978251
CZK 20.80855
DJF 178.089213
DKK 6.44023
DOP 58.780714
DZD 133.024039
EGP 50.349398
ERN 15
ETB 161.237628
EUR 0.86161
FJD 2.237203
FKP 0.746148
GBP 0.7442
GEL 2.654994
GGP 0.746148
GHS 11.101445
GIP 0.746148
GMD 72.999581
GNF 8761.079479
GTQ 7.62406
GYD 209.236521
HKD 7.83449
HNL 26.744076
HRK 6.4912
HTG 130.714732
HUF 301.568496
IDR 17696
ILS 2.902595
IMP 0.746148
INR 94.503403
IQD 1310.156512
IRR 1375877.496702
ISK 124.430165
JEP 0.746148
JMD 158.526028
JOD 0.70902
JPY 160.142979
KES 129.399608
KGS 87.449948
KHR 4019.208821
KMF 426.000267
KPW 900.00035
KRW 1512.629973
KWD 0.308099
KYD 0.833473
KZT 489.555787
LAK 22021.999604
LBP 89562.850473
LKR 332.536555
LRD 182.018649
LSL 16.177014
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.359584
MAD 9.24575
MDL 17.396473
MGA 4155.30719
MKD 53.109735
MMK 2099.090156
MNT 3576.689019
MOP 8.070461
MRU 39.92506
MUR 47.119759
MVR 15.460445
MWK 1734.220557
MXN 17.206504
MYR 4.050298
MZN 63.902922
NAD 16.176944
NGN 1358.600178
NIO 36.806698
NOK 9.51632
NPR 151.476624
NZD 1.71214
OMR 0.384515
PAB 1.00006
PEN 3.401239
PGK 4.380015
PHP 60.30202
PKR 278.247736
PLN 3.660805
PYG 6123.407023
QAR 3.646058
RON 4.512396
RSD 101.147999
RUB 72.524407
RWF 1469.173289
SAR 3.752094
SBD 8.045573
SCR 13.696826
SDG 600.499267
SEK 9.37314
SGD 1.28202
SHP 0.746601
SLE 24.649654
SLL 20969.503664
SOS 571.527015
SRD 37.518043
STD 20697.981008
STN 21.103498
SVC 8.750743
SYP 110.532098
SZL 16.174171
THB 32.515499
TJS 9.270929
TMT 3.51
TND 2.926901
TOP 2.40776
TRY 46.280297
TTD 6.788552
TWD 31.514991
TZS 2629.997972
UAH 44.83735
UGX 3715.140944
UYU 40.562483
UZS 11980.705457
VES 581.95784
VND 26290
VUV 119.50104
WST 2.743493
XAF 565.02961
XAG 0.014153
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.802434
XDR 0.703376
XOF 565.02961
XPF 102.727985
YER 238.602072
ZAR 16.184399
ZMK 9001.201353
ZMW 17.580733
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.6200

    1075.52

    -0.52%

  • BEL20

    -53.3500

    5683.73

    -0.93%

  • PX1

    33.4000

    8384.01

    +0.4%

  • ISEQ

    39.1300

    13530.98

    +0.29%

  • OSEBX

    -34.7200

    1960.56

    -1.74%

  • PSI20

    -47.2900

    9046.15

    -0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -82.9800

    4216.55

    -1.93%

  • N150

    17.0700

    4284.17

    +0.4%

"La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet
"La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet / Photo: © AFP

"La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet

Depuis l'espace, la Terre lui est apparue comme un fragile "îlot de vie": durant sa deuxième mission en orbite, Thomas Pesquet a immortalisé de nouvelles vues spectaculaires d'une planète dont l'état de dégradation lui a sauté aux yeux.

Taille du texte:

L'astronaute français, redescendu il y a un an de la Station spatiale internationale (ISS), transmet son témoignage unique avec une sélection de ses plus belles prises: 300 clichés rassemblés dans "La Terre entre nos mains", beau-livre à paraître mercredi aux éditions Flammarion, et dont les droits d'auteur seront reversés aux Restos du coeur.

Il écrit en préambule avoir "attrapé le virus de la photo" au cours de sa première mission dans l'espace (2016-2017) et raconte comment lors de sa deuxième, ("Alpha", d'avril à novembre 2021) il n'a cessé de mitrailler la planète. En transmettant cette fois sa passion à ses compagnons de route de l'ISS.

"Au départ j'étais un peu photographe du dimanche, puis j'y ai vraiment pris goût", confie Thomas Pesquet à l'AFP. "Quand on arrive dans la Station, on a le réflexe smartphone: on voit un truc super, on l'immortalise... mais rapidement on est confrontés à des limites si on veut par exemple faire des photos la nuit, prendre des cibles précises avec de grands objectifs, etc. C'est difficile car tout est manuel".

A bord, une douzaine d'appareils photo sont à disposition des astronautes, dont certains installés en permanence dans la Cupola, célèbre fenêtre d'observation panoramique de l'ISS, ou dans le laboratoire américain, hublot regardant à la verticale vers la Terre.

Lui en a pris environ 245.000, pendant ses quelques heures de loisirs quotidiennes. "Beaucoup sont ratées mais en six mois il y a une vraie courbe de progression". Mers, fleuves, îles, déserts, montagnes, couchers et levers de Soleil: face à la beauté de la Terre, "l'émerveillement" de l'astronaute était toujours là.

"La planète est tellement vaste et diverse qu'on n'a pas l'impression d'avoir tout vu. Même après 400 jours en orbite, il y a encore des choses qui me surprennent, des endroits que je n'ai pas vus". A 28.000 km/heure, le défilement de la Station fait "qu'on n'est jamais au-dessus des mêmes zones aux mêmes heures du jour".

La grande nouveauté ? Les aurores boréales, dont certaines bleutées, à sa grande surprise: des instants furtifs mais qu'il a réussi cette fois à capturer grâce à son coéquipier américain Shane Kimbrough: telle une vigie, il les voyait arriver depuis sa "chambre à coucher, ça nous laissait le temps de configurer nos appareils".

- "Sinistre spectacle" -

De cet "imagier amoureux de la Terre", Thomas Pesquet partage aussi des clichés "qu'on déteste voir", pour alerter sur sa fragilité: le "sinistre spectacle" des ouragans, tornades et incendies qui ont secoué la planète durant ses 200 jours en orbite. Auquel il a assisté, "impuissant".

"Ce qui m'a le plus frappé, ce sont les feux. On voyait les flammes, les fumées très nettement, d'une ampleur impressionnante", donnant une impression de "fin du monde".

"Comme dans les films", il a vu des régions entières englouties: le sud de l'Europe, la Colombie britannique, la plaine de Californie "mangée petit à petit par une chape de fumée"...

"La différence en quatre ans, je l'ai vue. Ma première mission s'est passée l'hiver, ma deuxième en été, donc c'est normal qu'il y ait plus de feux mais au global, j'ai assisté à davantage de phénomènes violents", se désole-t-il.

Ce renforcement palpable des phénomènes climatiques extrêmes, "dont on sait qu'ils sont en lien avec le dérèglement du climat, a achevé de me convaincre que nous n'en avons pas assez fait pour protéger notre planète", écrit l'astronaute.

Sans la science - experts du climat, mesures des effets du dérèglement grâce aux satellites - "nous serions perdus face à l'ampleur des enjeux", plaide-t-il.

"Il n'est pas trop tard mais plus on attend... Or malheureusement on a l'impression que tout le monde se regarde en chien de faïence: tous les ans on dit +c'est maintenant qu'il faut agir+ et c'est pareil l'année d'après, on ne fait que de petites actions sans impact global fort" sur l'environnement, regrette-t-il.

O.Yip--ThChM