The China Mail - Après ses déboires de 2022, EDF débute une année de tous les dangers

USD -
AED 3.672943
AFN 64.000326
ALL 82.035026
AMD 362.139729
ANG 1.790365
AOA 918.000266
ARS 1520.470702
AUD 1.43196
AWG 1.8025
AZN 1.698331
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.37705
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.981697
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.42071
CDF 2317.503157
CHF 0.831603
CLF 0.024654
CLP 973.47017
CNY 6.704595
CNH 6.702125
COP 3241.06
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 98.050111
CZK 21.676699
DJF 177.719782
DKK 6.639296
DOP 60.349821
DZD 134.495033
EGP 52.273195
ERN 15
ETB 161.01991
EUR 0.888205
FJD 2.24625
FKP 0.756613
GBP 0.753585
GEL 2.594966
GGP 0.756613
GHS 11.780427
GIP 0.756613
GMD 73.999752
GNF 8749.999755
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.84765
HNL 26.829841
HRK 6.691024
HTG 130.793628
HUF 324.343026
IDR 17850.7
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.38985
IQD 1310
IRR 1732149.999942
ISK 121.880015
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.709004
JPY 158.145988
KES 129.870159
KGS 87.450262
KHR 4062.501624
KMF 437.999686
KPW 900.000318
KRW 1337.639747
KWD 0.30951
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22480.000367
LBP 89600.000124
LKR 330.203262
LRD 170.999807
LSL 16.530079
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430021
MAD 9.967497
MDL 17.823955
MGA 4450.000243
MKD 54.706656
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 40.074979
MUR 47.480475
MVR 15.375031
MWK 1741.999668
MXN 17.97225
MYR 4.087198
MZN 63.909987
NAD 16.629832
NGN 1324.96998
NIO 36.670321
NOK 9.53157
NPR 154.011674
NZD 1.77926
OMR 0.384449
PAB 0.998801
PEN 3.446503
PGK 4.452984
PHP 62.7545
PKR 276.949574
PLN 3.88257
PYG 5851.782097
QAR 3.643696
RON 4.7503
RSD 104.309632
RUB 84.737179
RWF 1474
SAR 3.74687
SBD 8.058541
SCR 14.017152
SDG 601.500081
SEK 9.997655
SGD 1.27765
SHP 0.75643
SLE 24.649627
SLL 20969.491881
SOS 571.502996
SRD 37.649818
STD 20697.981008
STN 22.225
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.62987
THB 33.590338
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.994498
TOP 2.40776
TRY 49.179899
TTD 6.770431
TWD 31.795799
TZS 2630.002996
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11790.000204
VES 870.279502
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 582.624287
XAG 0.016297
XAU 0.000240144183
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 582.624287
XPF 106.650057
YER 236.249602
ZAR 16.523703
ZMK 9001.20521
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.031747
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Après ses déboires de 2022, EDF débute une année de tous les dangers
Après ses déboires de 2022, EDF débute une année de tous les dangers / Photo: © AFP/Archives

Après ses déboires de 2022, EDF débute une année de tous les dangers

Avec une flotte de réacteurs nucléaires à construire, EDF et son capitaine tout juste arrivé à la barre sont à l'aube de chantiers immenses sur un champ de ruines financières et sur fond de climat social tendu.

Taille du texte:

Le géant électricien s’apprête à annoncer vendredi une dette stratosphérique dépassant les 60 milliards d'euros (après 43 milliards en 2021) et des pertes colossales au terme d’une année noire, plombée par les déboires de son parc nucléaire mais aussi par sa mise à contribution forcée au "bouclier tarifaire" des Français.

Pourtant l'année 2022 n'a pas toujours été chaotique pour EDF.

Il y a un an presque jour pour jour, à Belfort, le président Emmanuel Macron annonce vouloir construire jusqu'à 14 réacteurs nucléaires EPR de seconde génération et "prolonger tous les réacteurs" actuels "qui peuvent l’être" au-delà de 50 ans. Une stratégie pour l'avenir énergétique du pays se dessine après des années d'atermoiements des gouvernements, dont "on ne savait pas trop s'ils étaient pro-nucléaires ou non", souligne Jacques Percebois, professeur émérite à l’université de Montpellier où il dirige le Centre de recherche en économie et droit de l'énergie.

Au même moment, EDF, qui éclaire des millions d'Européens, est déjà en train d'affronter une crise industrielle inédite, liée à la découverte de corrosion sur des tuyauteries cruciales pour la sûreté des centrales nucléaires. Le groupe doit enclencher une vaste campagne de contrôle et réparation, de quoi perturber un programme de maintenance déjà retardé par le Covid. Résultat: en 2022, entre corrosion et arrêts programmés, la moitié de ses 56 réacteurs s’est parfois retrouvée à l’arrêt au même moment, menaçant le pays de coupures électriques en plein hiver.

Finalement, le pire a été évité grâce aux importations d'électricité, aux efforts de sobriété des Français ainsi qu’à la course d'EDF pour rebrancher ses réacteurs.

Il n'empêche: la note sera salée pour l’électricien, qui aura enregistré en 2022 une production nucléaire historiquement basse de 279 TWh. En octobre, EDF estimait déjà à 32 milliards d'euros l'impact financier de cette faible production, en partie liée aussi à une grève pour les salaires dans ses centrales.

- Plus de watts -

Dans le même temps, EDF n'a pas pu se rattraper avec la flambée des cours de l'électricité qui a suivi la guerre en Ukraine. Car pour contenir la facture des Français grâce au bouclier tarifaire, l'Etat, actionnaire majoritaire, a obligé le groupe à vendre en 2022 davantage d'électricité à bas prix à ses concurrents, fournisseurs d'électricité alternatifs. Une mesure au bénéfice des particuliers comme des industries qui aurait permis, selon l'Etat, d'éviter la fermeture de 150 entreprises énergivores, mais avec un coût exorbitant pour l'opérateur historique: 8,34 milliards d'euros.

Ce mécanisme appelé Arenh a été bâti par la France en 2010 pour essayer de rester dans les clous de la concurrence imposée par Bruxelles. Comment? En obligeant EDF à céder à ses concurrents une part de sa production nucléaire (100 TWh) au prix coûtant de 42 euros le MWh. "Mais le tarif n'a jamais bougé", le groupe est "plombé" et "aujourd'hui, on dit qu'il faut investir", observe Jacques Percebois.

Une dette abyssale? "On ne sera pas tout seul", fait valoir EDF puisque l'Etat compte renationaliser à 100% l'entreprise et ainsi avoir les coudées franches pour son ambitieux plan nucléaire. L'objectif est clair: "produire plus" d'énergie décarbonée et "plus il y aura de mégawatts, et mieux EDF se portera", clamait en décembre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Comment financer le nouveau nucléaire? La question n'est pas tranchée, mais "à un moment donné, il faudra bien que l'Etat injecte de l'argent", souligne Martine Faure, cheffe de file des actionnaires salariés d’EDF dans la bataille contre l'OPA que l'Etat mène sur EDF.

Pour l'heure, l'Etat a chargé un nouveau PDG, Luc Rémont, de prendre en main les chantiers cruciaux. Avant même de construire les nouveaux EPR, au coût estimé d’au moins 52 milliards pour six unités, EDF doit gérer la prolongation de son parc vieillissant et continuer à investir dans les énergies renouvelables.

Le tout dans un contexte social électrique avec des effectifs qui craignent de voir disparaître leur régime spécial des retraites et qui redoutent, malgré les démentis de l'Etat, que la renationalisation soit une étape vers la réorganisation du groupe.

X.Gu--ThChM