The China Mail - Sur Netflix ou Amazon, Paris capitale des "rom com", au risque des clichés

USD -
AED 3.672499
AFN 63.526049
ALL 80.627789
AMD 363.379958
ANG 1.790365
AOA 917.999662
ARS 1519.867299
AUD 1.426829
AWG 1.8025
AZN 1.721651
BAM 1.71977
BBD 2.014306
BDT 123.289177
BGN 1.683441
BHD 0.37695
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.279847
BOB 12.085376
BRL 5.192002
BSD 1.000119
BTN 95.910598
BWP 13.673072
BYN 3.044111
BYR 19600
BZD 2.011325
CAD 1.414475
CDF 2310.000372
CHF 0.828005
CLF 0.02439
CLP 963.039941
CNY 6.71135
CNH 6.71632
COP 3358.43
CRC 454.67135
CUC 1
CUP 24.002321
CVE 96.957999
CZK 21.459397
DJF 177.71981
DKK 6.57226
DOP 59.432581
DZD 133.649827
EGP 51.751796
ERN 15
ETB 163.34979
EUR 0.87916
FJD 2.24725
FKP 0.754629
GBP 0.756845
GEL 2.615018
GGP 0.754629
GHS 11.614977
GIP 0.754629
GMD 73.496975
GNF 8755.000058
GTQ 7.637756
GYD 209.235666
HKD 7.842525
HNL 26.840946
HRK 6.623981
HTG 130.885334
HUF 321.784027
IDR 17935.9
ILS 3.04725
IMP 0.754629
INR 96.16285
IQD 1310.172301
IRR 1374574.999984
ISK 120.61984
JEP 0.754629
JMD 157.732063
JOD 0.709015
JPY 158.755031
KES 129.540501
KGS 87.449702
KHR 4068.37186
KMF 432.999865
KPW 900.000318
KRW 1368.080282
KWD 0.30888
KYD 0.833348
KZT 441.759759
LAK 22415.75627
LBP 89553.909393
LKR 330.087184
LRD 172.006612
LSL 16.429705
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.396131
MAD 9.575819
MDL 17.795832
MGA 4384.028981
MKD 54.087912
MMK 2099.566963
MNT 3597.939506
MOP 8.078394
MRU 40.034469
MUR 47.450022
MVR 15.450336
MWK 1734.061354
MXN 17.74765
MYR 4.082602
MZN 63.910111
NAD 16.429561
NGN 1326.199594
NIO 36.808252
NOK 9.524785
NPR 153.46825
NZD 1.766515
OMR 0.384495
PAB 1.000066
PEN 3.388188
PGK 4.455485
PHP 62.753498
PKR 277.092073
PLN 3.854602
PYG 5926.499101
QAR 3.6455
RON 4.638498
RSD 103.309027
RUB 85.000374
RWF 1479.504809
SAR 3.756357
SBD 8.000512
SCR 13.868924
SDG 601.497688
SEK 9.927165
SGD 1.279775
SHP 0.755002
SLE 24.649964
SLL 20969.491881
SOS 571.546649
SRD 37.695004
STD 20697.981008
STN 21.542912
SVC 8.750973
SYP 13002.000254
SZL 16.42566
THB 33.479892
TJS 9.215477
TMT 3.51
TND 2.958465
TOP 2.40776
TRY 48.957701
TTD 6.801985
TWD 31.821103
TZS 2644.997976
UAH 45.026248
UGX 3925.206526
UYU 40.068936
UZS 11810.999389
VES 852.43145
VND 25992
VUV 118.51472
WST 2.751818
XAF 576.69114
XAG 0.015694
XAU 0.000234252658
XCD 2.70255
XCG 1.802315
XDR 0.707052
XOF 576.69114
XPF 104.867465
YER 236.650313
ZAR 16.432915
ZMK 9001.196692
ZMW 19.450905
ZWL 321.999592
SSP 5712.591861
MXV 2.011324
  • AEX

    -1.1100

    1106.84

    -0.1%

  • BEL20

    -15.9200

    5671.16

    -0.28%

  • PX1

    -42.2400

    8081.43

    -0.52%

  • ISEQ

    -126.1300

    14206.65

    -0.88%

  • OSEBX

    0.0000

    2096.66

    0%

  • PSI20

    52.0200

    9684.67

    +0.54%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.1600

    4425.67

    -1.01%

  • N150

    -37.9800

    4229.32

    -0.89%

Sur Netflix ou Amazon, Paris capitale des "rom com", au risque des clichés
Sur Netflix ou Amazon, Paris capitale des "rom com", au risque des clichés / Photo: © AFP/Archives

Sur Netflix ou Amazon, Paris capitale des "rom com", au risque des clichés

Après "Emily in Paris" sur Netflix, la Ville lumière confirme son statut de capitale de la "rom com" (romantic comedy) avec le carton mondial de "L'été où je suis devenu jolie", dont la troisième saison sur Amazon Prime se dénoue dans un Paris de carte postale très éloigné de la réalité.

Taille du texte:

Cette ultime saison, classée première sur Amazon dans 120 pays à son lancement en juillet, s'est achevée fin septembre avec le départ à Paris du personnage principal, l'étudiante américaine Isabel "Belly" Conklin (Lola Tung), qui tente de s'extirper d'un douloureux triangle amoureux.

Comme pour beaucoup d'autres héroïnes de fiction avant elle, la capitale française devient l'écrin dans lequel "Belly" va renaître dans un Paris stéréotypé: garçons de café atrabilaires, pâtisseries appétissantes et ruelles photogéniques.

Jenny Han, l'autrice du roman ayant inspiré la série, rêvait d'un tournage à Paris sur les traces de l'actrice britannique Audrey Hepburn, dont les plus grands rôles dans les années 50-60 se sont déployés dans la capitale française ("Charade", "Drôle de Frimousse", "Comment voler un million de dollars"...).

"C'est tellement iconique de voir Audrey Hepburn à Paris, trouver sa place et devenir une jeune femme, que je me suis dit que ce serait charmant que Belly suive cette voie", avait déclaré Jenny Han au Los Angeles Times, ajoutant que la série allait désormais être adaptée sur grand écran.

- "Version aseptisée" -

De fait, Paris n'a pas attendu Belly ou l'Emily de la série Netflix pour faire briller les feux de l'amour sur grand écran.

Dès 1951, "Un Américain à Paris" de Vincente Minelli mettait en scène les tribulations amoureuses de Gene Kelly et Leslie Caron dans la Ville Lumière et ce classique a d'ailleurs droit à un petit clin d'oeil dans l'épisode final de "L'été où je suis devenu jolie".

"Paris incarne l'amour dépassant le monde ordinaire, une transcendance au-delà du temps et de l'espace", analyse Waddick Doyle, professeur de communication internationale à l'American University de Paris.

La série Amazon enferme toutefois la ville dans une vision mythifiée et édulcorée, une critique déjà adressée à "Emily in Paris" où tout le monde vit dans des beaux quartiers.

"Quand des médias étrangers font le portrait de Paris, ils en font une caricature sans aspérités. C'est une tradition bien ancrée qui assigne à Paris un rôle dont il ne peut pas sortir", dit à l'AFP Lindsey Tramuta, une autrice américaine installée à Paris et dont le nouveau livre ("New Paris") démonte les clichés sur la France.

La plupart des scènes parisiennes de "L'été où je suis devenu belle" ont été tournées dans des quartiers touristiques dont la butte Montmartre, où Belly arrive miraculeusement à louer un grand appartement avec vue sur le Sacré-Coeur alors qu'elle cumule des jobs étudiants.

Au début des années 2000, "le Fabuleux destin d'Amélie Poulain", pourtant pure production française, avait lui aussi été accusé de véhiculer une image proprette de la ville et notamment du quartier Montmartre.

"Il y a des moments où ça peut devenir problématique quand ce qui est montré est une version ripolinée, presque aseptisée de cet endroit qui ne reflète pas la réalité", estime Lindsey Tramuta.

Sans doute pas de quoi dissuader les fans de "L'été où je suis devenu jolie" d'affluer dans la capitale. Une croisière sur La Seine était prévue fin septembre pour naviguer sur les traces de Belly mais a dû être annulée pour des raisons techniques.

Les fans d'"Emily in Paris" continuent, eux, de se ruer sur le restaurant parisien Terra Nera où se déroulent plusieurs épisodes de cette série qui perpétue une vision idéalisée de la ville.

"Pourquoi ne peut-on pas montrer le vrai Paris et faire en sorte qu'il fasse aussi rêver?", s'interroge Lindsey Tramuta.

T.Luo--ThChM