The China Mail - Les dockers américains en grève, une première depuis 1977

USD -
AED 3.673029
AFN 64.502737
ALL 81.549737
AMD 361.429673
ANG 1.789785
AOA 918.000046
ARS 1513.235699
AUD 1.436039
AWG 1.8
AZN 1.702791
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.37766
BIF 2995
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.030698
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.425385
CDF 2312.493234
CHF 0.83596
CLF 0.02505
CLP 985.889563
CNY 6.69275
CNH 6.696855
COP 3194.05
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 99.406631
CZK 21.87535
DJF 177.720249
DKK 6.709915
DOP 61.249943
DZD 134.782004
EGP 53.076602
ERN 15
ETB 161.130196
EUR 0.89765
FJD 2.263011
FKP 0.754659
GBP 0.759273
GEL 2.600208
GGP 0.754659
GHS 11.664978
GIP 0.754659
GMD 73.999897
GNF 8799.999839
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.84845
HNL 26.950336
HRK 6.764596
HTG 130.910423
HUF 326.761501
IDR 17955.5
ILS 3.097604
IMP 0.754659
INR 95.11975
IQD 1310.5
IRR 1790499.999792
ISK 122.43966
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.708985
JPY 158.503503
KES 129.750213
KGS 87.449765
KHR 4070.999675
KMF 439.999529
KPW 899.999961
KRW 1341.150047
KWD 0.31191
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22500.000346
LBP 89549.999831
LKR 330.891222
LRD 170.750014
LSL 16.490191
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.429567
MAD 9.747013
MDL 17.89398
MGA 4500.000238
MKD 55.018986
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.220585
MUR 47.609715
MVR 15.460123
MWK 1741.999931
MXN 18.489255
MYR 4.086404
MZN 63.910271
NAD 16.489895
NGN 1329.749756
NIO 36.849767
NOK 9.53474
NPR 152.293053
NZD 1.790785
OMR 0.384492
PAB 0.999736
PEN 3.430504
PGK 4.45175
PHP 62.946998
PKR 277.035009
PLN 3.923635
PYG 5704.585558
QAR 3.639922
RON 4.787899
RSD 105.395997
RUB 83.627224
RWF 1475
SAR 3.74237
SBD 8.078071
SCR 13.908337
SDG 601.507696
SEK 10.044115
SGD 1.28546
SHP 0.754518
SLE 24.669713
SLL 20969.504398
SOS 571.507636
SRD 37.711973
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.489919
THB 33.650952
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 3.303498
TOP 2.40776
TRY 49.392165
TTD 6.799166
TWD 32.145498
TZS 2630.012971
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11951.501691
VES 875.7016
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 588.819703
XAG 0.018005
XAU 0.000244778567
XCD 2.70255
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 588.819703
XPF 106.874981
YER 236.200507
ZAR 16.61896
ZMK 9001.199204
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.087868
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Les dockers américains en grève, une première depuis 1977
Les dockers américains en grève, une première depuis 1977 / Photo: © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Les dockers américains en grève, une première depuis 1977

Les dockers de grands ports de la côte Est et du Sud des États-Unis ont commencé à débrayer mardi, à l'appel de leur syndicat, une première depuis près de 50 ans après l'échec d'une ultime tentative de résolution.

Taille du texte:

"Nous sommes prêts à nous battre aussi longtemps que nécessaire, à rester en grève le temps qu'il faudra, pour obtenir les salaires et protections que nos adhérents méritent", a prévenu dans un communiqué le patron du syndicat ILA, Harold Daggett, à la tête de quelque 85.000 dockers américains.

Les dockers ont commencé à débrayer tôt mardi après l'échec de négociations de dernière minute entre leur syndicat et l'Alliance maritime des Etats-Unis (USMX), qui représente les employeurs de 36 ports disséminés entre le Maine et le Texas, sur le Golfe du Mexique et en Floride (sud-est).

Les discussions, qui ont débuté en mai, "sont dans l'impasse", selon l'ILA.

Après le début du mouvement, le président Joe Biden a appelé les deux parties à mener des négociations "rapides et équitables", selon la Maison Blanche, pour résoudre une grève aux conséquences économiques potentiellement très importantes, à cinq semaines des élections américaines.

Le syndicat ILA projetait de faire grève dès l'expiration de l'accord social de six ans à 23H59 lundi (03H59 GMT mardi) dans les ports de la côte Est et du golfe du Mexique.

Le contrat social arrivé à expiration concerne 25.000 adhérents, travaillant dans les terminaux de quatorze grands ports (Boston, New York, Philadelphie, Baltimore, Savannah, Miami, Tampa ou encore Houston).

Le syndicat avait prévenu dimanche que tous ses membres allaient tenir des piquets de grève dès mardi 00H01, "rejoints en solidarité par des dockers et des travailleurs maritimes dans le monde entier".

Il a précisé que "tous les ports entre le Maine (nord-est) et le Texas (sud) étaient à l'arrêt", la première grève d'ampleur sur la côte américaine depuis 1977.

Le transport d'hydrocarbures et de produits agricoles, ou encore les croisières ne devraient néanmoins être que très faiblement, voire pas du tout, affectés.

- Une "petite part" -

"Nous avons travaillé durant le Covid, nous ne nous sommes jamais arrêté. On a permis au monde de continuer à fonctionner", a rappelé Jonita Carter, docker depuis 23 ans.

Elle faisait partie des quelque 200 manifestants rassemblés devant le site de Maher Terminals, l'un des plus importants de Port Elizabeth, le grand port de New York-New Jersey.

Un peu plus loin, ils étaient environ le double massés devant les installations d'APM Terminals, un autre opérateur du lieu.

"Nous ne demandons pas grand-chose, la petite part à laquelle nous avons droit", a lancé Jonita Carter. "Avec l'automatisation, nous allons perdre nos emplois."

L'ILA réclame une revalorisation conséquente des salaires et le gel de toute automatisation des ports.

L'Alliance reprochait au syndicat de refuser toute discussion depuis des semaines, empêchant de ce fait une entente sur le nouvel accord de six ans.

Des importateurs et exportateurs avaient pris les devants en expédiant leurs produits à l'avance. D'autres ont opté pour un déchargement sur la côte ouest, plus coûteux en temps et en argent depuis l'Europe.

Mais les ports de la côte ouest, couverts par un accord social distinct conclu en 2023 qui leur interdit de faire grève, pourraient perturber les activités par solidarité et ils disposent de peu de capacités disponibles.

Par ailleurs, les ports canadiens ne pourraient absorber un débordement des États-Unis, d'autant qu'ils subissent aussi des mouvements sociaux, comme Vancouver la semaine dernière et Montréal bloqué depuis lundi.

Oxford Economics estime que chaque semaine de grève amputerait le PIB américain de 4,5 à 7,5 milliards de dollars.

Selon le cabinet Anderson Economic Group (AEG), la première semaine de débrayage devrait coûter 2,1 milliards de dollars, dont 1,5 milliard en marchandises perdues (comme des denrées périssables).

"Nous n'anticipons pas de manque de produits essentiels dans l'immédiat", a indiqué lundi Kathy Hochul, gouverneure de l'Etat de New York, lors d'une conférence de presse.

Les constructeurs automobiles devraient pâtir du débrayage, les ports de Baltimore et de Géorgie servant d'entrée aux pièces détachées et de sortie aux véhicules.

Ford surveille la situation "de près". Le groupe allemand BMW, qui fabrique plusieurs modèles de SUV exclusivement en Caroline du Sud, n'anticipe pas de problème cette semaine.

Le groupe de logistique DHL, qui a constaté une "forte demande" pour ses services de fret aérien, a activé "plusieurs plans de secours" pour ses propres acheminements, notamment l'utilisation de ports et de moyens de transport alternatifs.

E.Choi--ThChM