The China Mail - Massacrés en Slovénie, la mémoire des "collabos" divise 80 ans après

USD -
AED 3.672498
AFN 63.999636
ALL 83.250159
AMD 377.159566
ANG 1.790083
AOA 917.000066
ARS 1382.516986
AUD 1.44469
AWG 1.80125
AZN 1.699493
BAM 1.70594
BBD 2.013154
BDT 122.637848
BGN 1.709309
BHD 0.377504
BIF 2964
BMD 1
BND 1.290401
BOB 6.906447
BRL 5.193499
BSD 0.999512
BTN 95.111495
BWP 13.788472
BYN 2.972354
BYR 19600
BZD 2.010179
CAD 1.390045
CDF 2284.999948
CHF 0.797785
CLF 0.023467
CLP 926.609842
CNY 6.894697
CNH 6.88436
COP 3684
CRC 464.734923
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.875047
CZK 21.21415
DJF 177.719659
DKK 6.456897
DOP 60.100677
DZD 132.927981
EGP 54.534799
ERN 15
ETB 157.050442
EUR 0.86409
FJD 2.257399
FKP 0.758039
GBP 0.755085
GEL 2.690084
GGP 0.758039
GHS 11.000203
GIP 0.758039
GMD 73.999637
GNF 8774.999683
GTQ 7.64789
GYD 209.174328
HKD 7.838355
HNL 26.601482
HRK 6.511398
HTG 131.185863
HUF 331.94601
IDR 16949.3
ILS 3.15655
IMP 0.758039
INR 93.48455
IQD 1310
IRR 1315875.000259
ISK 123.920215
JEP 0.758039
JMD 158.129555
JOD 0.708991
JPY 158.595495
KES 130.000195
KGS 87.450086
KHR 4010.000252
KMF 428.501353
KPW 899.974671
KRW 1509.180147
KWD 0.30954
KYD 0.832908
KZT 476.211659
LAK 21949.999484
LBP 89509.104969
LKR 315.318459
LRD 183.675024
LSL 17.07008
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.404996
MAD 9.342501
MDL 17.701369
MGA 4178.000431
MKD 53.276351
MMK 2099.498084
MNT 3571.008867
MOP 8.070843
MRU 40.110371
MUR 47.101438
MVR 15.469845
MWK 1736.999821
MXN 17.89255
MYR 4.024978
MZN 63.950317
NAD 17.069979
NGN 1385.269964
NIO 36.729719
NOK 9.690696
NPR 152.178217
NZD 1.737605
OMR 0.384494
PAB 0.999507
PEN 3.495972
PGK 4.39017
PHP 60.583962
PKR 279.197676
PLN 3.705315
PYG 6474.685228
QAR 3.644016
RON 4.405496
RSD 101.504001
RUB 81.302838
RWF 1460
SAR 3.75297
SBD 8.042037
SCR 14.056953
SDG 600.999749
SEK 9.45298
SGD 1.284499
SHP 0.750259
SLE 24.550038
SLL 20969.510825
SOS 571.497218
SRD 37.373988
STD 20697.981008
STN 21.725
SVC 8.746053
SYP 110.555055
SZL 17.069963
THB 32.529758
TJS 9.580319
TMT 3.51
TND 2.929893
TOP 2.40776
TRY 44.460397
TTD 6.790468
TWD 31.952901
TZS 2588.311011
UAH 43.911606
UGX 3762.887497
UYU 40.550736
UZS 12195.495095
VES 473.27785
VND 26340
VUV 120.343344
WST 2.769273
XAF 572.15615
XAG 0.013349
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.801363
XDR 0.710952
XOF 570.49822
XPF 104.05005
YER 238.650541
ZAR 16.88341
ZMK 9001.179364
ZMW 19.105686
ZWL 321.999592
  • AEX

    -4.7300

    959.8

    -0.49%

  • BEL20

    43.2600

    5073.12

    +0.86%

  • PX1

    44.3000

    7816.94

    +0.57%

  • ISEQ

    125.2700

    12056.03

    +1.05%

  • OSEBX

    30.1600

    2067.97

    +1.48%

  • PSI20

    61.6800

    9131.56

    +0.68%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    62.7400

    3689.24

    +1.73%

  • N150

    42.0100

    3861.27

    +1.1%

Massacrés en Slovénie, la mémoire des "collabos" divise 80 ans après
Massacrés en Slovénie, la mémoire des "collabos" divise 80 ans après / Photo: © AFP

Massacrés en Slovénie, la mémoire des "collabos" divise 80 ans après

Quatre-vingts ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, Blaza Cedilnik n'a aucun lieu de recueillement pour se rappeler son père, l'un des 15.000 "collabos" slovènes brutalement exécutés après-guerre et que Ljubljana ne veut pas honorer.

Taille du texte:

"C'est comme si on n'existait pas. Personne ne nous a demandé notre avis alors qu'on est les principaux concernés", déplore auprès de l'AFP l'octogénaire.

Elle était âgée de seulement deux ans quand les unités communistes du maréchal Tito alliées aux Occidentaux ont chassé les forces de l'Axe occupant la Yougoslavie, dont faisait partie la Slovénie.

Les miliciens de la Garde nationale, recrutés dans la population locale, ont alors tenté de fuir les représailles de la résistance et de rejoindre l'Autriche voisine. Mais après les avoir désarmés, les Britanniques présents dans le sud les ont repoussés.

Ces "domobranci", comme on appelait les supplétifs des nazis en Slovénie, ont été sommairement massacrés, un crime de guerre resté impuni et qui ne collait pas avec le glorieux récit des héros de la Libération.

Des 9.100 victimes à ce jour exhumées d'une centaine de fosses communes, il ne subsiste que des restes, que l'armée slovène a décidé le mois dernier de transférer temporairement dans un ossuaire, à une demi-heure de la capitale.

- Épuration massive -

Une décision qui a indigné Blaza Cedilnik, en cette année de commémoration du 80e anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie.

"Cela m'a retourné l'estomac, de voir ces ossements transportés dans des sacs en plastique", déplore la descendante de l'ancien professeur, déclaré mort en 1950.

Comme Peter Susnik, qui parle au nom du collectif des familles, elle voudrait qu'ils soit déplacés à Ljubljana.

Un mémorial aurait "une valeur symbolique" et "viendrait rappeler qu'un crime a été commis", estime-t-il, alors que les corps avaient été jetés dans des mines ou grottes abandonnées, lieux parfois détruits à la dynamite pour dissimuler l'épuration massive.

Mais le maire Zoran Jankovic refuse d'ériger un "monument aux domobranci" pour honorer ceux qui étaient du mauvais côté de l'histoire et ont eux-mêmes souvent été bourreaux: l'occupation a causé la mort de quelque 30.000 civils et 28.000 résistants, d'après les estimations officielles.

Pour l'historien militant de la cause Mitja Ferenc, qui participe depuis plus de trois décennies à une commission spéciale destinée à faire la lumière sur ces événements, "il est surprenant" et "incompréhensible" qu'on en soit encore là 80 ans après.

"Les victimes de la violence communiste doivent être défendues", insiste-t-il. "Ljubljana est la capitale de tous les Slovènes" et elle doit à ce titre "porter tous les souvenirs".

- Pardon -

M. Ferenc avance le chiffre de 15.000 meurtres perpétrés entre mai 1945 et janvier 1946, ne représentant que les Slovènes.

En comptant les victimes serbes ou croates, tuées sur le territoire slovène pendant leur fuite, on parle de dizaines de milliers d'hommes.

La dernière découverte date de 2022 et le charnier comptait les cadavres de 3.450 soldats, très jeunes pour la plupart. C'est le plus grand à ce jour.

Selon l'historien, les prisonniers ont été détenus dans des camps avant leur liquidation, comme celui de Teharje, à 70 km de Ljubljana. C'est là qu'un co-détenu ayant réussi à s'échapper a vu le père de Blaza Cedilnik pour la dernière fois.

La chape de plomb de la dictature a imposé le silence sur ces crimes jusqu'à l'éclatement de la Yougoslavie et le premier président de la Slovénie démocratique a, dès 1990, demandé pardon.

Or on est encore loin de la "réconciliation", admet Milan Kucan, ajoutant ne pas douter de la "volonté des autorités", qui s'efforcent de "clore de manière digne et respectueuse ce chapitre tragique".

Blaza Cedilnik ne demande qu'une chose: pouvoir enfin faire son deuil. Et défend la mémoire de son père, Anton Rabuza, assurant qu'il avait été enrôlé de force dans cette milice.

S.Davis--ThChM