The China Mail - Surveillance de Ruffin pour LVMH: au tribunal, Bernard Squarcini affirme avoir été "trompé"

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999881
ALL 81.974632
AMD 362.194494
ANG 1.789928
AOA 917.99969
ARS 1516.742497
AUD 1.4362
AWG 1.8
AZN 1.70114
BAM 1.75258
BBD 2.017823
BDT 123.329346
BGN 1.749898
BHD 0.378148
BIF 2997.58505
BMD 1
BND 1.283015
BOB 11.866753
BRL 4.988301
BSD 1.001833
BTN 95.896413
BWP 13.782814
BYN 3.021538
BYR 19600
BZD 2.014956
CAD 1.426702
CDF 2309.999961
CHF 0.832855
CLF 0.024821
CLP 976.869897
CNY 6.692149
CNH 6.69581
COP 3198.16
CRC 456.286712
CUC 1
CUP 24.044876
CVE 98.805977
CZK 21.80715
DJF 178.403251
DKK 6.68729
DOP 60.835241
DZD 134.599774
EGP 52.651601
ERN 15
ETB 163.645992
EUR 0.894601
FJD 2.251799
FKP 0.757299
GBP 0.756115
GEL 2.590254
GGP 0.757299
GHS 11.781626
GIP 0.757299
GMD 73.507104
GNF 8813.896493
GTQ 7.658774
GYD 209.502901
HKD 7.84765
HNL 26.89242
HRK 6.740799
HTG 131.195871
HUF 326.394031
IDR 17910.75
ILS 3.08235
IMP 0.757299
INR 95.20475
IQD 1518.761621
IRR 1779470.000136
ISK 121.850263
JEP 0.757299
JMD 159.656975
JOD 0.708952
JPY 158.295975
KES 129.709961
KGS 87.450185
KHR 4067.477653
KMF 440.000176
KPW 900.000327
KRW 1343.744968
KWD 0.31146
KYD 0.83489
KZT 451.335403
LAK 22526.894006
LBP 89717.148093
LKR 331.617314
LRD 170.8223
LSL 16.573966
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.437536
MAD 9.692869
MDL 17.943376
MGA 4518.999422
MKD 55.167316
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.09821
MRU 40.27008
MUR 47.739745
MVR 15.450366
MWK 1737.256431
MXN 18.24679
MYR 4.085499
MZN 63.910321
NAD 16.573966
NGN 1331.010171
NIO 36.864955
NOK 9.56496
NPR 153.435816
NZD 1.78731
OMR 0.384494
PAB 1.001815
PEN 3.449512
PGK 4.477699
PHP 62.803498
PKR 277.391651
PLN 3.923655
PYG 5699.154536
QAR 3.662179
RON 4.7698
RSD 105.022741
RUB 83.926485
RWF 1477.210103
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.894268
SDG 601.505338
SEK 10.01794
SGD 1.28044
SHP 0.755572
SLE 24.6696
SLL 20969.498164
SOS 572.603734
SRD 37.66703
STD 20697.981008
STN 21.953897
SVC 8.766325
SYP 13001.999858
SZL 16.568768
THB 33.561497
TJS 9.232182
TMT 3.51
TND 2.996931
TOP 2.40776
TRY 49.3672
TTD 6.812999
TWD 32.121503
TZS 2645.003048
UAH 45.09922
UGX 4138.085531
UYU 40.296963
UZS 11922.310088
VES 875.7016
VND 25910
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 586.819519
XAG 0.016498
XAU 0.000238534539
XCD 2.70255
XCG 1.805596
XDR 0.707052
XOF 586.819519
XPF 106.866193
YER 236.182747
ZAR 16.518961
ZMK 9001.191011
ZMW 19.887003
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.06061
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Surveillance de Ruffin pour LVMH: au tribunal, Bernard Squarcini affirme avoir été "trompé"
Surveillance de Ruffin pour LVMH: au tribunal, Bernard Squarcini affirme avoir été "trompé" / Photo: © AFP/Archives

Surveillance de Ruffin pour LVMH: au tribunal, Bernard Squarcini affirme avoir été "trompé"

D'un côté, un ex-patron du renseignement qui se dédouane et affirme avoir été "trompé". De l'autre, un député et ancien journaliste qui dénonce la "disproportion" d'une "surveillance généralisée". Au tribunal de Paris, Bernard Squarcini et François Ruffin se sont succédé, et opposés, vendredi à la barre.

Taille du texte:

"La sémantique est importante, il faudra donner un sens aux termes". La formule du président Benjamin Blanchet résume de nombreuses heures de débats depuis l'ouverture du procès, le 13 novembre, de Bernard Squarcini, ancien chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, devenue DGSI).

Dans cette affaire à tiroirs, il est notamment soupçonné d'avoir, entre 2013 et 2016, mis en place un système élaboré de surveillance de François Ruffin, alors journaliste, et des membres de l'équipe de son journal, Fakir, pour le compte du géant du luxe LVMH - au moment du tournage du film "Merci, patron !".

A la barre, il détaille d'une voix lente sa version: en mars 2013, alors qu'il vient de passer dans le privé, la secrétaire de Bernard Arnault, puis son bras droit, l'appellent pour lui faire part du "risque" de voir Fakir perturber l'assemblée générale de LVMH.

Et quelques jours plus tard, assure-t-il, l'ex-flic reconverti dans le privé, Hervé Séveno, lui propose "une source à l'intérieur" de Fakir.

"Je me retrouve entre un demandeur qui exagère la menace et un packaging commercial qui m'est donné pour y répondre", déclare-t-il, affirmant avoir accepté pour s'attirer les bonnes grâces de son nouveau client.

Pourtant, comme ses coprévenus avant lui et malgré les questions répétées du tribunal, Bernard Squarcini n'en démord pas: il n'y pas eu d'"infiltré" chez Fakir, ni un premier homme rapidement écarté par l'équipe du journal, ni une femme qui s'est ensuite présentée comme photographe.

Il assure aussi qu'il ne savait pas que Hervé Séveno travaillait avec Jean-Charles Brisard, un consultant spécialiste du terrorisme, qui était lui-même en lien avec la "source humaine" au sein du journal ; et qu'il ne s'est que peu appuyé sur les informations envoyées par Hervé Séveno, qui n'étaient pas utiles, voire fausses.

Pourtant, la relation a été formalisée en 2014 par un contrat avec la société de l'ex-policier. Et de son côté, ce dernier se liera avec la société de Jean-Charles Brisard. Toutes prestations confondues, Bernard Squarcini facturera 2,2 millions d'euros à LVMH et Hervé Séveno 450.000 euros à Bernard Squarcini.

"Est-ce que vous n'estimez pas avoir été quelque peu trompé ?" demande le président. Le prévenu opine.

"Avez-vous des problèmes de mémoire ?", l'interpelle plus tard le procureur, qui lui rappelle une conversation interceptée où Hervé Séveno lui parle bien du "partenariat avec l'ami Brisard".

"Je ne me souviens pas de cette conversation. J'ignorais totalement les agissements en-dessous", répète le prévenu.

- "James Bond chez les Ch'tis" -

Quand François Ruffin, partie civile, est appelé à la barre, le rythme change.

"Il y a un choix qui a été fait par moi et Fakir, c'est celui de la non-violence", commence d'un débit rapide celui qui a été élu député en 2017. "La seule arme que j'ai jamais utilisée, c'est celle de mes mots, ceux des ouvriers, des salariés et l'humour".

Il relève qu'au départ, selon le dossier d'instruction, les prévenus parlaient de Fakir comme d'une "farce". "Je m'interroge sur la mécanique qui fait qu'on passe des +joyeux drilles+ à cette disproportion: trois agences d'intelligence économique, 2 millions d'euros, de l'infiltration, de l'atteinte à la vie privée !" s'emporte l'élu.

Il explique que c'est à partir de l'AG de LVMH en avril 2013, où le petit groupe venu interpeller Bernard Arnault est mis à l'écart, qu'il sent un problème. Et puis, alors que l'équipe est en plein tournage de "Merci Patron !", "ça devient +James Bond chez les Ch'tis+", ironise-t-il.

SMS de numéros inconnus, "trombinoscopes", informations sur sa vie privée... Ce dossier est "la pièce la plus riante d'un puzzle beaucoup plus sombre", celui de la "récidive des actions de Bernard Arnault contre la presse", affirme François Ruffin.

"C'est un scandale qu'il ne soit pas sur le banc des prévenus", poursuit-il, fustigeant à nouveau la Convention judiciaire d'intérêt public (CJIP) de 10 millions d'euros signée par LVMH pour sortir du dossier.

Bernard Arnault doit être entendu comme témoin jeudi.

E.Choi--ThChM