The China Mail - Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle

USD -
AED 3.672497
AFN 65.476996
ALL 80.624983
AMD 364.974259
ANG 1.789783
AOA 917.999692
ARS 1491.741104
AUD 1.415168
AWG 1.80125
AZN 1.701624
BAM 1.695131
BBD 2.013772
BDT 122.727568
BGN 1.696366
BHD 0.377013
BIF 2989.30472
BMD 1
BND 1.279707
BOB 11.723256
BRL 5.1822
BSD 0.999822
BTN 95.377802
BWP 13.458947
BYN 3.007007
BYR 19600
BZD 2.01086
CAD 1.39104
CDF 2273.000038
CHF 0.813602
CLF 0.023234
CLP 914.439757
CNY 6.743203
CNH 6.74494
COP 3125.47
CRC 448.949346
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.568479
CZK 20.982202
DJF 178.045684
DKK 6.47703
DOP 58.519421
DZD 132.928959
EGP 50.180797
ERN 15
ETB 159.950519
EUR 0.86641
FJD 2.21345
FKP 0.740977
GBP 0.740675
GEL 2.610111
GGP 0.740977
GHS 11.128686
GIP 0.740977
GMD 73.507249
GNF 8783.265513
GTQ 7.627971
GYD 209.1829
HKD 7.84673
HNL 26.864959
HRK 6.528501
HTG 130.780532
HUF 314.866498
IDR 17819.3
ILS 2.95937
IMP 0.740977
INR 95.438198
IQD 1310.5
IRR 1374587.501968
ISK 123.1974
JEP 0.740977
JMD 158.180975
JOD 0.70897
JPY 159.192006
KES 129.209874
KGS 87.449726
KHR 4046.698677
KMF 427.000133
KPW 900.000294
KRW 1414.934982
KWD 0.30876
KYD 0.833243
KZT 465.286595
LAK 22558.404583
LBP 89534.106716
LKR 333.288554
LRD 181.477003
LSL 16.129242
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.368494
MAD 9.261251
MDL 17.356486
MGA 4305.000212
MKD 53.324955
MMK 2099.413896
MNT 3597.332522
MOP 8.081473
MRU 40.066389
MUR 47.110158
MVR 15.450097
MWK 1733.741837
MXN 17.029504
MYR 4.083098
MZN 63.909717
NAD 16.129242
NGN 1362.719669
NIO 36.792109
NOK 9.489865
NPR 152.601176
NZD 1.704145
OMR 0.384502
PAB 0.999848
PEN 3.373009
PGK 4.402496
PHP 61.3645
PKR 277.775001
PLN 3.73456
PYG 5967.212831
QAR 3.643501
RON 4.541897
RSD 101.634987
RUB 83.076123
RWF 1469
SAR 3.753929
SBD 8.048583
SCR 13.910203
SDG 600.497914
SEK 9.549399
SGD 1.27971
SHP 0.740866
SLE 24.498131
SLL 20969.499227
SOS 571.496016
SRD 37.7225
STD 20697.981008
STN 21.425
SVC 8.748445
SYP 13001.999906
SZL 16.133575
THB 33.175497
TJS 9.23879
TMT 3.51
TND 2.934994
TOP 2.40776
TRY 47.885201
TTD 6.780175
TWD 32.007396
TZS 2645.774976
UAH 44.693081
UGX 3712.16225
UYU 40.060498
UZS 11950.000135
VES 770.1091
VND 26100.5
VUV 118.611996
WST 2.733656
XAF 568.516344
XAG 0.015585
XAU 0.000231
XCD 2.70255
XCG 1.801951
XDR 0.707052
XOF 568.504905
XPF 103.824971
YER 237.197941
ZAR 16.195635
ZMK 9001.202229
ZMW 18.797263
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.6900

    1122.24

    +0.24%

  • BEL20

    -26.8300

    5681.74

    -0.47%

  • PX1

    -4.3300

    8646.53

    -0.05%

  • ISEQ

    -12.9500

    14372.19

    -0.09%

  • OSEBX

    14.6700

    2081.08

    +0.71%

  • PSI20

    -16.6600

    9237.78

    -0.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    15.6500

    4362.11

    +0.36%

Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle
Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle / Photo: © AFP

Sénégal : Washington juge non "légitime" le vote du report de la présidentielle

Les Etats-Unis jugent que le vote du Parlement sénégalais qui reporte la présidentielle et prolonge le mandat du président Macky Sall n'est pas "légitime", réaction la plus critique à ce jour d'un important partenaire face à la grave crise politique en cours.

Taille du texte:

"Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les mesures prises pour repousser l'élection présidentielle du 25 février au Sénégal, qui vont à l'encontre de la forte tradition démocratique" du pays, a affirmé le Département d'Etat dans un communiqué.

Ils sont "particulièrement alarmés" par les conditions dans lesquelles les députés ont entériné lundi ce report décrété de facto par le président Sall deux jours plus tôt et par l'évacuation de force par les gendarmes des parlementaires qui s'opposaient au vote, dit le Département d'Etat.

Etant donné ces circonstances, "le vote ne peut être considéré comme légitime", ajoute-t-il.

Il s'agit de la réaction la plus tranchée à ce jour d'un allié du Sénégal devant une modification de dernière minute du calendrier qui a suscité une indignation largement répandue au Sénégal, des cris de "coup d'Etat constitutionnel" de la part de l'opposition et l'inquiétude d'un certain nombre de partenaires étrangers.

L'organisation ouest-africaine Cedeao, dont le Sénégal est membre et au sein de laquelle il a constamment plaidé pour le respect de l'ordre constitutionnel dans les autres pays, l'a encouragé à "prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour rétablir le calendrier électoral".

"La communauté internationale est en train de lâcher Macky Sall", a estimé devant la presse Amadou Ba, mandataire du candidat antisystème Bassirou Diomaye Faye.

Onze candidats ou leurs représentants réunis en collectif ont appelé la communauté internationale à cesser de reconnaître le président Sall, élu en 2012 et réélu en 2019, au-delà du 2 avril, date officielle de la fin de son mandat avant que l'Assemblée ne le prolonge.

"Si on peut faire des dérogations (...) sur la durée du mandat, on peut faire une dérogation sur le nombre de mandats, on peut faire une dérogation sur la forme républicaine de l'Etat", a dit Amadou Ba.

Les candidats ont fait part de leur intention de continuer à faire campagne. Ils ont appelé les syndicats et les chefs religieux à "une convergence de toutes les forces vives de la nation" pour faire reculer le président Sall.

Pour la première fois, les Sénégalais, qui devaient élire leur cinquième président le 25 février, le feront presque dix mois plus tard que prévu, si les choses ne changent pas encore d'ici là.

Le vote de l'Assemblée lundi soir parachève pour le moment l'une des plus graves crises institutionnelles qu'ait connues depuis l'indépendance en 1960 ce pays volontiers vanté pour sa stabilité et sa pratique démocratique dans une région troublée.

- Données mobiles rétablies -

L'adoption de la proposition par une alliance de députés du camp présidentiel et de partisans du candidat Karim Wade, disqualifié par la Cour constitutionnelle, a plongé le pays dans une grande fébrilité et la crainte de nouveaux troubles, après ceux meurtriers de mars 2021 et juin 2023.

Les autorités ont suspendu lundi et mardi l'internet des données mobiles, moyen de plus en plus couramment employé pour enrayer les mobilisations. Mais l'accès a été rétabli mercredi dans la capitale, où l'activité revenait à la normale après avoir sérieusement ralenti pendant deux jours.

L'émoi s'est abondamment exprimé sur les réseaux sociaux, mais il n'a que peu gagné la rue. Quelques rassemblements ont été réprimés par les forces de sécurité. L'opposition et la presse ont fait état de dizaines d'arrestations.

Trois députés alliés ou membres du Pastef, Guy Marius Sagna, Abass Fall et Cheikh Aliou Beye, interpellés mardi, ont été relâchés, ont annoncé à l'AFP deux responsables du parti qui avait été à la pointe de la confrontation avec le pouvoir en 2021 et 2023. Le Pastef a été dissous par les autorités en 2023 et ses numéros un et deux, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, emprisonnés.

Le Conseil constitutionnel a disqualifié M. Sonko de la présidentielle, mais validé la candidature de M. Faye. Ce dernier s'est imposé comme un postulant crédible à la victoire, un scénario cauchemar pour le camp présidentiel.

En abrogeant samedi le décret convoquant les électeurs aux urnes le 25 février, le président Sall a affirmé tirer les conclusions du conflit institutionnel ouvert après l'homologation définitive de vingt candidatures et l'invalidation de dizaines d'autres en janvier. Il a dit vouloir prévenir toute contestation électorale et de nouveaux troubles.

Le report, qui pourrait ramener le Sénégal au point de départ d'un processus électoral périlleux et dont la constitutionnalité est vivement mise en doute, a aussitôt avivé le soupçon d'un plan du camp présidentiel pour éviter une défaite annoncée, voire pour prolonger la présidence Sall. Le chef d'Etat a réaffirmé son engagement à ne pas se représenter.

X.Gu--ThChM