The China Mail - Coupures d'électricité: les Equatoriens au bord de la crise de nerfs

USD -
AED 3.672502
AFN 64.999433
ALL 81.696498
AMD 361.382245
ANG 1.789712
AOA 917.999597
ARS 1516.756786
AUD 1.433096
AWG 1.8
AZN 1.699706
BAM 1.748185
BBD 2.013658
BDT 123.127391
BGN 1.748028
BHD 0.377561
BIF 2997.962029
BMD 1
BND 1.279882
BOB 11.762182
BRL 5.0172
BSD 0.999768
BTN 95.208981
BWP 13.734665
BYN 3.010793
BYR 19600
BZD 2.010753
CAD 1.424135
CDF 2309.99992
CHF 0.83235
CLF 0.024839
CLP 977.605413
CNY 6.69215
CNH 6.69207
COP 3180.79
CRC 455.140667
CUC 1
CUP 23.995316
CVE 98.560013
CZK 21.782203
DJF 178.036397
DKK 6.68216
DOP 61.300011
DZD 134.518075
EGP 52.790599
ERN 15
ETB 163.304656
EUR 0.89387
FJD 2.251804
FKP 0.757299
GBP 0.754985
GEL 2.589862
GGP 0.757299
GHS 11.672745
GIP 0.757299
GMD 73.499831
GNF 8795.452108
GTQ 7.643284
GYD 209.16908
HKD 7.84785
HNL 26.836855
HRK 6.734101
HTG 130.776966
HUF 325.676501
IDR 17877.7
ILS 3.075401
IMP 0.757299
INR 95.197798
IQD 1514.712718
IRR 1779470.000341
ISK 121.749731
JEP 0.757299
JMD 158.774
JOD 0.708998
JPY 158.136499
KES 129.710159
KGS 87.449977
KHR 4068.790447
KMF 439.999943
KPW 900.00037
KRW 1340.849753
KWD 0.31174
KYD 0.833143
KZT 448.425042
LAK 22485.106611
LBP 89531.577513
LKR 330.776932
LRD 170.465515
LSL 16.486199
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431227
MAD 9.775644
MDL 17.966079
MGA 4513.825266
MKD 55.034145
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.082073
MRU 40.101541
MUR 47.729838
MVR 15.449843
MWK 1733.705174
MXN 18.33199
MYR 4.087102
MZN 63.909565
NAD 16.486199
NGN 1331.420129
NIO 36.790733
NOK 9.536515
NPR 152.334728
NZD 1.78144
OMR 0.384498
PAB 0.999745
PEN 3.448908
PGK 4.535378
PHP 62.777021
PKR 276.816833
PLN 3.912745
PYG 5716.150023
QAR 3.644392
RON 4.7698
RSD 104.936963
RUB 83.875034
RWF 1477.171154
SAR 3.75707
SBD 8.078071
SCR 13.851379
SDG 601.500541
SEK 9.984465
SGD 1.279905
SHP 0.755572
SLE 24.669855
SLL 20969.498801
SOS 571.339188
SRD 37.666957
STD 20697.981008
STN 21.899246
SVC 8.748078
SYP 13002.000253
SZL 16.488791
THB 33.590977
TJS 9.228074
TMT 3.51
TND 2.993314
TOP 2.40776
TRY 49.367603
TTD 6.799401
TWD 32.159797
TZS 2630.00802
UAH 45.101809
UGX 4139.404341
UYU 40.18735
UZS 11896.206514
VES 875.701597
VND 25914
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 586.340192
XAG 0.016558
XAU 0.000238716469
XCD 2.70255
XCG 1.801906
XDR 0.707052
XOF 586.340192
XPF 106.600164
YER 236.189513
ZAR 16.497298
ZMK 9001.206089
ZMW 19.904269
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.070232
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Coupures d'électricité: les Equatoriens au bord de la crise de nerfs
Coupures d'électricité: les Equatoriens au bord de la crise de nerfs / Photo: © AFP

Coupures d'électricité: les Equatoriens au bord de la crise de nerfs

Irma a la migraine à cause des générateurs, Karina n'en peut plus des embouteillages, Shirley doit se lever aux aurores... Confrontés à une crise gravissime de l'électricité et des coupures de courant allant jusqu'à 14 heures par jour, les Equatoriens sont au bord de la crise de nerfs.

Taille du texte:

Alors qu'elle attend le bus qui doit la conduire à Conocoto, dans la banlieue de Quito, Karina Vargas résume la situation actuelle en un mot: "Horrible".

"On se croirait revenu à l'âge de pierre", souffle-t-elle, les traits du visage tirés par la fatigue. La ville "est un chaos total", gronde cette courtière en assurances de 49 ans.

L'absence de feux de circulation crée des embouteillages, et Mme Vargas dit mettre deux heures et demie pour rentrer chez elle, au lieu d'une heure en temps normal.

- Internet et téléphone en pointillés -

La pire sécheresse depuis six décennies a mis en péril les centrales hydroélectriques, qui fournissent 70% de l'électricité du pays, faisant vivre un cauchemar logistique au quotidien à de nombreux Equatoriens.

Ces rationnements ont commencé en avril et se sont intensifiés en septembre. Le gouvernement prévoit de les prolonger au moins jusqu'en décembre, alimentant le sentiment d'une crise profonde dans un pays déjà fortement affecté par la violence du narcotrafic et les tensions politiques.

La crise de l'électricité entraîne "beaucoup de pertes", avec un "impact sur divers aspects tels que la réfrigération (des aliments), les retards de livraison, les paiements par cartes bancaires", détaille Fabio Marotti, propriétaire d'un restaurant italien du centre-ville.

"Le téléphone et l'internet sont régulièrement en panne. (...) Beaucoup de gens ont peur de sortir le soir", déplore-t-il, inquiet d'une situation qui ne sera pas résolue "rapidement". "C'est une autre pandémie que nous vivons, une autre crise majeure."

Dans les immeubles de bureau du secteur privilégié de La Carolina, les employés privés d'ascenseur entre 08H00 et 14H00 n'ont d'autre choix que de monter à pied les étages des hauts édifices. Ils sont aussi, pendant ces coupures, privés d'eau potable et courante.

Shirley Pilataxi, étudiante de 21 ans, a modifié ses habitudes de sommeil pour s'adapter aux nouvelles réalités. "J'arrive chez moi le soir et parfois il n'y a pas de lumière. Je dois me lever à l'aube pour étudier", explique-t-elle.

- Prix triplés -

Gloria Estrella, 65 ans, gère une papeterie dans le nord de la capitale. Alors que la nuit tombe, ses employés rangent à la hâte cartons et marchandises, à peine éclairés par leurs téléphones portables, pour quitter le magasin avant 18H00, par peur de l'insécurité. "Ils ont déjà commencé à éteindre" l'éclairage public, s'inquiète Gloria.

Elle a dû réduire les horaires de travail, ses ventes ont été divisées par deux et elle accumule des dettes auprès de ses fournisseurs.

La commerçante voulait acheter un petit générateur à essence mais "les prix ont triplé" en quelques mois, rouspète-t-elle, fustigeant les "profiteurs".

Autrefois autour de 600 dollars, un groupe électrogène se négocie désormais près de 2.000 dollars, rapporte la presse, soulignant que la spéculation touche tous les équipements électriques, simples câbles compris.

Dans tout Quito, leur bourdonnement et les fumées des moteurs incommodent fortement les habitants. Selon une étude de l'université privée de Las Américas, les émanations toxiques de dioxyde de soufre dans l'air de Quito ont augmenté de 180%, et celles de monoxyde de carbone de 43%.

Les générateurs donnent de forts maux de tête à Irma Paz, employée du secteur privé de 30 ans, qui n'a d'autre choix que de s'en accommoder. "J'essaie de fermer la porte, mais les migraines augmentent. Ce n'est pas seulement au travail, c'est aussi chez moi en permanence", déplore-t-elle.

Elle aussi a peur de l'insécurité dans l'obscurité: "Il n'y a pas de feux de circulation, pas d'éclairage public, il faut se méfier de tous les côtés".

La peur hante également Blanca Cusicagua, 67 ans, qui vend des tripes grillées sur un petit étal dans un parc. "Je pars avant l'heure habituelle car il n'y a plus personne", explique-t-elle, estimant avoir divisé ses ventes par deux.

Selon la présidente de la Chambre de commerce de Quito, Monica Heller, l'Equateur a perdu en deux mois de délestages quelque 7,5 milliards de dollars. "La situation est terriblement difficile", a-t-elle reconnu sur une chaîne de télévision locale.

B.Clarke--ThChM