The China Mail - L'Assemblée renverse le gouvernement Barnier dans un vote de censure historique

USD -
AED 3.672502
AFN 64.999773
ALL 81.855804
AMD 362.209807
ANG 1.789738
AOA 917.999724
ARS 1516.733502
AUD 1.438663
AWG 1.8
AZN 1.700145
BAM 1.75007
BBD 2.014862
BDT 123.150572
BGN 1.752486
BHD 0.377597
BIF 2993.213105
BMD 1
BND 1.281167
BOB 11.849764
BRL 4.986797
BSD 1.000362
BTN 95.757408
BWP 13.762835
BYN 3.017158
BYR 19600
BZD 2.011999
CAD 1.42804
CDF 2309.999995
CHF 0.834395
CLF 0.024821
CLP 976.870224
CNY 6.69215
CNH 6.695265
COP 3196.38
CRC 455.621222
CUC 1
CUP 24.010451
CVE 98.666285
CZK 21.841399
DJF 177.720388
DKK 6.699599
DOP 60.747601
DZD 134.682
EGP 52.651596
ERN 15
ETB 163.410241
EUR 0.89623
FJD 2.252799
FKP 0.755381
GBP 0.757145
GEL 2.589926
GGP 0.755381
GHS 11.764759
GIP 0.755381
GMD 73.500156
GNF 8801.199025
GTQ 7.647672
GYD 209.197346
HKD 7.847445
HNL 26.853679
HRK 6.751099
HTG 131.006868
HUF 327.010046
IDR 17931.45
ILS 3.07312
IMP 0.755381
INR 95.77525
IQD 1516.587254
IRR 1779470.000274
ISK 122.070023
JEP 0.755381
JMD 159.428395
JOD 0.708991
JPY 158.465499
KES 129.749677
KGS 87.450035
KHR 4061.472384
KMF 440.000396
KPW 899.999787
KRW 1336.884972
KWD 0.31141
KYD 0.83368
KZT 450.673097
LAK 22494.642322
LBP 89587.097063
LKR 331.142539
LRD 170.576208
LSL 16.549941
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428319
MAD 9.679166
MDL 17.917366
MGA 4512.529585
MKD 55.186847
MMK 2100.025299
MNT 3596.153429
MOP 8.086399
MRU 40.212066
MUR 47.530237
MVR 15.45041
MWK 1734.769206
MXN 18.274525
MYR 4.087597
MZN 63.910612
NAD 16.549941
NGN 1327.389666
NIO 36.811188
NOK 9.57443
NPR 153.214773
NZD 1.790915
OMR 0.384504
PAB 1.00038
PEN 3.44445
PGK 4.471368
PHP 62.7935
PKR 276.99451
PLN 3.93035
PYG 5690.893229
QAR 3.657001
RON 4.782599
RSD 105.193002
RUB 83.925737
RWF 1475.068787
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 13.887146
SDG 601.500338
SEK 10.03961
SGD 1.28094
SHP 0.755572
SLE 24.670109
SLL 20969.498405
SOS 571.773706
SRD 37.666995
STD 20697.981008
STN 21.922074
SVC 8.753932
SYP 13001.999388
SZL 16.544455
THB 33.63009
TJS 9.218882
TMT 3.51
TND 2.992694
TOP 2.40776
TRY 49.358855
TTD 6.803001
TWD 31.943097
TZS 2640.002996
UAH 45.034652
UGX 4132.087205
UYU 40.23891
UZS 11905.241259
VES 875.7016
VND 25937
VUV 119.754657
WST 2.785507
XAF 587.888197
XAG 0.01664
XAU 0.0002400701
XCD 2.70255
XCG 1.802979
XDR 0.707052
XOF 587.888197
XPF 106.711286
YER 236.197294
ZAR 16.556103
ZMK 9001.199859
ZMW 19.858175
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.063864
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

L'Assemblée renverse le gouvernement Barnier dans un vote de censure historique

L'Assemblée renverse le gouvernement Barnier dans un vote de censure historique

Le gouvernement de Michel Barnier est tombé: les députés de la gauche et du Rassemblement national ont conjointement adopté mercredi une motion de censure à l'Assemblée, la deuxième seulement de l'histoire de la Ve République, ouvrant une période de fortes incertitudes politiques et financières.

Taille du texte:

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun Pivet a annoncé que 331 députés ont voté la motion déposée par la gauche (alors que 288 voix étaient nécessaires) en réponse au 49.3 de Michel Barnier pour faire passer sans vote le projet de budget de la Sécurité sociale.

Trois mois seulement après sa nomination, conformément à la Constitution, Michel Barnier devra remettre immédiatement sa démission à Emmanuel Macron, tout juste de retour d'une visite d'Etat en Arabie saoudite.

"Ce n'est pas par plaisir que je n'ai présenté quasiment que des mesures difficiles", la "réalité" budgétaire ne "disparaîtra pas par l'enchantement d'une motion de censure", a-t-il déclaré, visiblement résigné, devant un hémicycle redevenu grave après des moments d'agitation.

En défense de la motion de censure, Eric Coquerel (LFI) a tancé l'"illégitimité" d'un gouvernement ne reflétant pas le résultat des législatives, et refusant de revenir sur la réforme des retraites. Boris Vallaud, patron des députés PS, accusant Michel Barnier de s'être "enfermé dans un tête à tête humiliant" avec la leader du RN Marine Le Pen.

Malgré les nombreuses concessions obtenues dans la dernière ligne droite, la cheffe de file du groupe d'extrême droite a fustigé la politique proposée par le Premier ministre: "vous n'avez apporté qu'une seule réponse, l'impôt (...) la politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget".

- Remplacement "rapide" ? -

A l'inverse les soutiens du gouvernement ont tiré à boulets rouges contre les députés censeurs.

"Qui allez-vous condamner ? La France", a attaqué Gabriel Attal, patron des députés macronistes. Laurent Wauquiez, chef du groupe Les Républicains (LR) a tancé une "comédie d'une insoutenable légèreté" et accusé Marine Le Pen de "faire le choix du chaos".

Si Emmanuel Macron a appelé à "ne pas faire peur" en évoquant un risque de crise financière, Michel Barnier n'a pas hésité à dramatiser l'enjeu.

Attendu à 6,1% du PIB en 2024, bien plus que les 4,4% prévus à l'automne 2023, le déficit public raterait son objectif de 5% en l'absence de budget, et l'incertitude politique pèserait sur le coût de la dette et la croissance.

Les regards qui s'étaient détournés de l'Élysée vont désormais se concentrer sur Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat pourrait choisir "rapidement" un Premier ministre, selon tous ses interlocuteurs. Un empressement inhabituel qui vise à limiter l'incertitude pesant sur les esprits et les marchés.

Une nomination avant la cérémonie en grande pompe de réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, samedi, est "possible", estime un proche. Mais "rien n'est acté", assure l'entourage présidentiel.

Et l'équation Matignon semble toujours aussi complexe, avec l'impossibilité d'une dissolution et de nouvelles élections législatives avant sept mois.

- "Non censure" contre "démission" -

Le fragile "socle commun" qui a soutenu le gouvernement sortant pourrait se fissurer sur "l'après". Laurent Wauquiez a déjà rappelé que la coalition de septembre "ne valait que pour Michel Barnier".

Gabriel Attal propose lui un accord de "non censure" avec le PS pour échapper à la tutelle du RN. "Affranchissez-vous" de la France insoumise, a-t-il lancé dans l'hémicycle aux socialistes.

Côté casting, les noms du président du MoDem François Bayrou, du ministre des Armées Sébastien Lecornu ou du LR Xavier Bertrand circulent.

"On prend les choses à l'envers (...) la question des politiques menées doit être prédominante", insiste Cyrielle Chatelain, cheffe des députés écologistes.

La gauche reste désunie sur l'avenir. Le PS voudrait "un gouvernement de gauche ouvert au compromis", que la droite et le centre s'engageraient à ne pas censurer, en échange d'un renoncement au 49.3.

LFI continue d'appeler à la démission d'Emmanuel Macron. Il "est aujourd'hui un obstacle, et en rien une solution", a insisté Eric Coquerel.

La petite musique résonne aussi sporadiquement dans d'autres camps, notamment chez des personnalités de droite.

Marine Le Pen, si elle refuse d'appeler à la démission au nom du "respect pour la fonction suprême", montre la porte : "c'est à sa raison de déterminer s'il peut ignorer l'évidence d'une défiance populaire massive que (...) je crois définitive".

Mardi, le chef de l'État a balayé les appels à la démission: ils relèvent selon lui de "la politique fiction".

sac-sl-parl/hr/dsa

G.Tsang--ThChM