The China Mail - Japon : un homme condamné pour viol sur sa fille dans un rare procès médiatisé

USD -
AED 3.67315
AFN 64.503991
ALL 81.825041
AMD 375.730403
AOA 917.000367
ARS 1371.22092
AUD 1.415228
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.669184
BBD 2.013382
BDT 122.811959
BHD 0.377307
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273779
BOB 6.907027
BRL 5.004204
BSD 0.99965
BTN 92.724325
BWP 13.418953
BYN 2.86914
BYR 19600
BZD 2.01024
CAD 1.38435
CDF 2300.000362
CHF 0.789478
CLF 0.02274
CLP 894.990396
CNY 6.828041
CNH 6.824955
COP 3648.52
CRC 462.657142
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.52504
CZK 20.788404
DJF 177.720393
DKK 6.372904
DOP 60.37504
DZD 132.19904
EGP 53.108563
ERN 15
ETB 156.503874
EUR 0.852704
FJD 2.211504
FKP 0.743942
GBP 0.743163
GEL 2.690391
GGP 0.743942
GHS 11.02039
GIP 0.743942
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.646943
GYD 209.113794
HKD 7.83205
HNL 26.60504
HRK 6.424504
HTG 131.073388
HUF 320.203831
IDR 17089.3
ILS 3.03421
IMP 0.743942
INR 93.10625
IQD 1310
IRR 1316125.000352
ISK 122.190386
JEP 0.743942
JMD 158.051054
JOD 0.70904
JPY 159.25504
KES 129.150385
KGS 87.450384
KHR 4015.00035
KMF 420.00035
KPW 900.013392
KRW 1484.570383
KWD 0.30869
KYD 0.832956
KZT 472.33861
LAK 21960.000349
LBP 89550.000349
LKR 315.479086
LRD 184.203772
LSL 16.440381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.355039
MAD 9.282504
MDL 17.221487
MGA 4145.000347
MKD 52.551042
MMK 2100.499472
MNT 3595.336475
MOP 8.063319
MRU 39.995039
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1736.503736
MXN 17.301804
MYR 3.965039
MZN 63.960377
NAD 16.440377
NGN 1359.503725
NIO 36.730377
NOK 9.524904
NPR 148.358578
NZD 1.713797
OMR 0.384827
PAB 0.999531
PEN 3.388039
PGK 4.311504
PHP 59.876504
PKR 278.950374
PLN 3.628288
PYG 6464.910259
QAR 3.646038
RON 4.342304
RSD 100.136038
RUB 77.104556
RWF 1460.5
SAR 3.753193
SBD 8.058149
SCR 14.033008
SDG 601.000339
SEK 9.27195
SGD 1.274104
SLE 24.625038
SOS 571.503662
SRD 37.449038
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.747045
SYP 110.548127
SZL 16.435038
THB 32.103646
TJS 9.500448
TMT 3.505
TND 2.887038
TRY 44.636104
TTD 6.784102
TWD 31.741804
TZS 2605.000335
UAH 43.431822
UGX 3698.867467
UYU 40.334212
UZS 12165.000334
VES 475.837804
VND 26336
VUV 119.210481
WST 2.744958
XAF 559.761915
XAG 0.01312
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.80164
XDR 0.698112
XOF 560.503593
XPF 102.250363
YER 238.575037
ZAR 16.41824
ZMK 9001.203584
ZMW 19.016086
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Japon : un homme condamné pour viol sur sa fille dans un rare procès médiatisé
Japon : un homme condamné pour viol sur sa fille dans un rare procès médiatisé / Photo: © AFP

Japon : un homme condamné pour viol sur sa fille dans un rare procès médiatisé

Un tribunal japonais a condamné mardi à huit ans de prison un père pour le viol dont sa fille l'a publiquement accusé, une affaire rare au Japon où de nombreuses victimes préfèrent rester anonymes.

Taille du texte:

Koji Daimon a été reconnu coupable d'avoir violé en 2016 Riho Fukuyama, qui était alors lycéenne.

Tout en reconnaissant les faits, il a continué à clamer son innocence, arguant que sa fille "était en position de résister".

"Etant donné que la victime continue de souffrir physiquement et mentalement à ce jour (...), les conséquences doivent être considérées comme graves", a rétorqué le juge Toshiaki Umezawa.

"J'ai été soulagée" après avoir entendu le verdict, a déclaré Riho Fukuyama aux journalistes rassemblés devant le tribunal de Toyama, une ville côtière du centre du Japon. "J'ai envie de me dire à moi-même : +bien joué !+".

Elle a cependant admis que le procès avait été "extrêmement difficile" à vivre.

"C'était douloureux d'évoquer des choses dont je n'aurais même pas discuté avec un ami proche", a-t-elle confié. "J'ai dû me replonger dans mon passé et me remémorer des détails", a raconté la jeune femme, qui dit avoir souffert de flashbacks et de cauchemars.

- Quatre verrous -

D'après son mari, également présent devant la presse, Riho Fukuyama pouvait pleurer parfois pendant des heures et ne se sent en sécurité qu'avec quatre verrous installés sur leur porte.

"Je veux que les gens sachent ce qu'est la réalité de ce que vivent les victimes de violences sexuelles", a-t-il lancé, les larmes aux yeux, exhortant chacun à "se mobiliser" pour les victimes.

Riho Fukuyama a rendu ses accusations publiques en mars 2024 après l'arrestation de son père. Elle a expliqué que les viols avaient commencé quand elle était au collège et se déroulaient lorsque sa mère était absente.

"Je veux dire au monde entier que les violences sexuelles au sein des familles existent bel et bien. Ne détournez pas le regard des victimes", a-t-elle insisté.

"Je sais que les victimes souffrent", a poursuivi Riho Fukuyama. "Je sais que c'est difficile mais n'hésitez pas à parler et à demander de l'aide. Vous avez des alliés", a-t-elle conclu.

- 1% des victimes saisissent la police -

Dans une société japonaise conservatrice, les victimes de viol se taisent en général. Les derniers chiffres du gouvernement montrent que, bien que 8% des femmes japonaises aient été victimes de relations sexuelles non consenties, seules un peu plus de 1% d'entre elles ont contacté la police et 55% ont gardé le silence.

Parmi les victimes qui ont choisi de rendre publiques leurs accusations figure la journaliste Shiori Ito, qui a remporté un procès civil historique en 2019 contre un célèbre journaliste de télévision qui l'avait violée.

En 2021, la militaire Rina Gonoi a accusé des camarades soldats d'agression sexuelle et trois d'entre eux ont ensuite été condamnés à des peines avec sursis. Elle a ensuite quitté l'armée.

Les deux femmes ont été félicitées pour leur courage mais ont également été victimes d'une vague de haine sur internet, ce qui a contraint notamment Mme Ito à déménager à Londres.

Dans un autre dossier emblématique, une procureure d'Osaka a accusé son supérieur de l'avoir violée. Elle est restée anonyme dans l'espoir de pouvoir reprendre son travail.

Même s'il n'y a pas eu de mouvement #MeToo majeur comme ceux qui ont eu lieu ailleurs dans le monde, des rassemblements modestes contre les violences sexuelles ont vu le jour à travers le Japon après l'acquittement de plusieurs hommes accusés de viols en 2019.

Des changements juridiques ont également contribué à cette évolution. La définition du viol a été élargie en 2017, tandis que l'obligation pour les victimes de prouver la violence ou l'intimidation a été supprimée en 2023.

Ces nouveautés n'ont cependant pas été prises en compte dans l'affaire Riho Fukuyama, les faits étant antérieurs.

D.Wang--ThChM