The China Mail - "Gilets jaunes" matraqués dans un Burger King en 2018: procès requis contre 9 CRS

USD -
AED 3.672504
AFN 64.999537
ALL 81.33886
AMD 361.122502
ANG 1.789785
AOA 917.000035
ARS 1513.022501
AUD 1.444398
AWG 1.80125
AZN 1.67226
BAM 1.743487
BBD 2.013327
BDT 122.956921
BGN 1.747831
BHD 0.377591
BIF 2991.825564
BMD 1
BND 1.281969
BOB 11.720763
BRL 5.097599
BSD 0.999599
BTN 94.969134
BWP 13.742479
BYN 3.017272
BYR 19600
BZD 2.010474
CAD 1.419315
CDF 2313.52571
CHF 0.827897
CLF 0.024941
CLP 981.589897
CNY 6.691203
CNH 6.690261
COP 3177.34
CRC 454.962785
CUC 1
CUP 23.991442
CVE 98.294675
CZK 21.704698
DJF 178.000624
DKK 6.66792
DOP 61.282703
DZD 134.428038
EGP 53.431406
ERN 15
ETB 163.27156
EUR 0.89201
FJD 2.26765
FKP 0.76043
GBP 0.753555
GEL 2.58989
GGP 0.76043
GHS 11.630623
GIP 0.76043
GMD 73.500612
GNF 8794.098638
GTQ 7.63697
GYD 209.078429
HKD 7.847255
HNL 26.837813
HRK 6.719798
HTG 130.89794
HUF 324.396504
IDR 18028
ILS 3.103975
IMP 0.76043
INR 94.52505
IQD 1514.474828
IRR 1795877.500108
ISK 121.490159
JEP 0.76043
JMD 158.942818
JOD 0.708971
JPY 158.149499
KES 129.839569
KGS 87.450398
KHR 4059.583344
KMF 440.000176
KPW 899.999961
KRW 1340.749682
KWD 0.31096
KYD 0.833055
KZT 453.04094
LAK 22484.901161
LBP 89517.060016
LKR 330.904147
LRD 170.435248
LSL 16.519088
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.421536
MAD 9.796395
MDL 17.963495
MGA 4502.384454
MKD 54.953088
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.080141
MRU 40.052592
MUR 47.307153
MVR 15.460232
MWK 1732.941124
MXN 18.435973
MYR 4.082099
MZN 63.908288
NAD 16.519088
NGN 1330.897808
NIO 36.789417
NOK 9.479897
NPR 151.940099
NZD 1.77843
OMR 0.384489
PAB 0.999666
PEN 3.438747
PGK 4.537452
PHP 63.044004
PKR 276.704729
PLN 3.89635
PYG 5692.383117
QAR 3.643852
RON 4.757698
RSD 104.727545
RUB 83.866756
RWF 1474.885234
SAR 3.753076
SBD 8.064647
SCR 13.951933
SDG 601.498751
SEK 9.958299
SGD 1.28212
SHP 0.754745
SLE 24.679893
SLL 20969.504398
SOS 571.288497
SRD 37.641502
STD 20697.981008
STN 21.840387
SVC 8.746852
SYP 13001.999685
SZL 16.512011
THB 33.519867
TJS 9.211651
TMT 3.51
TND 3.001747
TOP 2.40776
TRY 49.509597
TTD 6.784783
TWD 32.34196
TZS 2639.984999
UAH 44.838258
UGX 4023.070477
UYU 40.203962
UZS 11956.051793
VES 878.023604
VND 25873
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 585.120197
XAG 0.017491
XAU 0.000240685762
XCD 2.70255
XCG 1.801609
XDR 0.707052
XOF 585.120197
XPF 106.313655
YER 236.150455
ZAR 16.518805
ZMK 9001.194926
ZMW 19.917541
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.08173
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

"Gilets jaunes" matraqués dans un Burger King en 2018: procès requis contre 9 CRS
"Gilets jaunes" matraqués dans un Burger King en 2018: procès requis contre 9 CRS / Photo: © AFP/Archives

"Gilets jaunes" matraqués dans un Burger King en 2018: procès requis contre 9 CRS

Le parquet de Paris a requis mercredi le renvoi de neuf CRS soupçonnés d'avoir frappé ou matraqué des "manifestants non hostiles" dans un restaurant Burger King lors de l'acte 3 des gilets jaunes, ouvrant ainsi la voie à un procès dans ce dossier symbolique des violences policières.

Taille du texte:

Les faits remontent au 1er décembre 2018, dans un Paris bouleversé par la contestation sociale des gilets jaunes.

Alors que des manifestants "s'étaient réfugiés" dans un Burger King, près des Champs-Elysées, certains CRS de la compagnie de Chalon-sur-Saône les frappaient à plusieurs reprises "munis de leur matraque et de leur bouclier", d'après le réquisitoire définitif rendu mercredi et consulté jeudi par l'AFP.

Ils expliquaient, au cours des investigations, traquer des pilleurs de commerces. Mais ces manifestants violentés apparaissaient "non hostiles", a souligné le parquet: ils "se trouvaient au sol" ou "tentaient de sortir les mains en l'air".

Les violences se poursuivaient "vraisemblablement" même à l'extérieur du restaurant.

Le parquet a demandé que neuf CRS, âgés de 29 à 51 ans, soient jugés devant le tribunal correctionnel pour violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l'autorité publique.

Les violences imputées à six d'entre eux ont notamment entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à huit jours chez les parties civiles.

Leur avocat, Laurent-Franck Lienard, n'a pu être joint dans l'immédiat.

- 27 coups de matraque -

Les investigations se sont appuyées sur de nombreuses vidéos montrant des violences.

La toute première a été diffusée quatre jours après les faits par l'agence HZ Press sur YouTube et a enclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire.

Puis les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) exploitaient la vidéosurveillance du restaurant.

Une caméra filmait ainsi un manifestant allongé au sol devant le comptoir des caisses, recevant 27 coups de matraques au total par six CRS. Une autre montrait un journaliste, portant le brassard presse, recevant un coup de matraque.

Si des victimes restent non identifiées, cinq personnes se sont constituées parties civiles dans l'information judiciaire ouverte en mai 2019.

A l'époque des faits, "les violences policières n'existaient pas pour Emmanuel Macron", a taclé jeudi Arié Alimi, conseil de deux manifestants blessés, contacté par l'AFP. "Il est désormais probable que neuf CRS soient renvoyés devant le tribunal", s'est-il félicité.

L'avocat, qui représente de nombreuses parties civiles dans des dossiers d'accusations de violences policières, a prédit que "la multitude de procédures à venir permettra à la population de prendre conscience du drame vécu par toutes les victimes".

Tout au long de l'enquête, la compagnie a présenté son intervention comme indissociable de la situation "insurrectionnelle" de cette journée de manifestation, avec notamment à Paris des violences ou encore d'importantes dégradations à l'Arc de Triomphe.

Cette compagnie avait pour instruction de "s'opposer aux casseurs qui pillaient les commerces", rappelle en effet le parquet.

Mais les investigations ont établi que ces manifestants blessés n'avaient commis "aucune violence ni aucune dégradation" et s'étaient plutôt "réfugiés" dans le Burger King, dont la porte d'entrée avait été dégradée.

Pour défendre ses troupes, le commandant, placé sous le statut plus favorable de témoin assisté, a fait valoir que la compagnie avait été confrontée à "200 à 300 casseurs violents" juste avant l'intervention au sein du Burger King.

Toutefois, il reconnaissait que leur intervention pouvait "apparaître comme choquante".

Devant les enquêteurs, l'encadrement a confirmé "que l'usage de la force à ce moment-là n'était pas légitime et que les individus n'avaient pas eu le temps de quitter les lieux de leur propre initiative", relève le parquet.

Dans son rapport administratif cité par le réquisitoire, la compagnie "faisait état d'un bilan définitif hors norme" de moyens utilisés au cours de l'intervention, avec notamment 1.700 grenades de gaz lacrymogène, 312 tirs de LBD, "mais également de blessés au sein de l'unité" (27 blessés sur 63 CRS).

Q.Yam--ThChM