The China Mail - A Londres, un musée met ses œuvres sur commande

USD -
AED 3.672499
AFN 66.502932
ALL 80.63818
AMD 365.879793
AOA 916.999894
ARS 1498.412799
AUD 1.416009
AWG 1.80125
AZN 1.701049
BAM 1.693047
BBD 2.014725
BDT 123.59818
BHD 0.377247
BIF 2987.893819
BMD 1
BND 1.280049
BOB 11.90367
BRL 5.0997
BSD 1.000264
BTN 95.28043
BWP 13.476055
BYN 2.973883
BYR 19600
BZD 2.01179
CAD 1.39405
CDF 2262.50218
CHF 0.809165
CLF 0.023236
CLP 914.489911
CNY 6.747603
CNH 6.746035
COP 3122.41
CRC 454.12443
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.45183
CZK 20.99855
DJF 178.129626
DKK 6.47346
DOP 58.319158
DZD 132.767652
EGP 49.881696
ERN 15
ETB 161.746985
EUR 0.86592
FJD 2.210329
FKP 0.741752
GBP 0.73975
GEL 2.610011
GGP 0.741752
GHS 11.743523
GIP 0.741752
GMD 73.500902
GNF 8784.702084
GTQ 7.632412
GYD 209.492975
HKD 7.845685
HNL 26.812789
HRK 6.522199
HTG 130.791771
HUF 315.496499
IDR 17788.1
ILS 2.99815
IMP 0.741752
INR 95.368099
IQD 1310.42811
IRR 1375549.999761
ISK 123.140022
JEP 0.741752
JMD 158.856297
JOD 0.708995
JPY 158.984004
KES 129.398945
KGS 87.45043
KHR 4055.6099
KMF 425.999779
KRW 1417.830246
KWD 0.30897
KYD 0.833629
KZT 466.34811
LAK 22591.088912
LBP 89576.952709
LKR 335.250759
LRD 180.553512
LSL 16.185179
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374681
MAD 9.328076
MDL 17.38547
MGA 4284.143734
MKD 53.255078
MMK 2099.549591
MNT 3594.253507
MOP 8.083729
MRU 40.121365
MUR 47.000245
MVR 15.449819
MWK 1734.549893
MXN 17.14405
MYR 4.0908
MZN 63.904982
NAD 16.185179
NGN 1361.750259
NIO 36.807639
NOK 9.48846
NPR 152.447855
NZD 1.698385
OMR 0.384503
PAB 1.000268
PEN 3.378823
PGK 4.422649
PHP 60.77302
PKR 277.707313
PLN 3.72432
PYG 5953.973139
QAR 3.646484
RON 4.537981
RSD 101.649636
RUB 82.601064
RWF 1469.455241
SAR 3.744756
SBD 8.065696
SCR 14.718262
SDG 600.501677
SEK 9.492245
SGD 1.280085
SLE 24.598985
SOS 571.670952
SRD 37.750502
STD 20697.981008
STN 21.208541
SVC 8.752673
SZL 16.182549
THB 33.024498
TJS 9.237948
TMT 3.51
TND 2.932232
TRY 47.711595
TTD 6.785031
TWD 32.263021
TZS 2649.998026
UAH 44.870974
UGX 3725.777899
UYU 40.296401
UZS 11935.647228
VES 755.762397
VND 26155
VUV 119.366412
WST 2.733717
XAF 567.834728
XAG 0.01545
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.802813
XDR 0.705825
XOF 567.834728
XPF 103.237981
YER 238.402622
ZAR 16.171015
ZMK 9001.206089
ZMW 18.710342
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

A Londres, un musée met ses œuvres sur commande
A Londres, un musée met ses œuvres sur commande / Photo: © AFP

A Londres, un musée met ses œuvres sur commande

Se faire servir une œuvre d'art sur un plateau est désormais possible à Londres où un grand musée vient d'inaugurer un espace interactif inédit qui permet aux visiteurs d'accéder sur demande à des milliers d'objets issus de ses réserves.

Taille du texte:

"C'est fantastique! Et tellement mieux qu'un musée ordinaire", s'enthousiasme Jane Bailey. Cette professeure de physique à la retraite n'arrive pas à détacher son regard de la batterie de Keith Moon, batteur du légendaire groupe de rock des années 1960-1970 The Who.

"J'aimerais le ressusciter pour qu'il puisse nous jouer un morceau, ce serait fabuleux," dit-elle en pointant du doigt l'impressionnante batterie noire et rouge disposée sur une palette, elle-même posée sur une étagère métallique.

A côté, des dizaines d'objets précieux --céramiques, tableaux, jouets issus du règne des Tudor...-- cohabitent dans cet espace aux airs de hangar commercial.

Cet endroit, c'est la Storehouse du Victoria et Albert Museum, une antenne de ce grand musée londonien des arts décoratifs, qui a ouvert le 31 mai. Mardi, elle a reçu la visite de la princesse Kate, marraine de l'institution.

Située sur l'ancien site des Jeux Olympiques de 2012, dans l'est de la capitale, elle abrite quelque 250.000 pièces issues des réserves du musée, réparties sur quatre étages, soit un cinquième de sa collection totale.

- Toucher une œuvre -

Certaines pièces comme "Le train bleu", impressionnant rideau de scène pour le ballet du même nom, long de douze mètres et peint d'après un tableau de Picasso, n'ont quasiment jamais été exposées.

Ici, pas de vitres protectrices, toutes les œuvres sont accessibles au public, sept jours sur sept, gratuitement. Mais surtout: des milliers de pièces peuvent être réservées sur le site internet du musée.

Une fois la réservation effectuée, elles sont mises à disposition du visiteur, qui peut les manipuler à l'aide de gants fournis par l'institution. Le tout sous l'étroite surveillance de membres du personnel.

Au cœur du projet: l'ouverture. Faire tomber les barrières physiques et mentales pour accueillir tous les publics, dont les jeunes.

"Notre collection appartient à tout le monde, et tout le monde doit pouvoir y avoir accès librement", explique à l'AFP Georgia Haseldine, l'une des conservatrices du musée, affirmant que cette initiative est "une première mondiale".

Reste que le projet a d'abord suscité les craintes d'une partie du personnel, redoutant des dégradations. "Mais une fois que nous avons expliqué le projet en insistant sur la nécessité de nous ouvrir et de regarder vers l'avenir", ces dernières se sont envolées, assure-t-elle.

Selon elle, "le fait de pouvoir étudier l'arrière d'un objet, regarder à l'intérieur d'une robe... toutes ces choses participent à notre façon d'appréhender notre culture matérielle".

Ce projet est "assez inhabituel", souligne auprès de l'AFP Kate Hill, chercheuse spécialiste de l'histoire des musées à l'université de Lincoln en Angleterre.

- QR Code -

Si les grands musées commencent à se lancer dans des "visites guidées" de leurs réserves, elles se résument souvent à des déambulations à côté d'œuvres hautement protégées.

"Elle sont visibles mais pas accessibles", résume-t-elle.

En pleine flânerie dans la réserve du Victoria and Albert, Gemma Glaister a un avis tranché sur le sujet. "Les œuvres d'art ne devraient pas être derrière une vitre, loin des gens, je pense qu'elles devraient être proches, interactives", soutient la jeune femme de 28 ans.

Même sentiment pour Manu Garza, un New-Yorkais installé à Londres depuis janvier, qui ne sait où donner de la tête. Selon lui, l'avenir des musées réside dans le fait d'avoir "accès aux œuvres".

Contrairement à un musée traditionnel, il n'y a ici pratiquement pas de pancartes explicatives. Mais des QR codes ont été disséminés sur le parcours. Ils renvoient au catalogue, permettant au visiteur de se renseigner sur l’œuvre qu'il vient de voir.

"Vous pouvez voir un objet que vous ne connaissiez pas il y a cinq minutes mais qui a attiré votre attention et soudain vous voulez en savoir plus. C'est formidable", dit Jane Bailey.

Pour Kate Hill, l'ouverture des réserves est une façon de faire du visiteur un acteur et non plus le réceptacle passif d'un savoir dispensé par des experts.

"C'est une invitation à participer à la conversation", conclut-elle.

C.Mak--ThChM