The China Mail - Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente

USD -
AED 3.672503
AFN 64.50406
ALL 81.624824
AMD 375.516815
ANG 1.790297
AOA 916.999903
ARS 1386.204404
AUD 1.42439
AWG 1.8
AZN 1.697648
BAM 1.667278
BBD 2.011082
BDT 122.671668
BGN 1.67548
BHD 0.376625
BIF 2967.989429
BMD 1
BND 1.272324
BOB 6.899962
BRL 5.007203
BSD 0.998508
BTN 92.62947
BWP 13.405226
BYN 2.865862
BYR 19600
BZD 2.008184
CAD 1.387525
CDF 2299.999716
CHF 0.79251
CLF 0.022739
CLP 894.940025
CNY 6.828039
CNH 6.838965
COP 3645.46
CRC 462.128639
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.998551
CZK 20.870278
DJF 177.809983
DKK 6.39896
DOP 60.125314
DZD 132.246707
EGP 53.361302
ERN 15
ETB 156.679852
EUR 0.8563
FJD 2.211498
FKP 0.742933
GBP 0.746715
GEL 2.6905
GGP 0.742933
GHS 10.988449
GIP 0.742933
GMD 73.503428
GNF 8760.922382
GTQ 7.638208
GYD 208.899876
HKD 7.83266
HNL 26.518904
HRK 6.454402
HTG 130.923661
HUF 315.68201
IDR 17090
ILS 3.03421
IMP 0.742933
INR 94.54065
IQD 1308.043135
IRR 1316125.000296
ISK 122.250135
JEP 0.742933
JMD 157.870509
JOD 0.708993
JPY 159.746498
KES 129.210213
KGS 87.450277
KHR 3997.272069
KMF 419.999892
KPW 899.998178
KRW 1496.100941
KWD 0.30869
KYD 0.832104
KZT 471.85542
LAK 22019.52176
LBP 89419.71783
LKR 315.118708
LRD 183.726184
LSL 16.382337
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.347556
MAD 9.280849
MDL 17.20387
MGA 4143.898385
MKD 52.551042
MMK 2100.763326
MNT 3574.006152
MOP 8.05507
MRU 39.91049
MUR 46.520278
MVR 15.460248
MWK 1731.383999
MXN 17.430302
MYR 3.982494
MZN 63.959748
NAD 16.382337
NGN 1358.339716
NIO 36.741827
NOK 9.53735
NPR 148.206811
NZD 1.72225
OMR 0.38463
PAB 0.998508
PEN 3.369933
PGK 4.322066
PHP 59.938023
PKR 278.505946
PLN 3.645532
PYG 6457.525255
QAR 3.640254
RON 4.358398
RSD 100.055411
RUB 77.404711
RWF 1458.164614
SAR 3.748263
SBD 8.058149
SCR 15.185201
SDG 600.999479
SEK 9.33347
SGD 1.277385
SHP 0.746601
SLE 24.624968
SLL 20969.501041
SOS 570.649162
SRD 37.448964
STD 20697.981008
STN 20.885725
SVC 8.737053
SYP 110.530532
SZL 16.386343
THB 32.320023
TJS 9.490729
TMT 3.505
TND 2.917693
TOP 2.40776
TRY 44.704898
TTD 6.776352
TWD 31.781994
TZS 2598.054016
UAH 43.382209
UGX 3694.642172
UYU 40.288138
UZS 12141.852436
VES 475.837803
VND 26336
VUV 117.921501
WST 2.734489
XAF 559.189293
XAG 0.013535
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.799582
XDR 0.695452
XOF 559.189293
XPF 101.666596
YER 237.150258
ZAR 16.583499
ZMK 9001.201804
ZMW 18.996633
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente
Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente / Photo: © AFP/Archives

Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente

L'agro-négoce argentin, pourvoyeur de plus de la moitié des exportations du pays, maintient son soutien à Javier Milei mais commence à s'impatienter, le président ultra-libéral n'ayant toujours pas tenu sa promesse d'adopter davantage de réformes.

Taille du texte:

"Un an et demi après (son élection), on attend toujours la suppression des taxes à l'exportation. Les coûts restent très élevés pour exporter", regrette Ruben Artigues, troisième génération de producteurs de fruits et légumes à San Pedro, à 170 km au nord-ouest de Buenos Aires.

"On continue tout de même à (le) soutenir", clarifie-t-il aussitôt à l'AFP.

La patience des producteurs agricoles se mesure à l'aune de leur endurance économique, eux qui espéraient moins de taxation à l'export et des taux d'intérêt en baisse pour financer leur développement.

Leur colère encore contenue a été entendue par l'exécutif mais la réduction marginale des taxes sur l'exportation de viandes et de céréales la semaine dernière, à quelques semaines des législatives d'octobre, ne les satisfait pas.

La taxe sur le soja, principal produit d'exportation, est passée de 33% à 26% et celle sur la viande bovine et de volaille de 6,7% à 5%.

Surtout qu'ils se souviennent de la campagne présidentielle de 2023 quand Javier Milei qualifiait les impôts sur l'exportation de "vol" et avait promis leur suppression.

"C'est insuffisant, mais ça aide", reconnaît toutefois M. Artigues. "Nous sommes conscients que les impôts ne peuvent pas être supprimés d'un coup, mais on demande au moins un plan", plaide-t-il.

"Nous étions en enfer et nous sommes désormais montés au purgatoire", renchérit pour l'AFP Raul Vitores, président de la Société Rurale de San Pedro.

Si dans les champs la récolte des oranges destinées à l'exportation avance à toute vitesse et le soja est prêt à être embarqué, l'impatience se fait ressentir.

Certains, comme Ruben Artigues, ont perdu, cette année, 30% de leur récolte d'oranges et de pêches à cause du gel. D'autres gardent du soja en silos en espérant une hausse des cours sur le marché international, actuellement déprimé.

"On sait que la situation est difficile", remarque M. Artigues en supervisant la classification des oranges de la variété Washington Navel emballées pour être expédiées en Europe.

"Mais envoyer une caisse d'oranges d'un port argentin nous coûte 40% de plus que nos concurrents du Chili, d'Uruguay ou d'Afrique du Sud", explique-t-il, se plaignant du "coût du carton qui a augmenté en dollars" et des orangeraies "pillées la nuit".

"Entre la criminalité et le manque d'incitations, les producteurs se fatiguent, beaucoup abandonnent et louent les champs pour le soja. C'est dommage car les fruits créent beaucoup d'emplois, le soja non", explique le chef d'entreprise aux 120 salariés.

- De la tronçonneuse au scalpel -

L'agro-négoce soutient les politiques d'austérité de Javier Milei, qui a supprimé des dizaines de milliers d'emplois dans le secteur public, mais demande de la retenue sur des domaines pour eux plus sensibles tels les infrastructures et la recherche.

Federico Avila, ingénieur agronome qui gère plus de 2.500 hectares de cultures et de bétail à San Pedro, plaide pour que de la "tronçonneuse", emblème des coupes budgétaires du président Milei "on passe au scalpel", évoquant notamment l'Institut national de technologie agricole (INTA).

Depuis son arrivée, le président argentin a paralysé les travaux publics, y compris l'entretien de plus de 40.000 kilomètres de routes nationales dans un pays où 90% du transport de marchandises se fait par camion.

Le président de la Société Rurale Argentine, qui rassemble les grands propriétaires fonciers, avait averti qu"'il n'est pas viable d'augmenter la production sans routes, trains ou voies navigables pour l'acheminer".

"Avant Milei, il y a eu beaucoup de gaspillage, de populisme, mais il est vrai que l'(état ) des routes est désastreux", reconnaît l'ingénieur agronome.

Si les critiques se font plus entendre, le soutien de l'agro-industrie (qui représentait 58% du total des exportations en 2024) est toujours présent.

"Ce n'est peut-être pas la vitesse (des réformes) que nous souhaiterions, mais il faut voir d'où l'on vient avec 200% d'inflation", résume Federico Avila.

G.Fung--ThChM