The China Mail - Au Maroc, la violence du séisme "hante" toujours les rescapés du Haut-Atlas

USD -
AED 3.672502
AFN 64.503778
ALL 81.338497
AMD 361.09675
ANG 1.789785
AOA 916.999706
ARS 1513.236465
AUD 1.447188
AWG 1.8
AZN 1.704172
BAM 1.743363
BBD 2.013184
BDT 122.946509
BGN 1.747831
BHD 0.377586
BIF 2991.638885
BMD 1
BND 1.281883
BOB 11.71977
BRL 5.0581
BSD 0.999594
BTN 94.961938
BWP 13.742418
BYN 3.017057
BYR 19600
BZD 2.010313
CAD 1.420705
CDF 2312.497903
CHF 0.830245
CLF 0.02503
CLP 985.13026
CNY 6.69275
CNH 6.691765
COP 3194.05
CRC 454.960757
CUC 1
CUP 23.989731
CVE 98.287665
CZK 21.727901
DJF 177.999037
DKK 6.669495
DOP 61.28243
DZD 134.609897
EGP 53.488596
ERN 15
ETB 163.269377
EUR 0.891991
FJD 2.262985
FKP 0.76043
GBP 0.754905
GEL 2.59004
GGP 0.76043
GHS 11.629742
GIP 0.76043
GMD 73.999893
GNF 8793.432336
GTQ 7.636425
GYD 209.06352
HKD 7.847315
HNL 26.837693
HRK 6.721404
HTG 130.889189
HUF 324.420995
IDR 17948.8
ILS 3.102398
IMP 0.76043
INR 94.91635
IQD 1514.36683
IRR 1790499.999886
ISK 121.679853
JEP 0.76043
JMD 158.941401
JOD 0.708953
JPY 157.993498
KES 129.849764
KGS 87.450241
KHR 4059.311949
KMF 441.999892
KPW 899.999961
KRW 1346.264987
KWD 0.31098
KYD 0.832995
KZT 453.004595
LAK 22483.097342
LBP 89509.87864
LKR 330.880551
LRD 170.423094
LSL 16.517836
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.421479
MAD 9.795696
MDL 17.962214
MGA 4502.324255
MKD 54.950394
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.079529
MRU 40.052235
MUR 47.241137
MVR 15.450065
MWK 1732.925677
MXN 18.523375
MYR 4.082603
MZN 63.910338
NAD 16.51791
NGN 1329.99989
NIO 36.787121
NOK 9.505505
NPR 151.938745
NZD 1.78582
OMR 0.384498
PAB 0.999586
PEN 3.438455
PGK 4.537108
PHP 63.080975
PKR 276.703496
PLN 3.899005
PYG 5692.357747
QAR 3.643608
RON 4.758995
RSD 104.739601
RUB 83.748846
RWF 1474.878661
SAR 3.783194
SBD 8.064647
SCR 13.861837
SDG 601.501324
SEK 9.972765
SGD 1.28298
SHP 0.754745
SLE 24.679745
SLL 20969.504398
SOS 571.283404
SRD 37.711975
STD 20697.981008
STN 21.838829
SVC 8.746189
SYP 13001.999685
SZL 16.511864
THB 33.543503
TJS 9.210912
TMT 3.51
TND 3.001547
TOP 2.40776
TRY 49.417598
TTD 6.784239
TWD 32.442499
TZS 2640.140335
UAH 44.837859
UGX 4022.801521
UYU 40.200736
UZS 11955.039354
VES 878.023596
VND 25873
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 585.107973
XAG 0.017637
XAU 0.000241118694
XCD 2.70255
XCG 1.801465
XDR 0.707052
XOF 585.107973
XPF 106.304652
YER 236.150526
ZAR 16.55695
ZMK 9001.201832
ZMW 19.915944
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.091596
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Au Maroc, la violence du séisme "hante" toujours les rescapés du Haut-Atlas
Au Maroc, la violence du séisme "hante" toujours les rescapés du Haut-Atlas / Photo: © AFP/Archives

Au Maroc, la violence du séisme "hante" toujours les rescapés du Haut-Atlas

"J'entends encore les cris de mon petit-fils sous les décombres". Un an après le puissant séisme ayant frappé le sud du Maroc, Kebira Aït Bellaïd ne parvient pas à faire le deuil de sa fille et ses trois petits-enfants.

Taille du texte:

"Ce tremblement de terre m'a changée à jamais", confie à l'AFP cette femme de 52 ans qui vit toujours sous une tente, comme la majorité des habitants de Tiniskt, perché dans les montagnes à 70 kilomètres au sud-ouest de Marrakech.

Cette bourgade pittoresque, avec ses bâtisses en terre construites en strates les unes au-dessus des autres, a été presque balayée par le séisme du 8 septembre 2023, qui a fait près de 3.000 morts et endommagé environ 60.000 habitations dans le Haut-Atlas.

Le traumatisme causé par cette catastrophe naturelle, qui y a coûté la vie à 45 personnes à Tiniskt, reste vif dans ce village reculé et difficile d'accès peuplé de 500 habitants.

Kebira Aït Bellaïd tente d'avancer pour son mari et ses enfants "encore en vie". Mais entendre "Rayan, 9 ans, qui m'implore sous les décombres me hante toujours", raconte avec émotion cette femme suivie depuis par un psychiatre.

Sa voisine Khadija Id Yassine espère, les yeux embués, "ne plus jamais penser à cette nuit cauchemardesque bien qu'elle reste ancrée dans (sa) mémoire".

"La vie est dure sous la tente entre le froid glacial de l'hiver et la chaleur étouffante de l'été", poursuit cette mère de trois enfants qui n'a pas encore pu reconstruire sa maison en raison d'une non-conformité de son terrain.

- "Tourner cette page douloureuse" -

Si la majorité des familles de Tiniskt ont perçu une première tranche d'aide publique (20.000 dirhams, soit 1.845 euros), seuls une dizaine de chantiers de reconstruction ont récemment été lancés.

Une lenteur expliquée par la difficulté d'accès à certaines zones pour effectuer les démolitions et déblaiements de gravats, indique Amine Bouih, chargé de la province d'Al-Haouz dont dépend Tiniskt, au sein de l'agence publique Al Omrane.

Dans cette zone, la plus touchée par le tremblement de terre, 24.000 bâtisses devraient être reconstruites. A ce jour, 1.000 ont été édifiées, plus de 9.000 fondations réalisées et environ 5.000 structures construites, selon M. Bouih.

A Ouirgane, un village en bordure d'une route nationale à 14 kilomètres au nord-est de Tiniskt, les cadences sont plus soutenues: deux maisons sont habitées, d'autres en cours d'édification ou de finalisation. Toutes construites en béton mais avec l'obligation de réaliser les revêtements de façade en terre.

Brahim Aït Ouarah fait partie des chanceux à avoir quitté le campement des sinistrés en mars pour s'installer dans son nouveau logement, construit à ses frais avant de percevoir l'aide publique.

"Les six mois que j'ai passés sous une tente étaient très difficiles, j'avais hâte de tourner cette page douloureuse même si rien ne pourra compenser les vies perdues", raconte ce chauffeur ambulancier qui a perdu son épouse et un enfant dans le séisme.

- Le choix du béton -

A Tiniskt et dans d'autres villages, le choix de reconstruction s'est également porté sur le béton, à contrecourant des recommandations d'architectes qui préconisaient une construction traditionnelle en terre et en pierre.

"Le béton s'est imposé car les gens ont des aprioris sur les techniques traditionnelles mais ça aurait pu changer avec de la sensibilisation", regrette Yassine Aït Si Mhanned, un jeune de Tiniskt.

Pour M. Bouih de l'agence Al Omrane, l'architecture traditionnelle présente "des difficultés dans la réalisation et dans la durée de construction. C'est plus cher dans certaines zones vu la nécessité d'avoir une main-d'oeuvre qualifiée et très rare".

L'architecte Khalil Morad El Ghilali met en garde: "l'introduction du béton dans ces régions est une grande erreur car ça coûte cher, ce n'est pas adapté à cet environnement et pas fiable".

Selon lui, "il y a eu une grande pression des habitants, le mot d'ordre est de les satisfaire, ce qui n'est pas la bonne approche". Ce professionnel travaille sur la reconstruction de 70 maisons en terre ou en pierre, après avoir écarté 280 projets basés sur le béton.

"L'urgence de la reconstruction a conduit à de la précipitation avec un manque de vision autour des cultures constructives locales et des blocages administratifs", déplore-t-il.

G.Tsang--ThChM