The China Mail - En Ukraine, les employés des centrales travaillent dans la peur des frappes russes

USD -
AED 3.672496
AFN 64.999934
ALL 81.612415
AMD 361.133075
ANG 1.789785
AOA 917.000203
ARS 1513.324401
AUD 1.426635
AWG 1.8025
AZN 1.75954
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.377753
BIF 2993.687766
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.023781
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.421635
CDF 2312.500322
CHF 0.833445
CLF 0.024951
CLP 981.970195
CNY 6.69215
CNH 6.69424
COP 3190.04
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 98.516424
CZK 21.755202
DJF 178.022773
DKK 6.677195
DOP 61.224946
DZD 134.538212
EGP 53.048097
ERN 15
ETB 163.294038
EUR 0.89321
FJD 2.244698
FKP 0.754659
GBP 0.753735
GEL 2.594994
GGP 0.754659
GHS 11.661597
GIP 0.754659
GMD 73.999931
GNF 8795.13605
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.84805
HNL 26.840523
HRK 6.730502
HTG 130.910423
HUF 324.425993
IDR 17950
ILS 3.07646
IMP 0.754659
INR 95.09605
IQD 1515.48045
IRR 1779859.999961
ISK 121.819942
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.709035
JPY 158.439498
KES 129.809807
KGS 87.450238
KHR 4061.41256
KMF 440.00029
KPW 899.999961
KRW 1337.159736
KWD 0.31178
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22493.623218
LBP 89523.405358
LKR 330.891222
LRD 170.452667
LSL 16.481157
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.422994
MAD 9.847399
MDL 17.89398
MGA 4501.940954
MKD 55.018986
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.049676
MUR 47.609907
MVR 15.459865
MWK 1733.742534
MXN 18.3651
MYR 4.084703
MZN 63.90326
NAD 16.480347
NGN 1329.949751
NIO 36.792495
NOK 9.471575
NPR 152.293053
NZD 1.78112
OMR 0.384498
PAB 0.999736
PEN 3.442394
PGK 4.53782
PHP 62.886993
PKR 276.801369
PLN 3.89939
PYG 5704.585558
QAR 3.644591
RON 4.774001
RSD 104.882027
RUB 84.12308
RWF 1475.009269
SAR 3.74887
SBD 8.078071
SCR 13.804622
SDG 601.498055
SEK 9.96562
SGD 1.28255
SHP 0.754518
SLE 24.670363
SLL 20969.504398
SOS 571.364753
SRD 37.647502
STD 20697.981008
STN 21.88956
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.474351
THB 33.568999
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 2.988314
TOP 2.40776
TRY 49.391987
TTD 6.799166
TWD 32.088503
TZS 2629.998008
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11957.007308
VES 875.701601
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 585.907344
XAG 0.017048
XAU 0.000241194879
XCD 2.702551
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 585.907344
XPF 106.553496
YER 236.203025
ZAR 16.46825
ZMK 9001.204229
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.073848
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

En Ukraine, les employés des centrales travaillent dans la peur des frappes russes
En Ukraine, les employés des centrales travaillent dans la peur des frappes russes / Photo: © AFP

En Ukraine, les employés des centrales travaillent dans la peur des frappes russes

Dans cette centrale électrique ukrainienne, les horloges se sont arrêtées au moment précis où des missiles russes se sont abattus sur le site, dont les employés déblayent encore les débris calcinés sous un trou béant dans le toit.

Taille du texte:

Après plus de deux ans de guerre, Oleksandre, 51 ans, le directeur de la production de cette centrale, n'en est pas à son premier bombardement russe. Il a cependant remarqué cette fois-ci que les dégâts occasionnés sont bien supérieurs, ce qui l'inquiète.

"C'est bien pire", résume-t-il auprès des journalistes de l'AFP sur le lieu de la frappe, dont l'emplacement n'est pas révélé par crainte de nouvelles attaques.

Sur les 15 centrales thermiques que compte l'Ukraine, au moins 12 ont été endommagées, ce qui a forcé les autorités à décréter des restrictions à la consommation et à importer de l'électricité de l'Union européenne.

Ces attaques mettent aussi davantage de pression sur les centrales nucléaires ukrainiennes, qui représentaient environ la moitié de la production d'électricité avant l'invasion russe lancée en 2022.

La plus grande centrale nucléaire du pays, celle de Zaporijjia (sud), est occupée par les forces russes et ses six réacteurs sont à l'arrêt.

- Surchargées -

Les frappes russes visent, elles, à mettre hors service les centrales thermiques et hydroélectriques, explique Oleksandre. "Les centrales nucléaires risquent de ne pas pouvoir faire face à cette surcharge. Les conséquences seront très graves", ajoute-t-il.

Cette campagne de bombardement n'est pas nouvelle. La Russie avait déjà durement visé le réseau électrique ukrainien à l'hiver 2022, privant déjà des millions de personnes de courant et de chauffage.

Cette année, les frappes causent toutefois des dégâts plus difficiles à réparer car la Russie utilise des armes plus sophistiquées, selon le ministre ukrainien de l'Energie, Guerman Galouchtchenko.

Dans la centrale à charbon d'Oleksandre, gérée par l'opérateur DTEK, les dernières frappes ont eu lieu à la nuit tombée et ont endommagé des installations qui avaient été réparées après de précédents bombardements.

Au lendemain de l'attaque, des travailleurs avec des casques de chantier s'activent à remettre en état les bureaux, à recouvrir les fenêtres et remplacer les lampes.

Oleksandre ramasse un fragment de missile au sol. "Il y en a partout dans l'usine", constate-t-il.

La frappe a éventré le toit, criblé les murs et coupé des systèmes de communication vitaux. Elle a déclenché plusieurs incendies.

La plupart des employés étaient descendus dans des abris, tandis que les travailleurs essentiels sont restés à leur poste dans les zones plus sûres de l'usine, barricadés derrière des sacs de sable.

- "Besoin de défenses" -

"Dieu merci, personne n'a été tué ou blessé", relève Oleksandre.

Le président Volodymyr Zelensky a estimé que l'Ukraine a besoin d'au moins sept systèmes antiaériens modernes Patriot supplémentaires pour protéger ses villes et infrastructures essentielles.

Il a admis la semaine dernière que la Russie a été en mesure de frapper une importante centrale près de la région de Kiev parce que les défenseurs ukrainiens se sont retrouvés à court de missiles.

"Nous avons avant tout besoin de défenses antiaériennes", confirme Oleksandre, qui dit ressentir un "sentiment de frustration" face au manque de protection de sa centrale. "Tous ceux qui travaillent ici comprennent qu'il est possible qu'une attaque similaire se reproduise", constate-t-il.

Iouri, 47 ans, chef d'équipe pour la salle des turbines, avait déjà vécu une attaque russe avant la dernière à frapper son lieu de travail. Debout dans sa salle de contrôle où les instruments sont désormais calcinés, il se souvient de la façon dont il a mis son personnel à l'abri.

Après avoir fait l'appel, ils ont marché en ligne, le premier et le dernier torche électrique en main pour s'assurer que personne ne serait laissé pour compte.

"J'ai conduit les gens à l'abri, plusieurs explosions se sont produites sur le chemin", raconte-t-il. "Nous ne savions pas où les prochains missiles allaient frapper."

Les travailleurs ont appris, grâce aux réseaux sociaux, que les missiles se dirigeaient vers leur région et que leur centrale pourrait bien être leur cible.

"Comment ne pas avoir peur quand on sait que le missile vole directement vers nous ?", constate Iouri. "On peut se montrer courageux, mais tout le monde a peur", ajoute-t-il.

Alors que les journalistes de l'AFP quittent l'usine, une sirène antiaérienne retentit, pressant à nouveau les employés vers les abris.

A.Sun--ThChM