The China Mail - Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999805
ALL 81.845006
AMD 366.463719
ANG 1.790365
AOA 918.000337
ARS 1524.85019
AUD 1.44058
AWG 1.8
AZN 1.698524
BAM 1.740887
BBD 2.024718
BDT 123.601406
BGN 1.683441
BHD 0.379014
BIF 3017.846811
BMD 1
BND 1.287196
BOB 12.108238
BRL 5.226298
BSD 1.005283
BTN 96.885459
BWP 14.221182
BYN 3.028221
BYR 19600
BZD 2.021781
CAD 1.42345
CDF 2310.000255
CHF 0.828755
CLF 0.024861
CLP 981.640261
CNY 6.704603
CNH 6.705098
COP 3319.26
CRC 459.303568
CUC 1
CUP 24.126252
CVE 98.37495
CZK 21.745899
DJF 179.008692
DKK 6.64527
DOP 60.065513
DZD 133.837031
EGP 52.314202
ERN 15
ETB 160.999467
EUR 0.88896
FJD 2.250797
FKP 0.757935
GBP 0.757065
GEL 2.594988
GGP 0.757935
GHS 11.777115
GIP 0.757935
GMD 73.50115
GNF 8843.452641
GTQ 7.679983
GYD 210.280831
HKD 7.84684
HNL 26.830228
HRK 6.699797
HTG 131.567938
HUF 326.942011
IDR 17898
ILS 3.05975
IMP 0.757935
INR 96.067903
IQD 1316.907959
IRR 1746538.99961
ISK 121.790065
JEP 0.757935
JMD 158.335114
JOD 0.708987
JPY 157.592497
KES 129.750139
KGS 87.447012
KHR 4054.999826
KMF 438.00029
KPW 900.000318
KRW 1348.450297
KWD 0.30893
KYD 0.837765
KZT 445.443338
LAK 22454.999584
LBP 89549.999967
LKR 332.213287
LRD 171.350564
LSL 16.69498
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414947
MAD 9.803908
MDL 17.899089
MGA 4428.999771
MKD 54.808848
MMK 2099.878546
MNT 3598.367683
MOP 8.125398
MRU 40.075015
MUR 48.150271
MVR 15.449751
MWK 1737.000338
MXN 18.240803
MYR 4.082982
MZN 63.909863
NAD 16.650007
NGN 1328.790161
NIO 36.665019
NOK 9.636395
NPR 155.016734
NZD 1.78096
OMR 0.384498
PAB 1.005296
PEN 3.4655
PGK 4.449502
PHP 62.546502
PKR 277.049596
PLN 3.888545
PYG 5857.77038
QAR 3.644964
RON 4.741802
RSD 104.436986
RUB 83.199289
RWF 1483.390301
SAR 3.764198
SBD 8.064852
SCR 13.785991
SDG 601.493403
SEK 10.034585
SGD 1.27913
SHP 0.757461
SLE 24.599077
SLL 20969.491881
SOS 574.485509
SRD 37.672498
STD 20697.981008
STN 22.15
SVC 8.796002
SYP 13002.000254
SZL 16.643153
THB 33.556047
TJS 9.258616
TMT 3.51
TND 2.988767
TOP 2.40776
TRY 49.144101
TTD 6.819972
TWD 31.872005
TZS 2635.002977
UAH 45.139279
UGX 3991.27687
UYU 40.465
UZS 11819.99975
VES 865.478012
VND 25985.5
VUV 120.084308
WST 2.780871
XAF 583.119398
XAG 0.016388
XAU 0.000239079734
XCD 2.70255
XCG 1.811716
XDR 0.707052
XOF 583.119398
XPF 106.505328
YER 236.374994
ZAR 16.67612
ZMK 9001.209608
ZMW 19.768306
ZWL 321.999592
SSP 5712.591899
MXV 2.063914
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc
Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

"Indigné" d'être face à un tribunal, l’ex-président du Medef Ernest-Antoine Seillière s'est défendu jeudi d'avoir voulu tromper le fisc à hauteur de 79 millions d'euros en 2007, affirmant qu'il était à l'époque persuadé de la légalité du schéma financier utilisé.

Taille du texte:

Passant du bon mot à l'emportement, l'ancien président du conseil de surveillance de Wendel, 84 ans, a été interrogé pendant près de quatre heures sur un programme d'intéressement baptisé Solfur, qui lui vaut d'être jugé pour fraude fiscale aux côtés de treize autres prévenus.

S'il a bien lancé Solfur en 2004, Ernest-Antoine Seillière affirme ne pas avoir participé à l'élaboration, fin 2006 et début 2007, du savant montage financier qui a alors permis à 14 cadres de récupérer 4,6% du capital, soit 315 millions d'euros de plus-values, sans être imposés.

Les dizaines de mails sur le sujet entre des cadres de la société d'investissement, leurs avocats et la banque JP Morgan, il dit les avoir découverts pendant l'instruction. "J'ai lu l'ensemble des documents et je dois dire que je n'en connaissais strictement rien", assure le prévenu, costume gris et voix grave.

En janvier 2007, une partie des responsables est "briefée" lors d'un séminaire dans la cossue station de ski de Meribel, dans les Alpes. Mais lui assure avoir été mis au courant après, "par oral et de manière informelle", puis par une note du 12 mars 2007, rédigée par des avocats du réputé cabinet Debevoise&Plimpton.

Transmise à l'ensemble des cadres, cette longue note détaille l'horlogerie financière du montage et soupèse longuement le "risque fiscal" associé.

D'un côté, le montage, qui a une "conséquence fiscale très intéressante", "me convient parfaitement", déclare Ernest-Antoine Seillière, lui-même membre de la famille Wendel qui contrôle le capital de l'entreprise.

Mais la note développe aussi un "risque d'+abus de droit+", c'est-à-dire la possibilité que le fisc voit dans le schéma un contournement de la loi.

C'est finalement le "dernier paragraphe" qui a "totalement emporté ma conviction", poursuit le prévenu avant de le lire, en appuyant chaque mot: "Le risque que le schéma décrit dans ce mémorandum puisse être considéré par l’administration fiscale comme une abus de droit est nul !"

La présidente du tribunal le reprend: le document précise que ce risque est "nul", mais sous certaines conditions...

"Ecoutez, si je vais en prison pour ça, alors d’accord !", s'énerve le baron Seillière, qui le répète: pour lui, la note était "parfaitement rassurante".

- "Madame la ministre" -

Au fil des questions, il assure qu'il n'avait pas de "doute". "Si cette note avait dit : +les gars, ne faites pas cette affaire parce que l’abus de droit est quand même trop risqué, on aurait arrêté tout de suite !" lance-t-il.

Pour le parquet national financier (PNF), les prévenus ont volontairement crée des sociétés uniquement pour bénéficier artificiellement d'un mécanisme légal, le "sursis à imposition", afin de différer, voire de ne pas payer d'impôt.

S'ils avaient reçu les titres directement et non via ces structures, ils auraient été imposés à environ 30%.

Selon la plainte du fisc, il est devenu propriétaire d'1% du capital de Wendel, d'une valeur de 79 millions d'euros, pour un investissement initial de 211.000 euros.

Le fisc a quant à lui jugé le montage frauduleux et notifié fin 2010 un lourd redressement fiscal à chacun des cadres. 56 millions pour M. Seillière qu'il a contesté devant la justice administrative, avant de conclure une transaction avec le fisc dont le montant n'a pas été dévoilé.

Dans le même élan, le prévenu accuse une membre de sa famille qui avait porté plainte au début de l'affaire, ainsi que Jérôme Cahuzac, président de la commission des finances de l'Assemblée puis ministre de l'Economie, d'avoir eu une "obsession" pour Wendel.

"Je voudrais dire avec quelle indignation nous ressentons notre présence devant vous", déclare finalement l'ancien patron des patrons, qui enchaîne sur un lapsus: "A l'évidence, madame la ministre...", avant de s'interrompre dans l'hilarité de la salle.

Il reprend: "Nous avons été pendant plus de 10 ans lourdement perturbés dans nos existences personnelles, sans avoir jamais eu le sentiment d’être coupables de rien et d'avoir rendu à notre pays, là où nous étions, comme nous le pouvions, service".

Le procès se poursuit lundi après l'interrogatoire des autres prévenus.

Q.Yam--ThChM