The China Mail - Le Nigeria ralenti par une grève générale illimitée sur fonds de crise économique

USD -
AED 3.6725
AFN 64.503248
ALL 81.399259
AMD 360.987939
ANG 1.789785
AOA 917.00013
ARS 1513.277015
AUD 1.439201
AWG 1.8
AZN 1.7023
BAM 1.74671
BBD 2.012735
BDT 123.371781
BGN 1.747831
BHD 0.377596
BIF 2992.404453
BMD 1
BND 1.281553
BOB 11.707653
BRL 5.047698
BSD 0.999357
BTN 95.144703
BWP 13.728493
BYN 3.0198
BYR 19600
BZD 2.010066
CAD 1.42173
CDF 2312.488092
CHF 0.829985
CLF 0.02504
CLP 985.5198
CNY 6.69275
CNH 6.692805
COP 3197.63
CRC 455.473044
CUC 1
CUP 23.983889
CVE 98.47771
CZK 21.726302
DJF 177.955203
DKK 6.667695
DOP 61.203074
DZD 134.447973
EGP 53.051903
ERN 15
ETB 160.875008
EUR 0.89202
FJD 2.263034
FKP 0.76043
GBP 0.755065
GEL 2.590636
GGP 0.76043
GHS 11.657639
GIP 0.76043
GMD 74.000549
GNF 8791.365814
GTQ 7.636833
GYD 209.011214
HKD 7.84756
HNL 26.950258
HRK 6.718902
HTG 130.869501
HUF 324.450231
IDR 17955.45
ILS 3.0992
IMP 0.76043
INR 95.062503
IQD 1515
IRR 1790499.999673
ISK 121.579856
JEP 0.76043
JMD 158.71669
JOD 0.709008
JPY 157.997992
KES 129.750167
KGS 87.450322
KHR 4060.142989
KMF 441.99968
KPW 899.999961
KRW 1347.704981
KWD 0.31184
KYD 0.832883
KZT 451.509766
LAK 22502.497647
LBP 89550.000137
LKR 330.755285
LRD 170.384164
LSL 16.550434
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424993
MAD 9.83625
MDL 17.887667
MGA 4544.99989
MKD 54.992163
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.078342
MRU 40.229797
MUR 47.58008
MVR 15.449858
MWK 1740.999842
MXN 18.456755
MYR 4.081799
MZN 63.909855
NAD 16.560335
NGN 1330.129834
NIO 36.845007
NOK 9.496965
NPR 152.229808
NZD 1.78159
OMR 0.384489
PAB 0.999379
PEN 3.440502
PGK 4.44475
PHP 63.078014
PKR 277.050261
PLN 3.896645
PYG 5702.318437
QAR 3.642014
RON 4.759398
RSD 104.742003
RUB 83.626908
RWF 1475
SAR 3.677394
SBD 8.064647
SCR 14.300616
SDG 601.502386
SEK 9.974255
SGD 1.28266
SHP 0.754745
SLE 24.679874
SLL 20969.504398
SOS 571.498457
SRD 37.711969
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.745048
SYP 13001.999685
SZL 16.555005
THB 33.569499
TJS 9.223858
TMT 3.51
TND 2.98975
TOP 2.40776
TRY 49.417302
TTD 6.796403
TWD 32.380275
TZS 2636.64505
UAH 44.915626
UGX 4037.706697
UYU 40.172371
UZS 11952.148538
VES 878.023601
VND 25877.5
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 585.126867
XAG 0.017858
XAU 0.000241960558
XCD 2.70255
XCG 1.80126
XDR 0.707052
XOF 585.126867
XPF 106.45003
YER 236.150039
ZAR 16.56065
ZMK 9001.200107
ZMW 19.863078
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.084074
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Le Nigeria ralenti par une grève générale illimitée sur fonds de crise économique
Le Nigeria ralenti par une grève générale illimitée sur fonds de crise économique / Photo: © AFP

Le Nigeria ralenti par une grève générale illimitée sur fonds de crise économique

Ecoles et aéroports fermés, pannes d'électricité: le Nigeria tourne au ralenti depuis lundi matin à cause d'une grève générale illimitée suite à l'échec des négociations entre syndicats et gouvernement pour un nouveau salaire minimum, sur fond de grave crise économique.

Taille du texte:

Les principaux syndicats du pays le plus peuplé d'Afrique, le Congrès du travail du Nigeria (NLC) et le Congrès des syndicats (TUC), ont exhorté les travailleurs à ne pas se rendre au travail après que le gouvernement a refusé d'augmenter le salaire minimum au-delà des 60.000 nairas qu'il propose (environ 40 euros).

Actuellement, le salaire minimum est fixé à 30.000 nairas (environ 20 euros) et le NLC réclame qu'il soit porté à 494.000 nairas (environ 300 euros).

"Les travailleurs nigérians restent chez eux. Oui ! Pour un salaire décent. Non ! À un salaire de misère", ont déclaré les syndicats dans un communiqué commun.

Le NLC a confirmé à l'AFP en fin de journée que les syndicats doivent se réunir mardi avec le gouvernement pour poursuivre les négociations.

Les syndicats des secteurs ferroviaire, bancaire, de l'aviation, de la construction, de la santé, de l'éducation, ou encore de l'électricité ont répondu à l'appel du NLC et du TUC.

Avec pour conséquence la coupure du réseau national d'électricité dès la nuit de dimanche à lundi, engendrant des pannes dans tout le pays.

Les vols intérieurs ont été annulés et seront à nouveau perturbés mardi, selon plusieurs compagnies aériennes nigérianes. Des syndicats des employés du transport aérien ont annoncé que la grève touchera les vols internationaux à partir de mardi.

Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, le président Bola Ahmed Tinubu a mis fin à la subvention des carburants et au contrôle des devises, ce qui a entraîné un triplement des prix de l'essence et une hausse du coût de la vie, le naira ayant chuté par rapport au dollar.

En avril, l'inflation s'élevait à 33,6% sur un an, selon les données de la Banque centrale nigériane, forçant de nombreux nigérians à sauter des repas ou à abandonner certains produits comme la viande, les oeufs ou le lait.

M. Tinubu a appelé à la patience pour permettre à ses réformes de porter leurs fruits, affirmant qu'elles contribueraient à attirer les investissements étrangers.

- "Pas de travail" -

Dans la capitale Abuja, des bureaux gouvernementaux, des stations-service et des tribunaux étaient fermés lundi matin, tandis que de longues files d'attente se formaient devant les portes verrouillées de l'aéroport, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"C'est complètement chaotique", a déclaré Shaibu Job, un résident d'Abuja empêché de prendre son vol pour Lagos, qui ne se dit pourtant "pas déçu" de l'action syndicale qu'il "encourage à aller plus loin".

"Pas de travail!": devant un bâtiment abritant plusieurs ministères, des syndicalistes encourageaient les salariés à rentrer chez eux.

La présence de soldats et de personnel de sécurité a été renforcée dans les rues.

"Aujourd'hui nous n'avons rien fait au travail, tout est sur pause, je n'ai pas d'électricité chez moi et très peu de stations-service fonctionnent", a expliqué à l'AFP Charles, 53 ans, fonctionnaire à Abuja contraint de travailler comme chauffeur de taxi en dehors de ses heures de travail pour joindre les deux bouts.

Dans la mégalopole de Lagos, un journaliste de l'AFP a constaté que le tribunal du travail était fermé, et que les enfants rentraient chez eux à pied après avoir appris que leurs écoles étaient fermées.

"Les travailleurs nigérians, qui sont l'épine dorsale de l'économie de notre pays, méritent des salaires justes et décents qui reflètent les réalités économiques actuelles", avaient déclaré les syndicats dans un communiqué publié vendredi.

A Kano, la ville la plus peuplée du nord du pays, les bureaux du gouvernement ont gardé portes closes, tout comme les écoles publiques.

"Pas d'école, on a la journée libre!", se réjouissaient des enfants dans un quartier de la ville après avoir appris la fermeture de leur établissement.

Contacté par l'AFP, le gouvernement n'a pas immédiatement répondu.

En février dernier, quelques milliers de Nigérians avaient manifesté contre la hausse du coût de la vie à l'appel des syndicats, sans obtenir gain de cause.

Z.Huang--ThChM