The China Mail - De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.652501
AMD 376.168126
ANG 1.79008
AOA 917.000367
ARS 1431.790402
AUD 1.425923
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.654023
BBD 2.008288
BDT 121.941731
BGN 1.67937
BHD 0.375914
BIF 2954.881813
BMD 1
BND 1.269737
BOB 6.889932
BRL 5.217404
BSD 0.997082
BTN 90.316715
BWP 13.200558
BYN 2.864561
BYR 19600
BZD 2.005328
CAD 1.36855
CDF 2200.000362
CHF 0.77566
CLF 0.021803
CLP 860.890396
CNY 6.93895
CNH 6.929815
COP 3699.522179
CRC 494.312656
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.2513
CZK 20.504104
DJF 177.555076
DKK 6.322204
DOP 62.928665
DZD 129.553047
EGP 46.73094
ERN 15
ETB 155.0074
EUR 0.846204
FJD 2.209504
FKP 0.73461
GBP 0.734457
GEL 2.69504
GGP 0.73461
GHS 10.957757
GIP 0.73461
GMD 73.000355
GNF 8752.167111
GTQ 7.647681
GYD 208.609244
HKD 7.81385
HNL 26.338534
HRK 6.376104
HTG 130.618631
HUF 319.703831
IDR 16855.5
ILS 3.110675
IMP 0.73461
INR 90.57645
IQD 1306.186308
IRR 42125.000158
ISK 122.710386
JEP 0.73461
JMD 156.057339
JOD 0.70904
JPY 157.200504
KES 128.622775
KGS 87.450384
KHR 4023.848789
KMF 419.00035
KPW 899.990005
KRW 1463.803789
KWD 0.30721
KYD 0.830902
KZT 493.331642
LAK 21426.698803
LBP 89293.839063
LKR 308.47816
LRD 187.449786
LSL 16.086092
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.314009
MAD 9.153622
MDL 17.000296
MGA 4426.402808
MKD 52.129054
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.023933
MRU 39.425769
MUR 46.060378
MVR 15.450378
MWK 1728.952598
MXN 17.263604
MYR 3.947504
MZN 63.750377
NAD 16.086092
NGN 1366.980377
NIO 36.694998
NOK 9.690604
NPR 144.506744
NZD 1.674621
OMR 0.383441
PAB 0.997082
PEN 3.354899
PGK 4.275868
PHP 58.511038
PKR 278.812127
PLN 3.56949
PYG 6588.016407
QAR 3.634319
RON 4.310404
RSD 99.268468
RUB 76.789716
RWF 1455.283522
SAR 3.748738
SBD 8.058149
SCR 13.84955
SDG 601.503676
SEK 9.023204
SGD 1.272904
SHP 0.750259
SLE 24.450371
SLL 20969.499267
SOS 568.818978
SRD 37.818038
STD 20697.981008
STN 20.719692
SVC 8.724259
SYP 11059.574895
SZL 16.08271
THB 31.535038
TJS 9.342721
TMT 3.505
TND 2.891792
TOP 2.40776
TRY 43.612504
TTD 6.752083
TWD 31.590367
TZS 2577.445135
UAH 42.828111
UGX 3547.71872
UYU 38.538627
UZS 12244.069517
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.743964
XAG 0.012866
XAU 0.000202
XCD 2.70255
XCG 1.797032
XDR 0.689923
XOF 554.743964
XPF 100.858387
YER 238.403589
ZAR 16.04457
ZMK 9001.203584
ZMW 18.570764
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris
De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris / Photo: © AFP

De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris

Comment capturer en une fraction de seconde le poing levé de l'athlète noir américain Lee Evans ou la perfection d'une gymnaste comme Nadia Comaneci... Le photographe Raymond Depardon a évoqué avec l'AFP quelques-uns de ses JO dont les clichés s'affichent en grand à Paris.

Taille du texte:

"Un verre de champagne", "une Palme d'or", "un vrai cadeau", confesse avec émotion l'octogénaire, à qui la capitale française rend hommage par un parcours photographique XXL à l'occasion des Jeux olympiques et paralympiques qui doivent débuter le 26 juillet.

Au total, 16 photos géantes ont été installées entre Montrouge et Saint-Denis, en banlieue parisienne, ainsi qu'au cœur de Paris et sur plusieurs tronçons du périphérique.

Huit d'entre elles ont été réalisées à l'argentique et en noir et blanc par Raymond Depardon, 81 ans, entre 1964 et 1976, lors des JO d'été de Tokyo et ceux qui ont suivi jusqu'à ceux de Montréal.

Huit autres sont des portraits d'athlètes engagés aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris cet été. Elles ont été réalisées par son fils, Simon, en couleur et en numérique.

- Lutte contre le racisme -

Tout près de l'Hôtel de Ville, où des panneaux électoraux rappellent les élections législatives anticipées, trône un immense portrait de l'athlète Lee Evans levant le poing aux JO de Mexico de 1968 en signe de lutte contre le racisme à l'égard des athlètes afro-américains.

Comme d'autres clichés réalisés à une époque où l'argentique ne pardonnait rien et "où les JO c'était une seconde, deux secondes, une tierce de seconde", selon le photographe, ce portrait a été reproduit sur une immense bâche de 600 m2 installée sur une façade d'immeuble.

Près de l'Assemblée nationale et de la place de la Concorde, une autre photo montre des athlètes du 3.000 m steeple photographiés de très près au cœur d'un stade en délire, à Mexico.

"Dans le contexte politique, ça me fait énormément de bien de revenir sur ces archives à des époques où il y avait énormément de conflits (...) on a voulu installer cette photo collective près de l'Assemblée car on trouvait que le message était beau, une forme d'union autour d'un moment de trêve", souligne Simon Depardon.

- A Mexico, "c'était grandiose" -

"A Mexico j'étais très jeune, je ne savais pas comment ça marchait, c'était grandiose avec un 100 mètres en moins de dix secondes avec que des (athlètes) noirs, un moment historique et le plus beau des publics qui défendait toujours les perdants", poursuit Raymond Depardon, "huit JO dont cinq d'été" à son actif.

"Et la conférence de presse des athlètes noirs américains ! Lorsque l'un d'entre eux a répondu à un journaliste quelque chose comme +vous ne savez pas ce que c'est quand vous allez au restaurant avec votre femme, qu'il est vide, et qu'on vous dit qu'il n'y a plus de place...", raconte-t-il.

Il se remémore aussi avec joie "l'arrivée des Africains" aux JO - "moi le photographe de la décolonisation, je buvais du petit lait" - et de "Munich où dans le sprint final, l'Allemand tombe, se fait doubler par le Kenyan Julius Sang et le Français obtient le bronze, ça dure une tierce de seconde, il faut être super bien équipé..."

- "Une seule fois" -

Tout comme pour l'or de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci. "Il y avait un exercice imposé, elle a fait un saut périlleux, une seule fois, retombant à la perfection sur la poutre...", se remémore-t-il.

"La bonne photo, il fallait la faire en noir et blanc, dans la descendance de nos pairs, Capa, Cartier-Bresson, j'aime la fragilité de l'argentique, la tension qu'il suscite", ajoute le photographe, encore réticent aujourd'hui à se servir du numérique.

Autre moment mythique: le nageur américain "Mark Spitz en 1972 à Munich".

"Je n'y arrivais pas, il était tout le temps dans l'eau et tellement rapide ! Puis il y a eu le 400 mètres quatre nages, j'ai pensé au papillon et au moment où tu sors la tête de l'eau...", dit-il en évoquant l'immense cliché installé sur le périphérique parisien qui montre le nageur brun à la moustache, les bras déployés de chaque côté de la tête.

F.Brown--ThChM