The China Mail - L'IA, un nouveau front pour la désinformation

USD -
AED 3.672984
AFN 63.493911
ALL 80.613613
AMD 362.984224
ANG 1.790365
AOA 917.999688
ARS 1519.869741
AUD 1.422495
AWG 1.80075
AZN 1.700725
BAM 1.719362
BBD 2.013934
BDT 123.259913
BGN 1.683441
BHD 0.376975
BIF 3012.118628
BMD 1
BND 1.279555
BOB 12.083357
BRL 5.190398
BSD 0.99989
BTN 95.896685
BWP 13.671269
BYN 3.043562
BYR 19600
BZD 2.011077
CAD 1.41482
CDF 2309.999566
CHF 0.82845
CLF 0.02439
CLP 963.040116
CNY 6.71135
CNH 6.722595
COP 3358.42
CRC 454.603398
CUC 1
CUP 23.997046
CVE 96.934985
CZK 21.38325
DJF 178.062622
DKK 6.56154
DOP 59.421086
DZD 133.765795
EGP 51.773102
ERN 15
ETB 163.328249
EUR 0.87778
FJD 2.24725
FKP 0.756753
GBP 0.755635
GEL 2.614982
GGP 0.756753
GHS 11.588419
GIP 0.756753
GMD 73.526387
GNF 8793.962118
GTQ 7.636078
GYD 209.201637
HKD 7.84362
HNL 26.835755
HRK 6.613699
HTG 130.857718
HUF 319.935498
IDR 17914
ILS 3.03299
IMP 0.756753
INR 95.82395
IQD 1309.861322
IRR 1374575.00012
ISK 120.429726
JEP 0.756753
JMD 157.698783
JOD 0.709036
JPY 157.989504
KES 129.594249
KGS 87.449698
KHR 4067.745948
KMF 432.999664
KPW 900.000318
KRW 1355.540545
KWD 0.30875
KYD 0.83322
KZT 441.682088
LAK 22412.209177
LBP 89544.067871
LKR 330.008835
LRD 171.983174
LSL 16.425661
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.394922
MAD 9.573588
MDL 17.793016
MGA 4383.315971
MKD 54.100003
MMK 2099.49869
MNT 3598.832458
MOP 8.077009
MRU 40.026198
MUR 47.529603
MVR 15.450163
MWK 1733.809819
MXN 17.66191
MYR 4.074595
MZN 63.909934
NAD 16.425805
NGN 1326.190035
NIO 36.800485
NOK 9.528425
NPR 153.437218
NZD 1.763995
OMR 0.384495
PAB 0.999899
PEN 3.387384
PGK 4.454545
PHP 62.501498
PKR 277.045789
PLN 3.840145
PYG 5925.404954
QAR 3.644699
RON 4.6271
RSD 103.051032
RUB 84.499651
RWF 1479.316211
SAR 3.762907
SBD 8.000512
SCR 13.800731
SDG 601.499938
SEK 9.905875
SGD 1.277641
SHP 0.755002
SLE 24.650305
SLL 20969.491881
SOS 571.436107
SRD 37.694997
STD 20697.981008
STN 21.538651
SVC 8.748896
SYP 13002.000254
SZL 16.42205
THB 33.350497
TJS 9.214019
TMT 3.51
TND 2.957763
TOP 2.40776
TRY 48.9653
TTD 6.800789
TWD 31.750498
TZS 2653.998009
UAH 45.01655
UGX 3924.343855
UYU 40.061362
UZS 11808.195936
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.506411
WST 2.765483
XAF 575.786111
XAG 0.015474
XAU 0.000232715087
XCD 2.70255
XCG 1.801982
XDR 0.707052
XOF 575.786111
XPF 104.842574
YER 236.649798
ZAR 16.315104
ZMK 9001.204821
ZMW 19.448767
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.00148
  • AEX

    7.7500

    1114.59

    +0.7%

  • BEL20

    50.4700

    5721.41

    +0.89%

  • PX1

    16.9700

    8098.34

    +0.21%

  • ISEQ

    234.4200

    14441.47

    +1.65%

  • OSEBX

    -14.8900

    2081.75

    -0.71%

  • PSI20

    44.5500

    9729.07

    +0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.1600

    4425.67

    -1.01%

  • N150

    15.2300

    4244.45

    +0.36%

L'IA, un nouveau front pour la désinformation
L'IA, un nouveau front pour la désinformation / Photo: © AFP/Archives

L'IA, un nouveau front pour la désinformation

Des deepfakes visant à influencer des élections aux chatbots relayant des infox, la pollution du monde de l'information apparaît comme l'un des grands dangers du recours croissant à l'intelligence artificielle (IA).

Taille du texte:

Le déploiement rapide de cette technologie, au cœur d'un sommet mondial en cours à Paris, a déjà nourri ces dernières années l'essor de la désinformation, en lui offrant de nouveaux outils redoutables.

En Slovaquie, en 2023, un enregistrement avait fait grand bruit: on y entendait le chef d'un parti pro-européen y admettre que les élections législatives allaient être manipulées. Il s'agissait d'un deepfake, un contenu truqué grâce à l'IA, qui a pu influencer des électeurs.

Partout dans le monde, des responsables politiques ont déjà fait les frais de ce type de procédés, à fort potentiel de viralité sur les réseaux sociaux.

C'est le cas de l'ancien président américain Joe Biden, dont la voix a été truquée pour conseiller à des électeurs de ne pas voter. Ou encore d'Emmanuel Macron, annonçant sa démission dans une vidéo très partagée à la bande-son trafiquée.

- Deepfakes pornographiques -

Des femmes politiques aux Etats-Unis, en Italie, au Royaume-Uni ou encore au Pakistan ont aussi été victimes d'images à caractère pornographique générées par IA. Une tendance jugée inquiétante par des chercheurs.

Ces deepfakes à caractère sexuel visent aussi régulièrement des célébrités comme la chanteuse américaine Taylor Swift, et toutes les femmes y seraient aujourd'hui vulnérables, met en garde l'American Sunlight Project, un groupe de recherche sur la désinformation.

L'IA est aussi au cœur d'opérations d'ingérences numériques de grande ampleur.

Les campagnes prorusses appelées Doppelgänger ou Matriochka figurent parmi les exemples les plus retentissants: leurs auteurs ont eu largement recours à des profils inauthentiques, des bots, pour publier des contenus générés par IA, visant notamment à saper le soutien occidental à l'Ukraine.

"Ce qui est nouveau, c'est l'échelle et la facilité avec laquelle une personne avec très peu de ressources financières et de temps peut diffuser des contenus faux qui, par ailleurs, paraissent de plus en plus crédibles et sont de plus en plus difficiles à détecter", détaille Chine Labbé, rédactrice en chef de l'organisation Newsguard qui analyse la fiabilité des sites et contenus en ligne.

- "Pollution du web" -

Aucun domaine n'échappe à ces contenus factices: de faux clips musicaux sont souvent mis en circulation, tout comme de fausses photos d'événements historiques fabriquées en quelques clics.

Sur Facebook, des comptes multiplient les images attendrissantes générées par IA pour obtenir de l'engagement. La finalité n'est pas forcément de faire circuler une fausse information, mais plutôt de capter l'attention à des fins mercantiles, voire de préparer des arnaques une fois des utilisateurs crédules identifiés.

Autre cas de figure: en 2024, des deepfakes de médecins connus, comme Michel Cymes en France, ont été diffusés pour faire la promotion de remèdes qu'ils n'avaient pourtant jamais soutenus.

Fin décembre, alors que l'histoire d'un homme qui a mis le feu à une femme dans le métro new-yorkais faisait la Une de l'actualité aux Etats-Unis, une prétendue photo de la victime a largement circulé. Elle avait été générée par IA, et le drame instrumentalisé, dans le but de renvoyer vers des sites de cryptomonnaies.

"Au-delà du risque de désinformation, il y a celui de pollution du web: on ne sait jamais si on est face à un contenu qui a été vérifié, édité par un être humain rigoureux, ou si c'est généré par une IA sans que qui que ce soit se préoccupe de la véracité", observe Chine Labbé.

Chaque événement au cœur de l'actualité suscite ainsi un flot d'images créées en ligne, comme les incendies d'ampleur à Los Angeles début 2025 pendant lesquels des fausses photos du signe "Hollywood" en flammes ou d'un Oscar dans les cendres ont fait le tour du monde.

Les chatbots en vogue, tels que l'américain ChatGPT, peuvent eux aussi contribuer à diffuser des infox, souligne Chine Labbé de Newsguard: "ils ont tendance à d'abord citer des sources générées par IA, donc c'est le serpent qui se mord la queue".

L'arrivée du chinois DeepSeek, qui relaie les positions officielles chinoises dans une partie de ses réponses, ne fait que renforcer la nécessité d'imposer des cadres à ces outils, plaide l'experte. Il faudrait leur "apprendre à reconnaître les sources fiables des sources de propagande".

Y.Su--ThChM