The China Mail - Pêcher "moins et mieux": l'appel de scientifiques pour une pêche vraiment durable

USD -
AED 3.672501
AFN 64.485622
ALL 81.549749
AMD 361.430444
ANG 1.789785
AOA 917.99947
ARS 1513.248302
AUD 1.433795
AWG 1.8
AZN 1.701095
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.37766
BIF 2995
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.041198
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.421365
CDF 2312.520298
CHF 0.83205
CLF 0.025036
CLP 985.36034
CNY 6.69275
CNH 6.693545
COP 3196.93
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 99.404736
CZK 21.771992
DJF 177.719961
DKK 6.68041
DOP 61.249753
DZD 134.533389
EGP 53.067426
ERN 15
ETB 161.130477
EUR 0.89371
FJD 2.26455
FKP 0.754659
GBP 0.756045
GEL 2.597547
GGP 0.754659
GHS 11.664996
GIP 0.754659
GMD 73.999665
GNF 8799.999943
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.847785
HNL 26.95013
HRK 6.732599
HTG 130.910423
HUF 325.206958
IDR 17930.35
ILS 3.097596
IMP 0.754659
INR 95.15175
IQD 1513
IRR 1790499.999928
ISK 121.920114
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.70898
JPY 157.930248
KES 129.779826
KGS 87.450163
KHR 4071.99991
KMF 441.999636
KPW 899.999961
KRW 1341.910271
KWD 0.31165
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22499.999977
LBP 89549.99985
LKR 330.891222
LRD 170.749848
LSL 16.490129
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.429535
MAD 9.747029
MDL 17.89398
MGA 4499.999495
MKD 55.199462
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.220079
MUR 47.610274
MVR 15.459906
MWK 1741.999788
MXN 18.473045
MYR 4.084099
MZN 63.910111
NAD 16.489766
NGN 1330.050088
NIO 36.849829
NOK 9.49815
NPR 152.293053
NZD 1.784099
OMR 0.384484
PAB 0.999736
PEN 3.430498
PGK 4.45175
PHP 62.907991
PKR 277.035036
PLN 3.906445
PYG 5704.585558
QAR 3.640169
RON 4.768703
RSD 104.962028
RUB 83.624996
RWF 1475
SAR 3.74237
SBD 8.078071
SCR 13.936404
SDG 601.497355
SEK 9.988495
SGD 1.28391
SHP 0.754518
SLE 24.669916
SLL 20969.504398
SOS 571.501784
SRD 37.711972
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.490294
THB 33.633008
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 3.3035
TOP 2.40776
TRY 49.414402
TTD 6.799166
TWD 32.203098
TZS 2630.002993
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11951.499896
VES 875.701604
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 586.235332
XAG 0.01792
XAU 0.000242805963
XCD 2.70255
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 586.235332
XPF 106.874987
YER 236.200463
ZAR 16.58286
ZMK 9001.197676
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.086037
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Pêcher "moins et mieux": l'appel de scientifiques pour une pêche vraiment durable
Pêcher "moins et mieux": l'appel de scientifiques pour une pêche vraiment durable / Photo: © AFP/Archives

Pêcher "moins et mieux": l'appel de scientifiques pour une pêche vraiment durable

"Pêcher moins, pêcher mieux et à hauteur d'humain"... Des scientifiques posent, dans un article publié lundi, les conditions d'une pêche réellement durable, capable de faire face au défi climatique et d'éviter un effondrement des écosystèmes marins.

Taille du texte:

"Laissées sans contrôle, la surpêche et la pêche destructrice vont entrer en collision avec les effets du changement climatique pour produire des océans dangereusement dysfonctionnels. Les pratiques de pêche actuelles doivent être réformées pour éviter que cela ne se produise", a expliqué à l'AFP Callum Roberts, professeur de conservation marine à l'Université d'Exeter (Royaume-Uni) et auteur principal de l'étude parue dans la revue "npj Ocean Sustainability".

Avec une trentaine de scientifiques de réputation internationale, le biologiste britannique a travaillé pendant trois ans pour définir onze "actions" destinées à minimiser l'impact de la pêche sur la vie marine, à régénérer la biodiversité, tout en renforçant le bien-être des populations vivant de la pêche.

"Gérer les pêcheries plus durablement est un impératif mondial au regard du nombre croissant de personnes vivant dans la faim", soulignent les auteurs, parmi lesquels figurent quelques-uns des experts les plus réputés dans leur discipline, comme le biologiste franco-canadien Daniel Pauly, professeur à l'Université de Colombie Britannique de Vancouver (Canada).

Les produits de la mer fournissent 15% des protéines animales consommées dans le monde et 500 millions de personnes vivent de la pêche artisanale, selon les derniers chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Mais cette source d'alimentation, indispensable à de nombreux pays pauvres, est menacée par le changement climatique, l’affaiblissement de la biodiversité et la surpêche. "De nombreux stocks de poissons dans le monde restent sur-pêchés ou en déclin", soulignent les auteurs.

Dans l'Atlantique Nord-Est, par exemple, seuls 28% des stocks étudiés ne sont ni surexploités ni à des niveaux de biomasse trop faibles, selon le Comité scientifique de la pêche (STECF) de l'Union européenne.

Et encore, ces chiffres sont-ils sans doute trop optimistes. Car, d'après une publiée en août dans la revue Science, les modèles mathématiques sous-estiment le nombre de stocks de poissons effondrés en raison de la surpêche.

- subventions néfastes -

Au niveau international, une pêcherie est jugée durable si elle respecte le rendement maximum durable (RMD), un indicateur fixant la quantité maximum de poissons pouvant être pêchés, sans menacer le renouvellement de la ressource.

Outre que son calcul est sujet à caution, cet indicateur est vivement critiqué par les scientifiques car il ne prend pas en compte les interactions entre espèces, ni les dégradations de l'écosystème induites par la pêche.

C'est pourquoi les auteurs appellent d'abord à "pêcher moins", à des niveaux "bien inférieurs au RMD". "En pêchant moins, il y aura plus de poissons dans la mer, ce qui signifie que les pêcheurs seront capables de capturer plus, et de meilleurs poissons, avec moins d'efforts et à moindre coût", souligne M. Roberts.

Dans la même veine, ces scientifiques appellent à limiter la taille des bateaux et à abandonner les engins de pêche trop destructeurs, tout en luttant contre la pêche illégale et les abus aux droits humains.

Ils invitent également à supprimer les subventions néfastes, qui incitent à la surpêche, comme la détaxe du gazole ou l'aide à la construction de navires, estimées à 22,2 milliards de dollars (19,9 milliards d'euros) en 2018 au niveau mondial.

"La plupart des pêcheries les plus destructrices vont simplement devenir non rentables quand cette aide sera retirée", estiment les auteurs, qui proposent de rediriger ces fonds pour soutenir les "bonnes pratiques" de pêche ou la mise en place d'aires marines protégées.

"Il faut pêcher moins, pêcher mieux, à hauteur d'humain, pour assurer une sécurité alimentaire, tout en régénérant la santé des océans", résume Claire Nouvian, présidente de l'association Bloom, qui a participé à l'étude.

Selon Bloom, aucun poisson vendu en supermarché ne respecte ces nouveaux critères de pêche durable. Mais des labels pourraient "s'en emparer", espère Mme Nouvian.

"Toutes les réformes que nous avons proposées ont été mises en œuvre quelque part, dans certaines pêcheries", souligne M. Roberts. Mais "il n’y a aucun endroit, à ma connaissance, où toutes les réformes existent déjà", reconnaît-il.

Q.Yam--ThChM