The China Mail - Au procès pour diffamation de Roman Polanski, une accusatrice en colère

USD -
AED 3.672505
AFN 62.999917
ALL 83.141978
AMD 376.485471
ANG 1.790083
AOA 916.999419
ARS 1367.822098
AUD 1.450779
AWG 1.8025
AZN 1.702545
BAM 1.694558
BBD 2.010968
BDT 122.511751
BGN 1.709309
BHD 0.376978
BIF 2965.773868
BMD 1
BND 1.283101
BOB 6.914956
BRL 5.237802
BSD 0.998423
BTN 94.09624
BWP 13.729041
BYN 2.998376
BYR 19600
BZD 2.008109
CAD 1.385455
CDF 2285.500554
CHF 0.795345
CLF 0.023512
CLP 928.390122
CNY 6.91145
CNH 6.91796
COP 3689.46
CRC 462.899991
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.540739
CZK 21.249497
DJF 177.799726
DKK 6.47782
DOP 60.195193
DZD 132.993975
EGP 52.708499
ERN 15
ETB 154.307745
EUR 0.866902
FJD 2.257398
FKP 0.747836
GBP 0.749775
GEL 2.694989
GGP 0.747836
GHS 10.916401
GIP 0.747836
GMD 73.492268
GNF 8752.907745
GTQ 7.638886
GYD 208.893799
HKD 7.831175
HNL 26.511932
HRK 6.529598
HTG 130.753836
HUF 336.464976
IDR 16940
ILS 3.124098
IMP 0.747836
INR 94.14305
IQD 1307.999879
IRR 1313300.000005
ISK 124.310268
JEP 0.747836
JMD 156.917785
JOD 0.709012
JPY 159.552999
KES 129.649719
KGS 87.449936
KHR 3998.336553
KMF 427.000079
KPW 900.057798
KRW 1505.425027
KWD 0.30722
KYD 0.832088
KZT 480.998402
LAK 21565.798992
LBP 89410.383591
LKR 314.008846
LRD 183.234482
LSL 17.08101
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375734
MAD 9.322411
MDL 17.537157
MGA 4161.215702
MKD 53.410676
MMK 2099.983779
MNT 3583.827699
MOP 8.045798
MRU 39.8269
MUR 46.630301
MVR 15.459874
MWK 1731.28406
MXN 17.909303
MYR 4.010496
MZN 63.910046
NAD 17.080862
NGN 1384.170282
NIO 36.742473
NOK 9.689495
NPR 150.534765
NZD 1.733235
OMR 0.384489
PAB 0.998471
PEN 3.455542
PGK 4.314509
PHP 60.322981
PKR 278.731944
PLN 3.70927
PYG 6536.015664
QAR 3.640948
RON 4.417597
RSD 101.809813
RUB 81.364452
RWF 1458.028296
SAR 3.751956
SBD 8.041975
SCR 13.66079
SDG 601.000122
SEK 9.434075
SGD 1.285602
SHP 0.750259
SLE 24.550236
SLL 20969.510825
SOS 570.594376
SRD 37.562009
STD 20697.981008
STN 21.225996
SVC 8.73675
SYP 111.44287
SZL 17.078983
THB 32.849767
TJS 9.556146
TMT 3.51
TND 2.938146
TOP 2.40776
TRY 44.461102
TTD 6.776842
TWD 31.942017
TZS 2573.987002
UAH 43.811372
UGX 3714.470144
UYU 40.481936
UZS 12161.933849
VES 466.018145
VND 26340
VUV 119.023334
WST 2.74953
XAF 568.30701
XAG 0.014597
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799507
XDR 0.706792
XOF 568.311934
XPF 103.329218
YER 238.649838
ZAR 17.088097
ZMK 9001.20015
ZMW 18.745993
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.3900

    970.78

    -1.26%

  • BEL20

    -46.9900

    5006.12

    -0.93%

  • PX1

    -76.8900

    7769.31

    -0.98%

  • ISEQ

    -336.2700

    12026.59

    -2.72%

  • OSEBX

    7.9200

    1988.05

    +0.4%

  • PSI20

    -17.1300

    8997.09

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -14.9700

    3822.84

    -0.39%

Au procès pour diffamation de Roman Polanski, une accusatrice en colère
Au procès pour diffamation de Roman Polanski, une accusatrice en colère / Photo: © AFP

Au procès pour diffamation de Roman Polanski, une accusatrice en colère

Des années qu'on ne la croyait pas quand elle disait qu'il l'avait violée, et puis paraît un entretien de Roman Polanski la "traitant de menteuse". "Ca a été la goutte d'eau", lâche Charlotte Lewis devant le tribunal parisien qui juge le réalisateur franco-polonais pour diffamation.

Taille du texte:

C'est bien Roman Polanski qui est jugé mardi, mais le réalisateur de 90 ans multi-primé, accusé de viols et agressions sexuelles par une dizaine de femmes, est absent, seulement représenté par ses avocats.

Alors tous les regards dans la salle sont tournés vers Charlotte Lewis, la très fine femme de 56 ans, tout de noir vêtue, venue elle du Royaume-Uni et "déterminée à aller jusqu'au bout", dit-elle au tribunal via une interprète.

Au début des années 1980 raconte l'actrice à la barre, elle avait 16 ans et travaillait comme mannequin à Londres. "On me demande si je veux jouer dans un film, si je veux rencontrer Roman Polanski".

Arrivée à Paris avec Karen, une autre mannequin plus âgée, elle est installée dans un petit hôtel que Roman Polanski "trouve pas terrible", alors il les installe dans son appartement.

"On va dîner, on est rentré à l'appartement, Karen est allée se coucher et m'a laissée seule avec Roman. Et c'est là qu'il m'a violée", décrit Charlotte Lewis à la barre.

"Et pourtant", explique l'avocat de l'actrice Me Benjamin Chouai, Charlotte Lewis part ensuite tourner dans "Pirates" avec le réalisateur, fait la promotion du film, "sourit pour la photo". "Pourquoi vous ne le dénoncez pas ?", dit l'avocat.

"Je ne savais pas que ce ce qui m'était arrivée était du viol, je savais que ça n'allait pas, mais je n'arrivais pas à mettre de nom dessus", explique celle qui n'était alors qu'une adolescente.

"Il n'était pas horrible, il ne m'a pas battue... et on a commencé à travailler ensemble. Je le respectais, il était gentil avec moi, il me disait quels livres lire", poursuit Charlotte Lewis.

Elle a dénoncé publiquement ces faits pour la première fois en 2010, aux Etats-Unis, où Roman Polanski est considéré comme un fugitif depuis les années 1970 après une condamnation pour des "relations sexuelles illégales" avec une mineure de 13 ans.

- "Tire un trait" -

La suite est plus difficile à suivre et le dialogue avec le tribunal se fait compliqué: Charlotte Lewis est en colère mais pas forcément contre Roman Polanski, veut répondre vite, interrompt tour à tour la présidente ou l'interprète qui tente péniblement de la traduire.

"Slow down Charlotte" (ralentissez), la prie régulièrement dans son dos son avocat.

Ce qu'il faut retenir, dit-elle, c'est que "les gens ne croient pas" aux accusations qu'elle a portées en 2010, et que sa vie devient un enfer. Notamment à cause d'un vieil article publié dans un tabloïd britannique 10 ans plus tôt et exhumé selon elle par le philosophe et écrivain Bernard Henri-Lévy sur son site.

Dans cet article, des citations - fausses selon elle - lui font dire qu'elle se prostituait à 14 ans, qu'elle rêvait d'être la "maîtresse" de Roman Polanski.

"C'est comme si on m'avait jetée sous un bus, j'ai vécu une campagne de dénigrement. Ca a failli détruire ma vie", dit Charlotte Lewis qui évoque, entre deux sanglots de colère, les gens qui la fixent dans la rue, les anniversaires où son fils n'est plus invité, son référencement sur internet systématiquement lié à "prostituée 14 ans".

"Est-ce que vous regrettez d'avoir parlé ?", demande son avocat.

"Oui, j'aurais préféré ne rien dire. Aujourd'hui, si une femme vient me dire qu'elle a été violée et me demande si elle doit le révéler, je lui dirai: non. Tire un trait sur tout ça, continue ta vie", lâche-t-elle d'un ton dur.

Alors cet entretien à Paris Match de Roman Polanski - en 2019 - dans lequel il parle d'"odieux mensonge", évoque le besoin d'"interroger des psys" sur le cas Charlotte Lewis, c'est "la goutte d'eau", dit-elle.

"Voyez-vous, la première qualité d'un bon menteur, c'est une excellente mémoire. On mentionne toujours Charlotte Lewis dans la liste de mes accusatrices sans jamais relever (ses) contradictions", avait déclaré le réalisateur, faisant référence au vieil article de tabloïd.

L'audience se poursuit mardi soir avec l'audition de l'auteur de l'article, qu'a fait cité la défense de Roman Polanski.

W.Cheng--ThChM