The China Mail - En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes

USD -
AED 3.672498
AFN 64.500028
ALL 81.624824
AMD 375.516815
AOA 917.000443
ARS 1379.923618
AUD 1.41603
AWG 1.8
AZN 1.704229
BAM 1.667278
BBD 2.011082
BDT 122.671668
BHD 0.376625
BIF 2967.989429
BMD 1
BND 1.272324
BOB 6.899962
BRL 5.0092
BSD 0.998508
BTN 92.62947
BWP 13.405226
BYN 2.865862
BYR 19600
BZD 2.008184
CAD 1.38125
CDF 2300.000437
CHF 0.789487
CLF 0.022686
CLP 892.843442
CNY 6.82802
CNH 6.824955
COP 3636.503133
CRC 462.128639
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.998551
CZK 20.788403
DJF 177.809983
DKK 6.372903
DOP 60.125314
DZD 132.246707
EGP 53.108563
ERN 15
ETB 156.679852
EUR 0.852702
FJD 2.211498
FKP 0.742933
GBP 0.743467
GEL 2.690006
GGP 0.742933
GHS 10.988449
GIP 0.742933
GMD 73.512179
GNF 8760.922382
GTQ 7.638208
GYD 208.899876
HKD 7.832299
HNL 26.518904
HRK 6.425901
HTG 130.923661
HUF 320.192642
IDR 17089.3
ILS 3.03421
IMP 0.742933
INR 93.090503
IQD 1308.043135
IRR 1316125.000245
ISK 122.189581
JEP 0.742933
JMD 157.870509
JOD 0.709037
JPY 159.16501
KES 129.210179
KGS 87.449902
KHR 3997.272069
KMF 420.000045
KPW 899.998178
KRW 1484.909374
KWD 0.30869
KYD 0.832104
KZT 471.85542
LAK 22019.52176
LBP 89419.71783
LKR 315.118708
LRD 183.726184
LSL 16.382337
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.347556
MAD 9.280849
MDL 17.20387
MGA 4143.898385
MKD 52.551042
MMK 2100.763326
MNT 3574.006152
MOP 8.05507
MRU 39.91049
MUR 46.519994
MVR 15.460014
MWK 1731.383999
MXN 17.621971
MYR 3.965037
MZN 63.959715
NAD 16.382337
NGN 1359.566982
NIO 36.741827
NOK 9.5249
NPR 148.206811
NZD 1.708964
OMR 0.38463
PAB 0.998508
PEN 3.369933
PGK 4.322066
PHP 59.876499
PKR 278.505946
PLN 3.653126
PYG 6457.525255
QAR 3.640254
RON 4.342303
RSD 100.055411
RUB 77.038489
RWF 1458.164614
SAR 3.748263
SBD 8.058149
SCR 15.185201
SDG 600.999734
SEK 9.27195
SGD 1.274603
SLE 24.624988
SOS 570.649162
SRD 37.449013
STD 20697.981008
STN 20.885725
SVC 8.737053
SYP 110.530532
SZL 16.386343
THB 32.208014
TJS 9.490729
TMT 3.505
TND 2.917693
TRY 44.665012
TTD 6.776352
TWD 31.741802
TZS 2591.108648
UAH 43.382209
UGX 3694.642172
UYU 40.288138
UZS 12141.852436
VES 475.837803
VND 26336
VUV 117.921501
WST 2.734489
XAF 559.189293
XAG 0.01312
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.799582
XDR 0.695452
XOF 559.189293
XPF 101.666596
YER 237.149874
ZAR 16.387498
ZMK 9001.199353
ZMW 18.996633
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes
En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes / Photo: © AFP/Archives

En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes

Dans le village reculé de Shibar comme ailleurs en Afghanistan, les tâches quotidiennes qui nécessitent de l'eau sont souvent dévolues aux femmes, devenues les premières à subir la sécheresse accrue qui frappe le pays.

Taille du texte:

"La cuisine, la vaisselle, aller chercher de l'eau, la lessive, s'occuper des enfants et les laver: l'eau, c'est surtout une affaire de femmes", explique Choukria Attaye, institutrice dans cette localité perchée en haut d'une montagne de la province centrale de Bamiyan.

Avant que le village ne soit pourvu de toilettes et d'une source d'eau claire grâce à l'ONG française Solidarités International (SI), les enfants tombaient souvent malades du fait de l'eau contaminée par les déjections humaines et animales.

Les filles et les femmes devaient en outre faire des kilomètres pour aller puiser de l'eau dans des ruisseaux et des puits.

"Transporter des litres et des litres leur causait des douleurs au dos", souligne Mme Attaye.

L'accès à l'eau est un problème récurrent dans le pays, l'un des plus vulnérables aux effets du changement climatique, et où les 48 millions d'habitants sont déjà englués dans la pauvreté et la malnutrition.

L'Unicef estimait en mai que 31% des Afghans n'avaient pas accès à l'eau potable et 42% à des produits d'hygiène de base, "un fardeau encore plus lourd pour les femmes et les filles".

Les autorités talibanes affirment que les zones rurales disposent en réalité de davantage d'eau propre grâce, assure à l'AFP Motiullah Abid, porte-parole du ministère de l'Eau, à ses propres projets d'accès à l'eau potable et à l'hygiène.

- Un bain par semaine -

Avant qu'Aziza Shouja, une intervenante de Solidarités International, n'organise des sessions de sensibilisation auprès de femmes, "nombre d'entre elles ne savaient pas ce qu'était une bonne hygiène", dit-elle à l'AFP.

Ces réunions dans sa province natale de Bamiyan ont fait baisser le nombre de malades mais le problème "ne peut être résolu en cinq ou six mois, cela demande un effort continu", estime-t-elle.

Elle constate de nombreux cas de diarrhées et de problèmes cutanés sévères. L'eau impropre à la consommation peut aussi causer des nausées et des maladies respiratoires et entraîner la fièvre typhoïde et la malnutrition, relève Mme Shouja.

En contrebas de Shibar, le village de Qavriyak est lui aussi confronté à une pénurie d'eau.

"Il n'y en a pas assez pour se laver ou prendre une douche tous les jours et on n'a pas de toilettes propres", relate Massouma Darweshi, 26 ans, à l'AFP.

Les enfants prennent un bain une fois par semaine et l'eau manque pour laver les couches, mais aussi les serviettes de coton utilisées pour les menstruations.

Les serviettes hygiéniques disponibles au supermarché du village sont un luxe hors de portée, dit Massouma Darweshi.

Dans le village, les femmes tombent souvent malades. Pour se rendre à la clinique la plus proche, il faut emprunter une route cahoteuse, à motocyclette ou à dos d'âne.

Les femmes utilisent aussi des ânes pour aller chercher de l'eau à travers des gorges quasi asséchées.

- Puits inaccessibles -

Dans la province centrale de Maidan Wardak, tous les puits du village de Chinzai, où vit Gol Babo, ont été bouchés par les crues subites de juin, qui plutôt que d'apporter l'eau qui manquait, ont dévasté les maisons et emporté le bétail.

Désormais, les femmes doivent partager les toilettes avec les hommes du village. Une source de gène pour les habitants, qui baignent dans une culture très conservatrice renforcée par l'"apartheid de genre" imposé par les talibans depuis leur retour au pouvoir en 2021, selon l'ONU.

Autre conséquence du manque d'eau, Gol Babo et sa fille doivent improviser des serviettes en découpant des vêtements sales quand elles ont leurs règles.

Tout ce qui reste à Gol Babo est posé près de la tente où sa famille vit désormais, sans matelas ou tapis pour les protéger des insectes.

"L'eau que nous avons suffit juste pour boire, donc nous n'en avons pas pour laver nos affaires", dit-elle. "Tout est dehors, sale".

Z.Huang--ThChM