The China Mail - Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition

USD -
AED 3.672498
AFN 63.497187
ALL 81.359706
AMD 377.670102
ANG 1.789731
AOA 917.00028
ARS 1399.285502
AUD 1.414477
AWG 1.8
AZN 1.700729
BAM 1.649288
BBD 2.014597
BDT 122.343139
BGN 1.647646
BHD 0.376946
BIF 2957.216162
BMD 1
BND 1.262391
BOB 6.936826
BRL 5.242306
BSD 1.000215
BTN 90.651814
BWP 13.147587
BYN 2.851806
BYR 19600
BZD 2.01173
CAD 1.363875
CDF 2255.000336
CHF 0.769655
CLF 0.021852
CLP 862.820217
CNY 6.90865
CNH 6.88609
COP 3657.82
CRC 482.356463
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.984328
CZK 20.47535
DJF 177.719953
DKK 6.305125
DOP 62.267834
DZD 129.715971
EGP 46.691204
ERN 15
ETB 155.595546
EUR 0.844102
FJD 2.21345
FKP 0.732816
GBP 0.73395
GEL 2.674967
GGP 0.732816
GHS 10.998065
GIP 0.732816
GMD 73.478687
GNF 8779.393597
GTQ 7.672166
GYD 209.268496
HKD 7.81595
HNL 26.434315
HRK 6.358503
HTG 130.927735
HUF 318.66297
IDR 16838.55
ILS 3.09454
IMP 0.732816
INR 90.78435
IQD 1310.373615
IRR 42125.000158
ISK 122.390412
JEP 0.732816
JMD 156.445404
JOD 0.709038
JPY 153.451502
KES 129.030481
KGS 87.44974
KHR 4019.918286
KMF 415.000625
KPW 900.007411
KRW 1440.420431
KWD 0.30664
KYD 0.833583
KZT 491.472326
LAK 21429.444826
LBP 89572.077295
LKR 309.382761
LRD 186.044551
LSL 15.971902
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.306895
MAD 9.144787
MDL 16.969334
MGA 4364.820023
MKD 52.005856
MMK 2099.655078
MNT 3565.56941
MOP 8.053919
MRU 39.920057
MUR 45.929706
MVR 15.40499
MWK 1734.459394
MXN 17.17595
MYR 3.901353
MZN 63.909967
NAD 15.971902
NGN 1351.179941
NIO 36.809195
NOK 9.50588
NPR 145.042565
NZD 1.658525
OMR 0.384465
PAB 1.000299
PEN 3.354739
PGK 4.296496
PHP 57.995041
PKR 279.643967
PLN 3.55715
PYG 6537.953948
QAR 3.645586
RON 4.300403
RSD 99.101021
RUB 76.749336
RWF 1460.89919
SAR 3.750216
SBD 8.045182
SCR 13.648024
SDG 601.501052
SEK 8.94335
SGD 1.26249
SHP 0.750259
SLE 24.450184
SLL 20969.49935
SOS 570.647935
SRD 37.792008
STD 20697.981008
STN 20.660373
SVC 8.752409
SYP 11059.574895
SZL 15.964987
THB 31.129882
TJS 9.437321
TMT 3.5
TND 2.884863
TOP 2.40776
TRY 43.726703
TTD 6.782505
TWD 31.366968
TZS 2609.330227
UAH 43.230257
UGX 3540.934945
UYU 38.757173
UZS 12224.194562
VES 392.73007
VND 25970
VUV 119.078186
WST 2.712216
XAF 553.155767
XAG 0.013173
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.802681
XDR 0.687563
XOF 553.155767
XPF 100.569636
YER 238.349805
ZAR 15.98579
ZMK 9001.200707
ZMW 18.381829
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.7000

    993.1

    -0.07%

  • BEL20

    -15.1600

    5599

    -0.27%

  • PX1

    4.9900

    8316.5

    +0.06%

  • ISEQ

    85.6900

    12874.9

    +0.67%

  • OSEBX

    4.5600

    1827.51

    +0.25%

  • PSI20

    59.3900

    9058.6

    +0.66%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -44.2200

    4088.38

    -1.07%

  • N150

    -1.6100

    4032.05

    -0.04%

Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition
Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition / Photo: © AFP

Après un premier désarmement symbolique, le PKK prêt à la politique sous condition

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a entamé vendredi dans le nord de l'Irak un désarmement symbolique censé mettre fin à l'un des plus anciens conflits de la région, mais réclame la libération de son chef historique pour aller plus avant.

Taille du texte:

Lors d'une cérémonie dans le nord de l'Irak, au coeur de la région autonome du Kurdistan, une trentaine de combattants en treillis, hommes et femmes, dont quatre commandants, ont jeté tour à tour fusils et cartouchières dans une grande vasque à laquelle ils ont mis le feu.

Deux hauts responsables du mouvement, une femme, Bese Hozat, puis un homme, Behzat Carçel, se sont relayés pour lire un communiqué saluant une "opération historique et démocratique", sous les vivats de quelque 300 personnes émues aux larmes, selon une journaliste de l'AFP.

Mais dans un entretien sur place à l'AFP, Bese Hozat, coprésidente du Parti, a exigé la libération de son fondateur et chef historique Abdullah Öcalan, 76 ans, détenu en Turquie depuis 26 ans sur une île au large d'Istanbul.

"C'est notre exigence première et une condition fondamentale" pour poursuivre le processus de paix, a-t-elle insisté, en réclamant par ailleurs des garanties de sécurité et des réformes pour que les combattants kurdes regagnent la Turquie et pour y rejoindre la vie politique.

- "Turquie sans terrorisme" -

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui ne s'est pas engagé sur ce point, a salué avec cette cérémonie une "étape importante vers une Turquie sans terrorisme".

Le PKK est considéré comme terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Des représentants des autorités irakiennes et kurdes d'Irak ainsi que du parti turc pro-kurde DEM et des membres des services de renseignement turcs, selon des médias locaux, ont assisté à la destruction des armes devant la grotte de Casene, à 50 km à l'ouest de Souleimaniyeh, connue pour avoir notamment abrité l'imprimerie qui a publié l'un des premiers journaux kurdes.

Les combattants ont ensuite regagné leurs bases dans les montagnes irakiennes de Qandil où ils sont basés, selon un responsable du parti.

Avec ce désarmement, le PKK, affaibli militairement, peut sauver la face, tout en permettant au président Erdogan de revendiquer une victoire sur une insurrection qui dure depuis des décennies, selon les analystes.

Ankara s'est félicité d'un "tournant irréversible", d'une "opportunité de protéger des vies innocentes", assurant sa "détermination à soutenir tous les efforts en faveur du désarmement, de la stabilité et d'une réconciliation durable dans la région".

Ce processus de paix initié à l'automne doit permettre de tourner la page de décennies de violences qui ont fait au moins 40.000 morts et tenter d'apporter des réponses à la question kurde aux niveaux national et régional, selon les experts.

Le 27 février, Abdullah Öcalan avait appelé le mouvement à "déposer les armes et (...) à se dissoudre", affirmant "assumer la responsabilité historique de cet appel".

C'est paradoxalement l'allié du président Erdogan, le chef du parti nationaliste MHP, Devlet Bahceli, qui a tendu la main à l'ennemi public, lui proposant d'appeler les combattants à renoncer à la lutte armée.

Mercredi, dans un message vidéo en turc, "Apo" (oncle) comme l'appellent les fidèles d'Öcalan, a confirmé l'imminence du désarmement.

- "Politique et paix sociale" -

"Je crois au pouvoir de la politique et de la paix sociale et non des armes. Et je vous appelle à mettre ce principe en pratique", a-t-il insisté.

Le chef de l'Etat turc avait récemment dit son espoir que ce processus se conclurait "le plus rapidement possible, sans obstacle, ni risque de sabotage".

Avec ce premier succès, il souhaite apparaître comme celui qui a maîtrisé l'insurrection kurde et espère ainsi diviser les deux principaux partis d'opposition, le CHP et le DEM pro-kurde.

Selon un commandant du PKK, cette première cérémonie était un "geste de bonne volonté".

L'historien des mouvements kurdes Boris James a relevé l'absence "d'acteur tiers pour garantir la probité du processus". Selon lui, "une très forte défiance subsiste entre le PKK et l'Etat turc; l'Etat a donné peu de gages" aux combattants kurdes auxquels aucune amnistie n'a été promise à ce stade.

Ils ont régulièrement dénoncé la poursuite des bombardements turcs sur leurs positions en Irak malgré le processus en cours dont une attaque de drones vendredi avant le début de la cérémonie.

Depuis les derniers violents combats dans la ville turque à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est) en 2015, les combattants du PKK sont principalement restés cantonnés dans les montagnes de Qandil, en Irak, soumis également aux opérations de ratissage de l'armée turque.

P.Ho--ThChM