The China Mail - Océans : réoxygéner la mer Baltique, le pari pionnier de start-up et de scientifiques

USD -
AED 3.672496
AFN 64.999934
ALL 81.612415
AMD 361.133075
ANG 1.789785
AOA 917.000203
ARS 1513.324401
AUD 1.426635
AWG 1.8025
AZN 1.75954
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.377753
BIF 2993.687766
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.023781
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.421635
CDF 2312.500322
CHF 0.833445
CLF 0.024951
CLP 981.970195
CNY 6.69215
CNH 6.69424
COP 3190.04
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 98.516424
CZK 21.755202
DJF 178.022773
DKK 6.677195
DOP 61.224946
DZD 134.538212
EGP 53.048097
ERN 15
ETB 163.294038
EUR 0.89321
FJD 2.244698
FKP 0.754659
GBP 0.753735
GEL 2.594994
GGP 0.754659
GHS 11.661597
GIP 0.754659
GMD 73.999931
GNF 8795.13605
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.84805
HNL 26.840523
HRK 6.730502
HTG 130.910423
HUF 324.425993
IDR 17950
ILS 3.07646
IMP 0.754659
INR 95.09605
IQD 1515.48045
IRR 1779859.999961
ISK 121.819942
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.709035
JPY 158.439498
KES 129.809807
KGS 87.450238
KHR 4061.41256
KMF 440.00029
KPW 899.999961
KRW 1337.159736
KWD 0.31178
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22493.623218
LBP 89523.405358
LKR 330.891222
LRD 170.452667
LSL 16.481157
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.422994
MAD 9.847399
MDL 17.89398
MGA 4501.940954
MKD 55.018986
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.049676
MUR 47.609907
MVR 15.459865
MWK 1733.742534
MXN 18.3651
MYR 4.084703
MZN 63.90326
NAD 16.480347
NGN 1329.949751
NIO 36.792495
NOK 9.471575
NPR 152.293053
NZD 1.78112
OMR 0.384498
PAB 0.999736
PEN 3.442394
PGK 4.53782
PHP 62.886993
PKR 276.801369
PLN 3.89939
PYG 5704.585558
QAR 3.644591
RON 4.774001
RSD 104.882027
RUB 84.12308
RWF 1475.009269
SAR 3.74887
SBD 8.078071
SCR 13.804622
SDG 601.498055
SEK 9.96562
SGD 1.28255
SHP 0.754518
SLE 24.670363
SLL 20969.504398
SOS 571.364753
SRD 37.647502
STD 20697.981008
STN 21.88956
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.474351
THB 33.568999
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 2.988314
TOP 2.40776
TRY 49.391987
TTD 6.799166
TWD 32.088503
TZS 2629.998008
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11957.007308
VES 875.701601
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 585.907344
XAG 0.017048
XAU 0.000241194879
XCD 2.702551
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 585.907344
XPF 106.553496
YER 236.203025
ZAR 16.46825
ZMK 9001.204229
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.073848
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Océans : réoxygéner la mer Baltique, le pari pionnier de start-up et de scientifiques
Océans : réoxygéner la mer Baltique, le pari pionnier de start-up et de scientifiques / Photo: © AFP/Archives

Océans : réoxygéner la mer Baltique, le pari pionnier de start-up et de scientifiques

Dans la Baltique, bordée de neuf pays du nord de l'Europe, les poissons disparaissent par manque d'oxygène et avec eux, toute la biodiversité. Deux start-up et des scientifiques européens font le pari de ramener de la vie sous l'eau en la réoxygénant, via une production industrielle d'hydrogène en mer.

Taille du texte:

Des chercheurs de l'université de Stockholm en Suède, l'entreprise industrielle française Lhyfe, et une start-up finlandaise, Flexens, travaillent sur une expérimentation pilote commune, un projet baptisé BOxHy.

Ils cherchent une solution d'ensemble à l'asphyxie qui menace la mer Baltique par le biais notamment d'une production d'hydrogène en mer destinée à alimenter la décarbonation de l'industrie sur terre.

Car l'oxygène dissous dans les océans est essentiel à la vie: la capacité des organismes vertébrés et invertébrés à survivre sans oxygène est nulle, soulignent les scientifiques. "Or depuis plus de 50 ans, ses concentrations sont en baisse" surtout en zone côtière, relève Christophe Rabouille du CNRS.

La perte d'oxygène indispensable à la vie sous-marine peut être attribuée à deux causes principales, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN): l'eutrophisation due au ruissellement de nutriments (engrais, lisier...) provenant du continent — lesquels nourrissent des algues qui prolifèrent en excès et consomment l'oxygène de l'eau en se dégradant, rendant la vie aquatique impossible autour d'eux — et le réchauffement des eaux océaniques dû au dérèglement climatique.

- "désert écologique" -

Dans le centre de la Baltique, mer semi-fermée bordée de pays agricoles et industriels, "on trouve une des plus grandes zones océaniques mortes du monde, qui recouvre environ une fois et demie la taille du Danemark, c'est un désert écologique en hypoxie, c'est-à-dire en manque d'oxygène, parce que la mer est stratifiée et souffre d'eutrophisation", explique à l'AFP Alf Norkko, de l'Université d'Helsinki, chargé de la station zoologique de Tvärminne en Finlande.

Le projet Boxhy vise à étudier la faisabilité d'injections d'oxygène gazeux en profondeur, technique déjà utilisée dans certains lacs américains d'eau douce en hypoxie.

"Le rétablissement des conditions d'oxygène dans les eaux profondes par des ajouts à long terme aurait de nombreux effets positifs sur l'écosystème de la mer Baltique" estime Jakob Walve, écologue marin à l'université de Stockholm, associé au projet, citant notamment l'extension de l'habitat de reproduction et d'alimentation du cabillaud.

En juin, BOxHy a reçu le soutien des Nations unies dans le cadre d'un programme décennal sur le développement durable des océans.

Une "reconnaissance" dont se félicite Szilvia Haide, de Flexens, start-up qui coordonne le projet. Près de Stockholm, Flexens a identifié trois zones possibles de réinjection d'oxygène. Mais beaucoup reste à faire avant de commencer le grand ménage de la mer Baltique.

- "investir 20 à 30 ans" -

Car, il faut produire l'oxygène de manière propre et sur place. C'est le rôle de la start-up française Lhyfe, spécialisée dans l'électrolyse de l'eau pour produire de l'hydrogène vert, c'est-à-dire la séparation des molécules d'hydrogène et d'oxygène de l'eau (H2O), sous l'effet d'un courant électrique.

Elle a développé un pilote de production offshore d'hydrogène unique au monde: à partir d'eau de mer dessalée, lors d'une expérimentation d'un an au Croisic, dans l'ouest de la France, avec une éolienne marine.

Dans son usine vendéenne d'hydrogène vert, l'oxygène produit par Lhyfe n'est qu'un coproduit, simplement relâché dans l'atmosphère. En mer Baltique, il serait injecté dans l'eau. Reste à déterminer combien, comment, à quel rythme, et à en mesurer les impacts sur la faune et la flore.

La deuxième phase d'études de Boxhy, qui durera "cinq à six ans" devrait commencer en 2025, selon Mme Haide, pour expérimenter une première station pilote. L'objet est de déterminer la méthode d'injection de l'oxygène, et d'étudier les conséquences sur l'environnement et la biodiversité.

Selon les calculs de Matthieu Guesné, PDG de Lhyfe, "une trentaine" de plateformes offshore sur la Baltique seraient nécessaires pour la réoxygéner complètement.

"Ce n'est pas énorme, en une génération on a vu un millier de plateformes pétrolières et gazières s'installer en mer du Nord", dit-il à l'AFP. "La pollution s'est créée sur des décennies, et il faudra investir pendant 20 à 30 ans aussi, ce n'est pas une solution miracle, c'est un projet à très long terme".

Le temps d'injection en Baltique dépendra aussi de l'évolution de l'agriculture des pays côtiers vers plus ou moins de fertilisants.

S.Davis--ThChM