The China Mail - Dans les collèges de Dordogne, du 100% bio, du local et des agriculteurs heureux

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999881
ALL 81.974632
AMD 362.194494
ANG 1.789928
AOA 917.99969
ARS 1516.742497
AUD 1.4362
AWG 1.8
AZN 1.70114
BAM 1.75258
BBD 2.017823
BDT 123.329346
BGN 1.749898
BHD 0.378148
BIF 2997.58505
BMD 1
BND 1.283015
BOB 11.866753
BRL 4.988301
BSD 1.001833
BTN 95.896413
BWP 13.782814
BYN 3.021538
BYR 19600
BZD 2.014956
CAD 1.426702
CDF 2309.999961
CHF 0.832855
CLF 0.024821
CLP 976.869897
CNY 6.692149
CNH 6.69581
COP 3198.16
CRC 456.286712
CUC 1
CUP 24.044876
CVE 98.805977
CZK 21.80715
DJF 178.403251
DKK 6.68729
DOP 60.835241
DZD 134.599774
EGP 52.651601
ERN 15
ETB 163.645992
EUR 0.894601
FJD 2.251799
FKP 0.757299
GBP 0.756115
GEL 2.590254
GGP 0.757299
GHS 11.781626
GIP 0.757299
GMD 73.507104
GNF 8813.896493
GTQ 7.658774
GYD 209.502901
HKD 7.84765
HNL 26.89242
HRK 6.740799
HTG 131.195871
HUF 326.394031
IDR 17910.75
ILS 3.08235
IMP 0.757299
INR 95.20475
IQD 1518.761621
IRR 1779470.000136
ISK 121.850263
JEP 0.757299
JMD 159.656975
JOD 0.708952
JPY 158.295975
KES 129.709961
KGS 87.450185
KHR 4067.477653
KMF 440.000176
KPW 900.000327
KRW 1343.744968
KWD 0.31146
KYD 0.83489
KZT 451.335403
LAK 22526.894006
LBP 89717.148093
LKR 331.617314
LRD 170.8223
LSL 16.573966
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.437536
MAD 9.692869
MDL 17.943376
MGA 4518.999422
MKD 55.167316
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.09821
MRU 40.27008
MUR 47.739745
MVR 15.450366
MWK 1737.256431
MXN 18.24679
MYR 4.085499
MZN 63.910321
NAD 16.573966
NGN 1331.010171
NIO 36.864955
NOK 9.56496
NPR 153.435816
NZD 1.78731
OMR 0.384494
PAB 1.001815
PEN 3.449512
PGK 4.477699
PHP 62.803498
PKR 277.391651
PLN 3.923655
PYG 5699.154536
QAR 3.662179
RON 4.7698
RSD 105.022741
RUB 83.926485
RWF 1477.210103
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.894268
SDG 601.505338
SEK 10.01794
SGD 1.28044
SHP 0.755572
SLE 24.6696
SLL 20969.498164
SOS 572.603734
SRD 37.66703
STD 20697.981008
STN 21.953897
SVC 8.766325
SYP 13001.999858
SZL 16.568768
THB 33.561497
TJS 9.232182
TMT 3.51
TND 2.996931
TOP 2.40776
TRY 49.3672
TTD 6.812999
TWD 32.121503
TZS 2645.003048
UAH 45.09922
UGX 4138.085531
UYU 40.296963
UZS 11922.310088
VES 875.7016
VND 25910
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 586.819519
XAG 0.016498
XAU 0.000238534539
XCD 2.70255
XCG 1.805596
XDR 0.707052
XOF 586.819519
XPF 106.866193
YER 236.182747
ZAR 16.518961
ZMK 9001.191011
ZMW 19.887003
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.06061
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Dans les collèges de Dordogne, du 100% bio, du local et des agriculteurs heureux
Dans les collèges de Dordogne, du 100% bio, du local et des agriculteurs heureux / Photo: © AFP

Dans les collèges de Dordogne, du 100% bio, du local et des agriculteurs heureux

Décharger les camions de producteurs, éplucher les légumes, découper une carcasse... Dans 12 collèges de Dordogne, les équipes en cuisine ont opéré une mue totale en remplaçant les plats industriels par du 100% bio et un maximum local, le tout "fait maison".

Taille du texte:

Au menu de midi du collège Michel de Montaigne à Périgueux, des carottes râpées aux agrumes, du jambon de porc cuit à basse température, des pommes de terre et patates douces rôties et du yaourt vanille fabriqué par le producteur.

Des galettes végétariennes étaient également proposées.

"J'aime appeler ça notre +restaurant scolaire+. La cantine pour moi c'est quand j'étais à l'armée", sourit le chef Gilles Vadin, aux fourneaux dès l'aube.

Depuis que le collège est passé en 100% bio fin 2022 sous l'impulsion du département, il a dû "réapprendre" avec ses équipes à nourrir près de 600 personnes par jour. Avec des produits bruts et travaillés sur place.

"Finis les ouvre-boîtes, les morceaux de poulet prêts à être consommés. Maintenant on reçoit le poulet entier. Et quand tous les morceaux nobles ont été retirés, on peut encore gratter pour faire des nuggets ou du bouillon. Rien ne se jette!", s'exclame le sexagénaire pour qui cette transformation "revalorise" son métier.

- "Sans rapport de force" -

C'est aussi l'avis de Jules Charmoy, éleveur de veaux, bœufs et porcs qui livre des carcasses entières au collège périgourdin.

"L'intérêt quand on travaille en vente directe et en local, c'est la création d'un lien fort ville-campagne", estime ce paysan basé à une vingtaine de km de Périgueux.

En plus, en rompant avec certains intermédiaires, il "n'a plus l'impression de se faire avoir sur le prix".

"Les prix sont négociés en début de saison, mais sans rapport de force. On ne vend jamais à perte, on s'y retrouve", confirme Kevin Berthelot, maraîcher à Saint-Astier, également à une vingtaine de km du collège.

Le 100% bio et un maximum local est un choix "politique", qui dépasse de loin l'objectif légal de 20% de bio dans la restauration collective, soutient le président PS du département Germinal Peiro. Pour lui, l'un des enjeux est de "rémunérer correctement" les producteurs.

"Dans la récente révolte des agriculteurs, le point central est le revenu. Et tel que c'est parti, leur bataille est perdue", pense-t-il.

"Tout ce qu'on leur a vanté ces dernières années, +On est les plus forts, on va conquérir les marchés mondiaux+ est faux. En vérité très peu sont capables d'y aller. Les petits, eux, se retrouvent coincés", poursuit-il.

Pour éviter la disparition des agriculteurs, il faut "relocaliser" leurs activités, estime-t-il.

- Jusqu'à 100.000 euros par collège -

Dans les cantines, l'apport en produits locaux avant le lancement du projet en 2019 était de 20%. Il est aujourd'hui de 70% à 85% dans les collèges labellisés, qui peuvent encore difficilement se passer de chocolat ou d'épices.

"Ce sont des dizaines de milliers d'euros supplémentaires injectés dans le territoire", souligne M. Peiro.

Chaque collège est livré par les producteurs se trouvant dans un rayon de 20 km. Quand ça ne suffit pas, le département utilise la plateforme d'approvisionnement Manger bio, qui regroupe une cinquantaine de producteurs en Dordogne.

Ce département du sud-ouest compte plus d'un tiers d'exploitations bio (1.445 sur plus de 4.000).

"C'est une filière vertueuse qui n'est pas soutenue comme il se doit. Le recours au tout bio est donc un choix éthique, pour préserver à la fois la santé et l'environnement", soutient l'élu.

Le département souhaite généraliser l'expérience à ses 35 collèges d'ici 2028, moyennant un investissement allant jusqu'à 100.000 euros par établissement et l'embauche de formateurs pour les équipes en cuisine.

Le chef Gilles Vadin s'amuse: "Les jeunes, bio ou pas bio, ils ont dans l'ensemble du mal avec les légumes. Mais c'est à nous de leur faire découvrir et aimer".

Attablée avec ses copains, Louise, le regard malicieux, ne le contredit pas: "Il y a des jours où c'est bon, d'autres pas très". Avant de reprendre plus sérieusement: "Non, en vrai, on a de la chance et on apprécie".

D.Wang--ThChM