The China Mail - "Censure" de Mediapart: la justice autorise la publication de l'enquête sur Gaël Perdriau

USD -
AED 3.672504
AFN 63.502065
ALL 83.129935
AMD 367.929695
ANG 1.790403
AOA 917.510825
ARS 1479.001976
AUD 1.449171
AWG 1.80125
AZN 1.703002
BAM 1.724577
BBD 2.013888
BDT 122.992813
BGN 1.69088
BHD 0.377147
BIF 2984.81535
BMD 1
BND 1.298984
BOB 6.909809
BRL 5.212501
BSD 0.999934
BTN 94.624111
BWP 13.680173
BYN 2.818068
BYR 19600
BZD 2.01104
CAD 1.42306
CDF 2269.000078
CHF 0.812397
CLF 0.023341
CLP 918.649878
CNY 6.7905
CNH 6.81377
COP 3446.19
CRC 455.186766
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.22259
CZK 21.3314
DJF 177.720414
DKK 6.5809
DOP 58.613453
DZD 133.491532
EGP 49.606497
ERN 15
ETB 158.649909
EUR 0.880397
FJD 2.26715
FKP 0.758197
GBP 0.75975
GEL 2.640017
GGP 0.758197
GHS 11.199781
GIP 0.758197
GMD 72.495399
GNF 8761.518452
GTQ 7.627362
GYD 209.162776
HKD 7.839898
HNL 26.7202
HRK 6.633503
HTG 130.744947
HUF 313.043501
IDR 17967
ILS 2.987899
IMP 0.758197
INR 94.47035
IQD 1310
IRR 1375050.00053
ISK 126.949859
JEP 0.758197
JMD 157.488647
JOD 0.708979
JPY 161.762995
KES 129.529453
KGS 87.450149
KHR 4017.494974
KMF 433.999843
KPW 900.00035
KRW 1542.304285
KWD 0.30949
KYD 0.833297
KZT 486.623047
LAK 22065.000091
LBP 89549.999851
LKR 337.341005
LRD 182.250303
LSL 16.590249
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405016
MAD 9.415501
MDL 17.709096
MGA 4224.999805
MKD 54.277663
MMK 2099.539901
MNT 3580.066416
MOP 8.076099
MRU 40.069821
MUR 48.210313
MVR 15.449856
MWK 1736.999969
MXN 17.60321
MYR 4.137983
MZN 63.909993
NAD 16.589831
NGN 1373.859715
NIO 36.610486
NOK 9.83597
NPR 151.394749
NZD 1.770852
OMR 0.384501
PAB 0.999965
PEN 3.421971
PGK 4.38325
PHP 61.409505
PKR 278.049549
PLN 3.77355
PYG 6099.351442
QAR 3.644965
RON 4.609596
RSD 103.362977
RUB 74.875012
RWF 1466
SAR 3.741267
SBD 8.051953
SCR 14.699001
SDG 599.999684
SEK 9.74879
SGD 1.297495
SHP 0.746601
SLE 24.803112
SLL 20969.503664
SOS 571.501729
SRD 37.459634
STD 20697.981008
STN 21.675
SVC 8.749173
SYP 110.532098
SZL 16.590069
THB 33.430162
TJS 9.284423
TMT 3.5
TND 2.937498
TOP 2.40776
TRY 46.49367
TTD 6.780184
TWD 31.815897
TZS 2620.57021
UAH 44.88455
UGX 3689.350352
UYU 39.918699
UZS 12015.000302
VES 620.752985
VND 26335
VUV 118.798432
WST 2.761642
XAF 578.424923
XAG 0.017413
XAU 0.00025
XCD 2.70255
XCG 1.802141
XDR 0.716966
XOF 573.000468
XPF 105.498209
YER 238.624983
ZAR 16.558699
ZMK 9001.197731
ZMW 18.024056
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.3200

    1065.35

    -0.03%

  • BEL20

    -41.1300

    5671.66

    -0.72%

  • PX1

    45.0400

    8385.49

    +0.54%

  • ISEQ

    137.9800

    13936.44

    +1%

  • OSEBX

    -18.2800

    1926.78

    -0.94%

  • PSI20

    -80.4000

    9055.89

    -0.88%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -300.8100

    4116.43

    -6.81%

  • N150

    -15.5400

    4183.4

    -0.37%

"Censure" de Mediapart: la justice autorise la publication de l'enquête sur Gaël Perdriau
"Censure" de Mediapart: la justice autorise la publication de l'enquête sur Gaël Perdriau / Photo: © AFP/Archives

"Censure" de Mediapart: la justice autorise la publication de l'enquête sur Gaël Perdriau

La justice a finalement autorisé mercredi le média en ligne Mediapart à publier une enquête accusant le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau (ex-LR) d'avoir propagé une "rumeur criminelle" à l'encontre d'un rival politique, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes Laurent Wauquiez.

Taille du texte:

Par une décision de justice, considérée comme un acte inédit de "censure" d'un média en France par de nombreux journalistes et défenseurs de la liberté d'expression, l'édile stéphanois, déjà englué dans une affaire de chantage présumé, avait obtenu le 18 novembre l'interdiction de publication de cet article.

"La justice rétracte l'ordonnance qui nous interdisait de publier notre enquête sur les méthodes politiques de Gaël Perdriau", a tweeté Mediapart qui a diffusé dans la foulée l'article "après 12 jours de censure".

"Mediapart révèle que le maire de Saint-Etienne a lancé une rumeur criminelle, dont il reconnaît aujourd'hui qu'il s'agit d'une pure calomnie, contre le président de région Laurent Wauquiez", affirme en préambule cet article.

Le président LR de la région Auvergne Rhône Alpes a peu après annoncé son intention de porter plainte pour diffamation contre Gaël Perdriau.

Vendredi dernier, le directeur du média d'investigation, Edwy Plenel, était venu demander au tribunal judiciaire de Paris "de mettre fin au plus vite à une attaque sans précédent contre la liberté de la presse".

Mais l'affaire a été mise en délibéré, à la déception de Mediapart, soutenu à l'audience par Reporters sans frontières, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), des syndicats de la profession, la Ligue des droits de l'homme et les associations de la presse judiciaire et des avocats praticiens du droit de la presse.

Ces derniers visaient la rétraction d'une ordonnance, rendue en urgence par le même tribunal le 18 novembre, à la demande du maire de Saint-Etienne qui avait invoqué une atteinte à la vie privée, sans que Mediapart n'ait pu se défendre.

Cette décision lui interdisait de publier de nouvelles informations tirées d'un enregistrement audio de l'élu stéphanois, après une série de révélations sur une affaire de chantage à la vidéo intime.

- "Intérêt public" -

Or l'enquête de Mediapart présente un "intérêt public majeur", avait fait valoir Edwy Plenel, relatant comment un maire utilise "le poison de la calomnie" comme "arme politique pour discréditer" un opposant, Laurent Wauquiez.

Surtout, "il n'appartient pas au tribunal de contrôler préalablement une information qui n'a pas été publiée", avait insisté l'avocat de Mediapart, Emmanuel Tordjman.

"C'est la gravité de votre décision", avait-t-il lancé à la magistrate Violette Baty, lui demandant la rétractation de l'ordonnance rendue par ses soins.

Cette dernière est revenue sur sa première décision considérant qu'il y avait eu "rétention d'éléments d'informations" sur "l'état exact" des discussions entre Mediapart et M. Perdriau et sans possibilité de contradictoire de la part du média qui n'avait pas été informé de la procédure, selon la décision qu'a pu consulter l'AFP.

Au travers de cette affaire, la liberté de la presse est en jeu, estimait dans un texte de soutien à Mediapart une trentaine de sociétés de journalistes, dénonçant plus largement la multiplication des "procédures bâillons" en France et des récentes poursuites engagées par le groupe Altice (SFR, BFMTV) contre le site d'information Reflets, vues comme "un détournement" du droit de la presse.

- Sanctionner les attaques -

Hasard de calendrier, l'audience d'appel sur cette dernière affaire est prévue mercredi après-midi à Versailles.

Attaqué devant le tribunal de commerce pour avoir publié des articles basés sur des documents volés par des pirates informatiques, le site Reflets s'est vu interdire d'en faire paraître de nouveaux.

Cette "censure préalable" pose "problème pour tous les journalistes d'investigation, la plupart des documents qu'ils utilisent n'ayant pas été publiés ou communiqués par leur propriétaires initiaux puisque cela leur pose un souci d'image", explique à l'AFP Antoine Champagne, le rédacteur en chef de Reflets.

Sollicité par l'AFP, Altice, qui partage le même avocat que Gaël Perdriau, n'a pas souhaité faire de commentaire.

F.Jackson--ThChM