The China Mail - Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace

USD -
AED 3.672497
AFN 65.000201
ALL 81.643894
AMD 361.578508
ANG 1.790365
AOA 918.000294
ARS 1520.2491
AUD 1.432377
AWG 1.8
AZN 1.703045
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.376608
BIF 3002.04786
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.967203
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.42527
CDF 2320.000248
CHF 0.830425
CLF 0.024555
CLP 969.597324
CNY 6.70455
CNH 6.70014
COP 3205.65
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 97.952385
CZK 21.654402
DJF 177.86405
DKK 6.6327
DOP 60.226192
DZD 134.657965
EGP 52.339398
ERN 15
ETB 161.524186
EUR 0.88737
FJD 2.246251
FKP 0.756613
GBP 0.753235
GEL 2.595022
GGP 0.756613
GHS 11.755822
GIP 0.756613
GMD 73.999754
GNF 8787.508607
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.84781
HNL 26.812312
HRK 6.682496
HTG 130.793628
HUF 323.856503
IDR 17867
ILS 3.048399
IMP 0.756613
INR 96.333801
IQD 1308.469336
IRR 1730149.999944
ISK 121.619759
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.709004
JPY 158.087996
KES 129.893843
KGS 87.450178
KHR 4045.680477
KMF 438.999855
KPW 900.000318
KRW 1338.309919
KWD 0.30944
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22397.725758
LBP 89440.192599
LKR 330.203262
LRD 170.794762
LSL 16.542767
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.420348
MAD 9.960378
MDL 17.823955
MGA 4424.110514
MKD 54.706656
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 39.991472
MUR 47.410355
MVR 15.454999
MWK 1731.942094
MXN 17.950302
MYR 4.085396
MZN 63.910295
NAD 16.543869
NGN 1324.740203
NIO 36.754874
NOK 9.565299
NPR 154.011674
NZD 1.78045
OMR 0.384502
PAB 0.998801
PEN 3.439606
PGK 4.458995
PHP 62.73017
PKR 276.639156
PLN 3.87313
PYG 5851.782097
QAR 3.640773
RON 4.748302
RSD 104.244957
RUB 85.599659
RWF 1475.275848
SAR 3.74737
SBD 8.058541
SCR 13.891243
SDG 601.499887
SEK 9.977055
SGD 1.277125
SHP 0.75643
SLE 24.650326
SLL 20969.491881
SOS 570.811752
SRD 37.666002
STD 20697.981008
STN 21.765396
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.537472
THB 33.573979
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.979461
TOP 2.40776
TRY 49.178401
TTD 6.770431
TWD 31.7546
TZS 2637.818949
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11765.751039
VES 870.279501
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 582.076714
XAG 0.016245
XAU 0.000239418309
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 582.076714
XPF 105.955676
YER 236.249783
ZAR 16.49074
ZMK 9001.205167
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.029265
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace
Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace / Photo: © AFP

Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace

Les Etats-Unis ont achevé 2022 en croissance, les Américains ayant continué à consommer malgré un pouvoir d'achat réduit par la hausse des taux d'intérêts et l'inflation, et la question désormais est de savoir si le pays connaîtra ou non une récession en 2023.

Taille du texte:

La croissance du produit intérieur brut (PIB) s'est établie à 2,1% pour l'ensemble de l'année 2022, a annoncé jeudi le département du Commerce.

C'est un rythme ralenti par rapport à 2021, qui avait connu la plus forte croissance depuis 1984: 5,7%. L'année précédente avait, elle, vu le plus fort recul du PIB depuis 1946 (-3,5%) et deux mois de récession à cause de la crise provoquée par le Covid-19.

Sur le seul quatrième trimestre, la croissance est de 2,9% en rythme annualisé, mesure privilégiée par les États-Unis, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme.

La croissance du PIB est de 0,7% en calculant comme le font d'autres économies avancées, c'est-à-dire en comparant le trimestre au précédent.

Le PIB est "plus fort qu'attendu", a commenté Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour HFE.

La croissance américaine avait rebondi au troisième trimestre (+3,2%), après deux trimestres de recul du PIB (-1,6% au premier trimestre, puis -0,6% au deuxième).

Sans tomber cependant dans la récession à ce stade, selon l'administration de Joe Biden, et de nombreux économistes, en raison de la solidité, notamment, du marché de l'emploi.

- "Faiblesses" -

La consommation, moteur de l'économie américaine, est restée solide fin 2022, malgré les bâtons que la banque centrale américaine, la Fed, lui avait mis dans les roues, espérant ainsi faire ralentir une inflation bien trop élevée.

En effet, alors que les Américains ont largement recours au crédit pour leurs achats, y compris du quotidien, l'institution veut les décourager d'emprunter trop d'argent. Pour cela, elle relève son taux directeur, ce qui pousse les banques commerciales à augmenter les taux d'intérêt des prêts qu'elles octroient à leurs clients.

Cependant, "la fin du quatrième trimestre est une période dans laquelle on a vu des faiblesses au niveau économique", a dit à l'AFP Gregory Daco, chef économiste pour EY Parthenon, citant notamment les ventes au détail et la production industrielle, avec "un environnement dans lequel le marché du travail, qui est relativement solide, est en train de s'affaiblir".

Les consommateurs ont vu déjà leur pouvoir d'achat rogné par l'inflation. Ils ont en outre dû faire face aux hausses de taux.

Et les chefs d'entreprises marchent sur des oeufs, tant les prévisions sont incertaines. Mais ils ont eu tellement de mal à recruter depuis près de deux ans qu'ils préfèrent garder leurs salariés, malgré les incertitudes, plutôt que de licencier.

Et pour 2023, croissance ou récession?

"L'économie américaine subira une légère récession en 2023", anticipe Ryan Sweet, chef économiste pour Oxford Economics, dans une note, voyant l'économie se contracter au deuxième trimestre.

"Pour le moment, les indicateurs économiques pointent plutôt vers une récession, qui aurait débuté au tournant de l'année, décembre-janvier", avec peut-être même des destructions d'emplois dès le mois de janvier, souligne de son côté Gregory Daco.

Mais, nuance-t-il, même si le taux de chômage - de 3,5% en décembre - augmente un peu, il pourrait rester inférieur à 4%, "ce qui est historiquement bas".

"Ca change la donne puisque c'est l'élément clé qui soutient la consommation", elle-même "pilier de l'économie américaine", ajoute-t-il.

- Le marché du travail comme rempart -

C'est d'ailleurs ce qui pousse d'autres économistes à tabler sur une croissance continue.

"Le principal rempart que tout le monde désigne est le marché du travail", qui, ajouté aux économies accumulées par les ménages pendant la pandémie, leur permet de continuer à consommer, souligne Matt Colyar, économiste pour Moody's.

Il table cependant sur une croissance si faible "qu'il faudra plisser les yeux pour dire s'il s'agit d'une récession ou non", autour de 1% pour l'année.

P.Ho--ThChM