The China Mail - A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants

USD -
AED 3.672504
AFN 63.503991
ALL 81.244999
AMD 376.110854
ANG 1.789731
AOA 917.000367
ARS 1399.250402
AUD 1.409443
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.647475
BBD 2.012046
BDT 122.174957
BGN 1.647646
BHD 0.3751
BIF 2946.973845
BMD 1
BND 1.262688
BOB 6.903087
BRL 5.219404
BSD 0.998947
BTN 90.484774
BWP 13.175252
BYN 2.862991
BYR 19600
BZD 2.009097
CAD 1.36175
CDF 2255.000362
CHF 0.769502
CLF 0.021854
CLP 862.903912
CNY 6.90865
CNH 6.901015
COP 3660.44729
CRC 484.521754
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.882113
CZK 20.44504
DJF 177.88822
DKK 6.293504
DOP 62.233079
DZD 128.996336
EGP 46.615845
ERN 15
ETB 155.576128
EUR 0.842404
FJD 2.19355
FKP 0.732987
GBP 0.734187
GEL 2.67504
GGP 0.732987
GHS 10.993556
GIP 0.732987
GMD 73.503851
GNF 8768.057954
GTQ 7.662048
GYD 208.996336
HKD 7.81845
HNL 26.394306
HRK 6.348604
HTG 130.985975
HUF 319.430388
IDR 16832.8
ILS 3.09073
IMP 0.732987
INR 90.56104
IQD 1308.680453
IRR 42125.000158
ISK 122.170386
JEP 0.732987
JMD 156.340816
JOD 0.70904
JPY 152.69504
KES 128.812703
KGS 87.450384
KHR 4018.026366
KMF 415.00035
KPW 900.005022
KRW 1440.860383
KWD 0.30661
KYD 0.832498
KZT 494.35202
LAK 21437.897486
LBP 89457.103146
LKR 308.891042
LRD 186.25279
LSL 16.033104
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.298277
MAD 9.134566
MDL 16.962473
MGA 4370.130144
MKD 51.922672
MMK 2099.920079
MNT 3581.976903
MOP 8.044813
MRU 39.81384
MUR 45.903741
MVR 15.405039
MWK 1732.215811
MXN 17.164804
MYR 3.907504
MZN 63.910377
NAD 16.033104
NGN 1353.403725
NIO 36.760308
NOK 9.506104
NPR 144.775302
NZD 1.662372
OMR 0.38258
PAB 0.999031
PEN 3.351556
PGK 4.288422
PHP 57.848504
PKR 279.396706
PLN 3.54775
PYG 6551.825801
QAR 3.640736
RON 4.291404
RSD 98.909152
RUB 77.184854
RWF 1458.450912
SAR 3.749258
SBD 8.045182
SCR 13.47513
SDG 601.503676
SEK 8.922504
SGD 1.263504
SHP 0.750259
SLE 24.450371
SLL 20969.49935
SOS 570.441814
SRD 37.754038
STD 20697.981008
STN 20.637662
SVC 8.741103
SYP 11059.574895
SZL 16.029988
THB 31.080369
TJS 9.425178
TMT 3.5
TND 2.880259
TOP 2.40776
TRY 43.608504
TTD 6.780946
TWD 31.384038
TZS 2607.252664
UAH 43.08175
UGX 3536.200143
UYU 38.512404
UZS 12277.302784
VES 392.73007
VND 25970
VUV 118.59522
WST 2.712215
XAF 552.547698
XAG 0.012937
XAU 0.000198
XCD 2.70255
XCG 1.800362
XDR 0.687192
XOF 552.547698
XPF 100.459083
YER 238.350363
ZAR 15.950904
ZMK 9001.203584
ZMW 18.156088
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.8300

    993.82

    +0.59%

  • BEL20

    -11.8100

    5614.13

    -0.21%

  • PX1

    -29.1900

    8311.74

    -0.35%

  • ISEQ

    -276.9900

    12788.77

    -2.12%

  • OSEBX

    -15.0700

    1822.94

    -0.82%

  • PSI20

    -27.0800

    8998.95

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    41.3200

    4132.67

    +1.01%

  • N150

    -13.7600

    4033.6

    -0.34%

A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants
A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants / Photo: © AFP/Archives

A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants

Dans la capitale britannique, plusieurs hôtels hébergeant des demandeurs d'asile ont été pris pour cible lors de manifestations anti-immigration, suscitant désormais la crainte de ceux qui y sont logés mais aussi de certains habitants.

Taille du texte:

L'entrée de l'hôtel Thistle Barbican, qui héberge quelque 600 demandeurs d'asile dans le centre de la capitale, est bloquée par des barrières en acier et des planches de bois.

"Je ne me sens pas en sécurité parce que les gens pensent que nous sommes leurs ennemis", déclare l'un d'eux à l'AFP, préférant rester anonyme.

Cet homme originaire d'un pays africain y est logé depuis deux ans, pendant l'examen de sa demande d'asile, en vertu de l'obligation du gouvernement britannique de lui fournir un toit.

Mais "ces deux derniers mois, les gens ont changé", dit-il, ressentant une hostilité croissante après les manifestations de l'été en Angleterre.

Celles-ci ont démarré devant un hôtel d'Epping, au nord-est de Londres, où un demandeur d'asile qui y était hébergé a été accusé d'avoir notamment tenté d'embrasser une adolescente de 14 ans. Il a été condamné pour agressions sexuelles la semaine dernière.

La colère a aussi enflé sur les réseaux sociaux, avec des publications accusant les migrants d'être logés dans des hôtels luxueux et de bénéficier d'avantages dont les Britanniques sont privés.

"Je ne suis pas ici pour m'en prendre aux femmes ou aux enfants, mais pour obtenir une protection", défend le demandeur d'asile interrogé par l'AFP, regrettant que certains manifestants ne les considèrent pas "comme leurs égaux".

Les résidents de l'hôtel ont "très peur maintenant", abonde Mo Naeimi, réfugié iranien de 29 ans qui y a lui-même été hébergé par le passé, et travaille pour une association aidant les demandeurs d'asile.

À l'extérieur de l'hôtel, des manifestants ont peint les couleurs du drapeau de l'Angleterre - une croix rouge sur fond blanc - sur des murs ou des cabines téléphoniques.

Ces dernières semaines, les étendards anglais et britannique ont essaimé dans le pays, une démonstration de patriotisme largement alimentée par l'extrême droite et liée à ces manifestations anti-immigration.

Elles interviennent au moment où le gouvernement de Keir Starmer peine à endiguer les traversées clandestines de la Manche, avec plus de 30.000 arrivées de migrants sur des petits bateaux depuis début janvier.

- "Tension palpable" -

En face du Thistle Barbican, un commerçant d'origine pakistanaise, arrivé à Londres il y a 20 ans, a accroché le drapeau anglais dans sa vitrine.

La raison: il veut protéger son entreprise et ses employés immigrés des manifestants, explique-t-il. "Je ne suis pas blanc, bien sûr que j'ai peur", confie cet homme de 45 ans à l'AFP.

"Ils pourraient venir casser les fenêtres et nous attaquer à la place" des demandeurs d'asile, dit-il, ajoutant que ces derniers n'ont jusque-là posé "aucun problème".

Dans l'est de la capitale, le quartier d'affaires de Canary Wharf a aussi été secoué par des manifestations après l'annonce en juillet que l'hôtel Britannia allait héberger des demandeurs d'asile.

Lorsque Britt-Marie Monks, commerçante de 43 ans vivant à proximité, a appris la nouvelle, son "coeur s'est arrêté", raconte-t-elle à l'AFP.

Cette mère de famille dit aussi bien se méfier des demandeurs d'asile logés que des personnes venant manifester leur colère devant l'hôtel, et elle "évite" désormais la route qui passe à côté.

Andrew Woods, ancien conseiller municipal, juge que la présence de l'hôtel a "divisé" les habitants.

En marge d'une manifestation, des affrontements ont éclaté avec la police dans un centre commercial haut de gamme du quartier d'affaires, conduisant à l'arrestation de quatre personnes.

"C'est le dernier endroit où je m'attendrais que ça arrive", s'étonne Ziaur Rahman, expert en informatique qui vit et travaille à Canary Wharf.

Pour Britt-Marie Monks, il s'agit principalement d'habitants frustrés qui voudraient que le gouvernement s'occupe de leurs problèmes en priorité.

Mais Mo Naeimi craint que les demandeurs d'asile servent de boucs émissaires, à un moment où les conditions de vie se dégradent pour certains Britanniques.

Samedi, l'activiste d'extrême droite Tommy Robinson organise à Londres une grande marche pour la défense de la "liberté d'expression", qui fait craindre que les hôtels hébergeant des demandeurs d'asile soient à nouveau ciblés.

"Ça va s'intensifier", prédit Britt-Marie Monks, qui dit ressentir "une tension palpable" dans l'air.

U.Chen--ThChM