The China Mail - A Nashville, derrière la country, les souvenirs du blues, du rock et du jazz

USD -
AED 3.672501
AFN 65.000265
ALL 81.644561
AMD 376.141087
ANG 1.79008
AOA 917.000325
ARS 1431.796098
AUD 1.421939
AWG 1.8025
AZN 1.701353
BAM 1.653884
BBD 2.008101
BDT 121.931419
BGN 1.67937
BHD 0.37704
BIF 2954.631939
BMD 1
BND 1.269629
BOB 6.889437
BRL 5.230598
BSD 0.996985
BTN 90.310223
BWP 13.199274
BYN 2.864282
BYR 19600
BZD 2.005133
CAD 1.365095
CDF 2199.999744
CHF 0.774198
CLF 0.021694
CLP 856.609989
CNY 6.93895
CNH 6.927745
COP 3687.3
CRC 494.264586
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.244597
CZK 20.45585
DJF 177.53856
DKK 6.30714
DOP 62.922545
DZD 129.906648
EGP 46.961796
ERN 15
ETB 154.992326
EUR 0.8444
FJD 2.19785
FKP 0.73461
GBP 0.73424
GEL 2.695001
GGP 0.73461
GHS 10.95697
GIP 0.73461
GMD 73.000294
GNF 8751.427001
GTQ 7.647131
GYD 208.594249
HKD 7.81413
HNL 26.335973
HRK 6.359747
HTG 130.607585
HUF 319.08598
IDR 16836
ILS 3.099004
IMP 0.73461
INR 90.403902
IQD 1306.09242
IRR 42125.000158
ISK 122.429794
JEP 0.73461
JMD 156.042163
JOD 0.709039
JPY 156.479692
KES 128.610146
KGS 87.450297
KHR 4023.50852
KMF 418.999605
KPW 899.990005
KRW 1463.609599
KWD 0.30708
KYD 0.830842
KZT 493.296182
LAK 21424.79631
LBP 89285.155573
LKR 308.45077
LRD 187.436313
LSL 16.084528
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.313395
MAD 9.152964
MDL 16.998643
MGA 4425.972357
MKD 52.008369
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.023357
MRU 39.421935
MUR 45.979571
MVR 15.450083
MWK 1728.784464
MXN 17.244585
MYR 3.932498
MZN 63.750062
NAD 16.084936
NGN 1363.839667
NIO 36.691895
NOK 9.66178
NPR 144.492692
NZD 1.660345
OMR 0.384508
PAB 0.997011
PEN 3.354658
PGK 4.275524
PHP 58.4345
PKR 278.785014
PLN 3.560285
PYG 6587.403599
QAR 3.634057
RON 4.300992
RSD 99.106999
RUB 76.999088
RWF 1455.142001
SAR 3.749199
SBD 8.058149
SCR 14.636741
SDG 601.500612
SEK 8.995525
SGD 1.269515
SHP 0.750259
SLE 24.449767
SLL 20969.499267
SOS 568.763662
SRD 37.818024
STD 20697.981008
STN 20.718028
SVC 8.723632
SYP 11059.574895
SZL 16.081146
THB 31.226994
TJS 9.342049
TMT 3.505
TND 2.891585
TOP 2.40776
TRY 43.621604
TTD 6.751597
TWD 31.58402
TZS 2576.097004
UAH 42.823946
UGX 3547.463711
UYU 38.535857
UZS 12243.189419
VES 377.985125
VND 25940
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.690017
XAG 0.012158
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.796902
XDR 0.689856
XOF 554.690017
XPF 100.851138
YER 238.401691
ZAR 15.979285
ZMK 9001.200677
ZMW 18.568958
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

A Nashville, derrière la country, les souvenirs du blues, du rock et du jazz
A Nashville, derrière la country, les souvenirs du blues, du rock et du jazz / Photo: © AFP

A Nashville, derrière la country, les souvenirs du blues, du rock et du jazz

Qui se souvient que Nashville, capitale de la country, fut longtemps un haut lieu du blues, du rock et du jazz où l'on croisait Jimi Hendrix et B.B. King ? Dans son petit musée et du haut de ses 81 ans, Lorenzo Washington préserve l'héritage culturel d'un quartier afro-américain effacé de la ville.

Taille du texte:

A Jefferson Street, principale rue et artère de cette vibrante communauté, "on avait tout ce qu'il fallait, des banques, des épiceries, des boutiques de vêtements, de fleurs, des glaciers", se rappelle l'octogénaire à la silhouette fine et à l'allure élégante, petites lunettes et chapeau sur la tête.

Il se souvient aussi et surtout d'une rue bordée de fêtards qui sortaient de dancings, bars clandestins ou salles de billard, et où l'on pouvait voir se produire des vedettes telles que Jimi Hendrix, Etta James, Ray Charles, BB King...

"Tout le monde s'amusait à Jefferson Street. C'était ça l'ambiance qu'on avait créée", ajoute Lorenzo Washington, dans son musée qui regorge d'objets musicaux, de disques ou de cartes de la ville témoignant de cette vitalité.

Mais ces scènes vivantes n'ont pas survécu à la construction d'une autoroute urbaine qui a coupé le quartier en deux, un épisode classique dans l'histoire récente de certaines villes américaines.

- "Interstate 40" -

En 1968, l'"Interstate 40" éventre le quartier et cause le déplacement de plus d'un millier d'Afro-américains. De nombreux commerces mettent la clé sous la porte, les clubs ferment les uns après les autres ou sont démolis, comme le Club del Morocco où Jimi Hendrix s'était installé.

Jefferson Street, étape du Chitlin' Circuit, un réseau destiné aux artistes noirs à l'époque de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, se meurt et les artistes vont voir ailleurs, Memphis ou Chicago.

"Ils sont partis là où ils pouvaient trouver du travail, là où une maison de disques voulait bien les enregistrer", explique Lorenzo Washington.

"La perte de la musique noire a été tragique pour la ville", ajoute-t-il, en affirmant que Nashville a négligé Jefferson Street. Aujourd'hui, la capitale du Tennessee est aussi considérée comme celle de la country, un genre de musique que se sont généralement appropriés les musiciens blancs et hommes, et dont le dernier album de Beyoncé célèbre les racines afro-américaines.

Lorenzo Washington n'est pas musicien lui-même, même s'il a été propriétaire d'une boutique de disques dans les années 1970 et a fréquenté de nombreux artistes, comme la "Reine du blues" de Nashville, Marion James. Aujourd'hui, il exploite un studio d'enregistrement à son domicile, ainsi qu'une petite salle de spectacle.

Il est revenu s'installer dans le quartier en 2010, inspiré par un ami et élu local, qui soutenait que la seule façon de revitaliser Jefferson Street serait que des Afro-Américains reviennent s'y établir et ouvrir des commerces.

- Duel avec Hendrix -

"Et c'est ce que j'ai fait", dit-il. Ses amis l'ont encouragé à ouvrir un musée, pour que "notre héritage perdure". Le musée Jefferson Street Sound a été inauguré en 2011.

"Ils m'ont dit que je pourrais être le conservateur. J'ai répondu +conservateur, mais que fait un conservateur+", se souvient-il avec son rire communicatif.

Plus de dix ans plus tard, "je suis toujours là, la rue Jefferson, à représenter les artistes et les musiciens", ajoute-t-il.

Lorenzo Washington s'est aussi battu pour que le bâtiment qui abritait le Club Baron, l'un des rares de l'époque encore debout, soit protégé par un statut de monument historique local.

Le club avait été le théâtre d'un célèbre duel de guitaristes en 1963 entre un jeune Jimi Hendrix et le bluesman de Nashville Johnny Jones, un épisode célébré par une fresque murale sur sa façade.

"C'est un peu triste de voir que tout cela n'existe plus aujourd'hui", dit Lorenzo Washington, en montrant d'anciens lieux sur une carte accrochée dans son musée.

"Mon intention était d'encourager d'autres entreprises à revenir sur Jefferson Street, afin que nous puissions reprendre là où nous nous étions arrêtés", ajoute-t-il.

Dans une ville où "il ne se passe pas grand-chose publiquement pour représenter la communauté noire", "ce petit endroit a attiré l'attention". "Ce n'est pas énorme, mais ça grandit."

J.Liv--ThChM