The China Mail - À Mayotte, la lutte contre le chikungunya se heurte à la précarité

USD -
AED 3.672494
AFN 62.000047
ALL 81.529875
AMD 377.690147
ANG 1.789731
AOA 916.999893
ARS 1396.791705
AUD 1.41989
AWG 1.8025
AZN 1.719396
BAM 1.652012
BBD 2.013363
BDT 122.156619
BGN 1.647646
BHD 0.376997
BIF 2965
BMD 1
BND 1.263546
BOB 6.907736
BRL 5.2359
BSD 0.999671
BTN 90.597099
BWP 13.166764
BYN 2.856093
BYR 19600
BZD 2.010491
CAD 1.369735
CDF 2274.999568
CHF 0.772397
CLF 0.021833
CLP 862.089449
CNY 6.908498
CNH 6.890655
COP 3680.03
CRC 481.717051
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.749652
CZK 20.560797
DJF 177.72012
DKK 6.33757
DOP 61.503654
DZD 129.970437
EGP 46.910697
ERN 15
ETB 155.375027
EUR 0.84828
FJD 2.20175
FKP 0.73862
GBP 0.741025
GEL 2.670336
GGP 0.73862
GHS 11.000022
GIP 0.73862
GMD 73.999848
GNF 8774.999875
GTQ 7.667097
GYD 209.141052
HKD 7.81425
HNL 26.530036
HRK 6.391498
HTG 131.034133
HUF 321.725506
IDR 16922.15
ILS 3.096605
IMP 0.73862
INR 90.79385
IQD 1310.5
IRR 42125.000158
ISK 122.910314
JEP 0.73862
JMD 155.656353
JOD 0.70899
JPY 154.652021
KES 128.999566
KGS 87.450126
KHR 4021.999862
KMF 417.000109
KPW 899.96705
KRW 1451.510201
KWD 0.30677
KYD 0.833017
KZT 488.871432
LAK 21425.000275
LBP 89550.000022
LKR 309.20947
LRD 185.597551
LSL 16.040072
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.304978
MAD 9.158502
MDL 17.048881
MGA 4345.00017
MKD 52.29271
MMK 2099.648509
MNT 3578.335527
MOP 8.048467
MRU 39.959567
MUR 45.999376
MVR 15.405025
MWK 1737.000014
MXN 17.21335
MYR 3.917501
MZN 63.897705
NAD 16.039669
NGN 1340.000243
NIO 36.709853
NOK 9.530085
NPR 144.95519
NZD 1.67604
OMR 0.384503
PAB 0.999671
PEN 3.353504
PGK 4.29725
PHP 58.014992
PKR 279.584889
PLN 3.576495
PYG 6533.546191
QAR 3.641302
RON 4.3214
RSD 99.607022
RUB 76.74769
RWF 1455
SAR 3.7507
SBD 8.045182
SCR 13.717456
SDG 601.50111
SEK 9.042555
SGD 1.267303
SHP 0.750259
SLE 24.513532
SLL 20969.49935
SOS 571.481732
SRD 37.700978
STD 20697.981008
STN 20.925
SVC 8.74659
SYP 11059.574895
SZL 16.039738
THB 31.259712
TJS 9.426636
TMT 3.5
TND 2.856498
TOP 2.40776
TRY 43.7693
TTD 6.773433
TWD 31.544101
TZS 2583.403011
UAH 43.294901
UGX 3538.335487
UYU 38.838068
UZS 12150.000257
VES 395.87199
VND 25970
VUV 118.946968
WST 2.704181
XAF 554.069213
XAG 0.013012
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.801603
XDR 0.689186
XOF 554.000263
XPF 101.475008
YER 238.425031
ZAR 16.064325
ZMK 9001.19532
ZMW 18.698528
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.0000

    1010.54

    0%

  • BEL20

    0.0000

    5677.83

    0%

  • PX1

    0.0000

    8429.03

    0%

  • ISEQ

    0.0000

    12804.93

    0%

  • OSEBX

    0.0000

    1858.76

    0%

  • PSI20

    0.0000

    9142.99

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.2400

    4181.69

    +0.85%

  • N150

    0.0000

    4079

    0%

À Mayotte, la lutte contre le chikungunya se heurte à la précarité
À Mayotte, la lutte contre le chikungunya se heurte à la précarité / Photo: © POOL/AFP/Archives

À Mayotte, la lutte contre le chikungunya se heurte à la précarité

Dans une maison du quartier informel de Kawéni à Mayotte, une femme se recroqueville sur son matelas. Archidine Abdourahamane, technicien sanitaire de l'Agence régionale de santé (ARS), l'interroge: "Montrez-moi où ça fait mal." Elle désigne ses articulations, douleurs caractéristiques du chikungunya, explique-t-il.

Taille du texte:

Avec une équipe d'agents, il est venu démoustiquer et inspecter les cas suspects dans ce bidonville de Mamoudzou où un patient a récemment été diagnostiqué. "Il y a une dame là, son mari aussi a de la fiève", signale un habitant. Les agents le pressent de consulter un médecin, une étape nécessaire pour que les cas soient officiellement recensés.

"Beaucoup font de l'automédication. Si on n'a pas ces signalements-là, on ne peut pas intervenir", déplore Archidine Abdourahamane. Avec cinq fois moins de médecins généralistes que dans l'Hexagone, le taux de renoncement aux soins atteint 45% à Mayotte, contre 29% en métropole, selon les chiffres officiels.

Depuis l'arrivée du virus chikungunya en mars, importé de La Réunion où l'épidémie a atteint des proportions jamais vues depuis 20 ans, les interventions de l'ARS s'intensifient à Mayotte, déjà frappée l'an passé par une épidémie de choléra.

"Hier, on en a fait cinq", indique Zoubert Mouchouaki, adjoint sanitaire. Le niveau 2B du plan Orsec a été activé la semaine dernière. Avec 205 cas recensés, les autorités veulent éviter que l'archipel bascule dans l'épidémie.

Dans les habitations, l'équipe distribue répulsifs et autant de moustiquaires qu'il y a de matelas. Mais dans ce quartier informel, le nombre de lits est trop élevé pour les stocks disponibles. "On va déjà en donner deux par foyer", tranche Archidine Abdourahamane face à un homme qui partage sa case en tôle avec six personnes.

- Système de santé en difficulté -

Les protections en place, les agents pulvérisent de l'Aqua K-Otrine, un insecticide ciblant le moustique tigre, vecteur du chikungunya. Ils couvrent un rayon de 150 mètres autour des maisons des malades. Mais depuis le passage du dévastateur cyclone Chido, en décembre, beaucoup de foyers ont déménagé, rendant leur localisation difficile.

Plus tôt, en intervention à Cavani et Passamaïnty, deux quartiers de Mamoudzou, les agents n’ont pas réussi à retrouver les foyers contaminés. L'hôpital "ne met pas à jour systématiquement les coordonnées du patient", explique Archidine Abdourahamane.

Pendant que son collègue, méconnaissable en combinaison blanche, asperge la zone, lui part inspecter un cours d'eau qui traverse le bidonville, obstrué de ferrailles. Il enregistre les coordonnées GPS pour les signaler à la mairie.

"L'eau va avoir tendance à stagner, ça va aider à la prolifération" des moustiques, explique-t-il. Si la présence importante de déchets favorise la ponte, la crise hydrique traversée par le 101e département français pèse aussi.

"Avec les coupures d'eau que nous subissons, on a beaucoup de réserves d'eau (stockée par les habitants, ndlr). Et si ce n'est pas bien couvert, les moustiques viennent pondre dedans", détaille M. Abdourahamane.

L'ARS a anticipé l'arrivée du virus en surveillant la situation à La Réunion, où plus de 50.000 cas ont été officiellement recensés - et 120.000 estimés - depuis le début de l'année, faisant au moins 12 décès.

Mais la situation locale inquiète. Chido est venu tendre une situation déjà délicate au Centre hospitalier de Mayotte qui dispose actuellement de 1,4 lit pour 1.000 habitants, contre 3,3 dans l'Hexagone. "La question, c'est si le système de santé va suivre", s'inquiète Archidine Abdourahamane.

E.Lau--ThChM