The China Mail - Boulangers, fleuristes... Le Sénat autorise le travail des salariés de certains établissements le 1er-Mai

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000182
ALL 81.950239
AMD 359.778721
ANG 1.790365
AOA 917.99991
ARS 1517.454299
AUD 1.43705
AWG 1.8
AZN 1.693369
BAM 1.746484
BBD 2.012707
BDT 123.087914
BGN 1.683441
BHD 0.376835
BIF 3001.281416
BMD 1
BND 1.279273
BOB 11.990838
BRL 5.020601
BSD 0.999254
BTN 96.641976
BWP 13.814535
BYN 3.064607
BYR 19600
BZD 2.00976
CAD 1.42621
CDF 2314.999899
CHF 0.83321
CLF 0.024742
CLP 976.949557
CNY 6.70455
CNH 6.70317
COP 3248.45
CRC 456.219778
CUC 1
CUP 23.982676
CVE 98.46364
CZK 21.797398
DJF 177.945858
DKK 6.67262
DOP 60.239942
DZD 134.518757
EGP 52.374697
ERN 15
ETB 161.410122
EUR 0.89271
FJD 2.250301
FKP 0.753189
GBP 0.756888
GEL 2.59502
GGP 0.753189
GHS 11.811351
GIP 0.753189
GMD 73.999832
GNF 8791.316733
GTQ 7.632238
GYD 209.000272
HKD 7.847291
HNL 26.825381
HRK 6.726399
HTG 130.853306
HUF 326.575011
IDR 17886
ILS 3.072202
IMP 0.753189
INR 96.79215
IQD 1310.5
IRR 1732149.999929
ISK 122.269694
JEP 0.753189
JMD 158.746601
JOD 0.709062
JPY 158.211503
KES 129.869551
KGS 87.448498
KHR 4068.293031
KMF 439.999971
KPW 900.000318
KRW 1338.765013
KWD 0.31036
KYD 0.83279
KZT 446.684824
LAK 22408.358262
LBP 89529.590288
LKR 330.606778
LRD 170.879266
LSL 16.680984
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.419696
MAD 9.965219
MDL 17.797026
MGA 4456.013609
MKD 54.985043
MMK 2099.693644
MNT 3596.990612
MOP 8.077832
MRU 40.010537
MUR 47.380075
MVR 15.409952
MWK 1732.755272
MXN 17.97533
MYR 4.086997
MZN 63.910045
NAD 16.680984
NGN 1329.410213
NIO 36.820399
NOK 9.569115
NPR 154.629923
NZD 1.784949
OMR 0.384504
PAB 0.999237
PEN 3.439925
PGK 4.45125
PHP 62.782502
PKR 276.727822
PLN 3.90845
PYG 5830.323217
QAR 3.64324
RON 4.779601
RSD 104.824028
RUB 85.497346
RWF 1475.931722
SAR 3.753634
SBD 8.000512
SCR 13.999474
SDG 601.477898
SEK 9.996302
SGD 1.280397
SHP 0.756573
SLE 24.669813
SLL 20969.491881
SOS 571.066273
SRD 37.870966
STD 20697.981008
STN 22.075
SVC 8.744028
SYP 13002.000254
SZL 16.620054
THB 33.640496
TJS 9.223248
TMT 3.51
TND 3.001503
TOP 2.40776
TRY 49.2136
TTD 6.778586
TWD 31.870302
TZS 2635.00022
UAH 44.838391
UGX 4071.955744
UYU 40.076975
UZS 11786.399964
VES 873.63875
VND 25972
VUV 120.182413
WST 2.784712
XAF 585.579333
XAG 0.016632
XAU 0.000242023803
XCD 2.70255
XCG 1.800955
XDR 0.707052
XOF 585.579333
XPF 106.724981
YER 236.203045
ZAR 16.63835
ZMK 9001.202245
ZMW 19.876142
ZWL 321.999592
SSP 5747.740458
MXV 2.03165
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Boulangers, fleuristes... Le Sénat autorise le travail des salariés de certains établissements le 1er-Mai
Boulangers, fleuristes... Le Sénat autorise le travail des salariés de certains établissements le 1er-Mai / Photo: © AFP

Boulangers, fleuristes... Le Sénat autorise le travail des salariés de certains établissements le 1er-Mai

Du muguet et du pain pour la Fête du Travail: le Sénat a adopté jeudi un texte pour permettre aux boulangers et aux fleuristes, notamment, de faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, une initiative vilipendée par les syndicats et la gauche.

Taille du texte:

Loi de bon sens ou attaque en règle contre les droits des travailleurs ? Les débats ont révélé de nettes divergences entre les deux côtés de l'hémicycle, dans un traditionnel clivage droite gauche.

Mais sans surprise dans un hémicycle dominé par une alliance entre la droite et les centristes, la proposition de loi portée par le patron de l'UDI (centre) Hervé Marseille et sa collègue Annick Billon a été adoptée en première lecture à 228 voix contre 112. Elle est transmise à l'Assemblée nationale.

Le point de départ de la discussion remonte à la fin du mois d'avril, lorsque certains boulangers étaient montés au créneau, dénonçant les contrôles inédits menés ces dernières années par l'Inspection du travail auprès de plusieurs artisans.

Car si eux sont autorisés à travailler, ils ont été épinglés pour avoir fait travailler leurs salariés durant cette journée fériée et chômée en France.

Ces chefs d'entreprise s'indignent d'une législation très floue, qui permet certes des exceptions, mais seulement dans les établissements qui "ne peuvent interrompre le travail", comme les transports, la sécurité ou les hôpitaux...

C'est pour clarifier cette disposition que les sénateurs centristes, appuyés par le gouvernement, ont souhaité agir par la loi.

Cette proposition de loi "ne remet pas en cause l'existant", mais vient "combler une faille juridique, une insécurité qui pénalise des commerçants, des salariés, des territoires et certains de nos concitoyens", a insisté la ministre du Travail Catherine Vautrin, qui soutient "pleinement" l'initiative.

- "Voler un jour de congé" -

Le texte centriste visait initialement à permettre aux établissements déjà autorisés à ouvrir le dimanche de pouvoir le faire le 1er-Mai. Mais dans sa version votée jeudi, il a été remanié et définit désormais précisément le périmètre des commerces bénéficiant d'une dérogation spécifique pour la Fête du Travail.

Parmi eux figurent les "commerces de bouche de proximité" (boulangeries, pâtisseries, boucheries... ), les activités répondant à un "usage traditionnel propre au 1er-Mai", comme les fleuristes, ou encore les établissements exerçant "une activité culturelle" comme les cinémas et les théâtres.

Ces derniers pourraient donc faire travailler leurs salariés, à condition qu'ils soient volontaires. Ils seraient alors payés double, comme les autres métiers concernés par ces dérogations.

La mesure a offusqué l'ensemble des groupes de gauche au Sénat, qui ont échoué à faire adopter une motion de rejet du texte.

La communiste Cathy Apourceau-Poly a accusé la majorité sénatoriale et le gouvernement de "détricoter petit à petit le principe du 1er-Mai chômé de manière à justifier demain sa remise en cause totale", estimant que ce texte impactera "1,5 millions de salariés".

"Votre objectif final est de voler un jour de congé aux salariés, car vous trouvez qu'ils ne travaillent pas suffisamment", s'est-elle insurgée durant les débats.

"Il va falloir nous expliquer en quoi le 1er mai, on ne peut pas se passer d'aller dans une charcuterie acheter du pâté, ou dans une boulangerie où l'artisan aura mobilisé sa horde de salariés", a pour sa part lancé la socialiste Monique Lubin.

"Pendant 40 ans, vous avez acheté du pain le 1er mai, vous avez acheté du muguet le 1er mai, sans que cela ne vous pose aucun problème", lui a rétorqué Annick Billon, dénonçant une attitude "caricaturale" de la gauche.

Les invectives ont parfois fusé, dans cette chambre habituée aux discussions plutôt courtoises. "Continuez comme ça et vous verrez que la censure sera au bout du rendez-vous politique", a fini par lancer Patrick Kanner, président du groupe PS.

Si le patronat soutient cette modification juridique, les syndicats opposent eux une fin de non-recevoir en bloc: dans un communiqué intersyndical publié mardi, ils ont appelé les sénateurs à s'opposer au texte.

"Remettre en cause le principe de cette journée, c'est remettre en cause 100 ans d'histoire de lutte sociale", écrivent ainsi CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et la FSU.

B.Carter--ThChM