The China Mail - L'économie allemande traverse "sa crise la plus profonde" de l'après-guerre, selon les industriels

USD -
AED 3.672501
AFN 63.999835
ALL 82.188061
AMD 367.470102
ANG 1.790403
AOA 917.506669
ARS 1491.775404
AUD 1.441545
AWG 1.8025
AZN 1.697358
BAM 1.713044
BBD 2.014496
BDT 123.278913
BGN 1.69088
BHD 0.377063
BIF 2978.138248
BMD 1
BND 1.293919
BOB 6.936993
BRL 5.181703
BSD 1.000241
BTN 95.361385
BWP 13.512022
BYN 2.897195
BYR 19600
BZD 2.011623
CAD 1.42238
CDF 2245.999468
CHF 0.80659
CLF 0.023502
CLP 924.583254
CNY 6.789098
CNH 6.797375
COP 3356.19
CRC 455.717933
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.577547
CZK 21.160898
DJF 178.119567
DKK 6.54669
DOP 59.165119
DZD 133.228035
EGP 48.800498
ERN 15
ETB 161.440289
EUR 0.87584
FJD 2.24025
FKP 0.748952
GBP 0.74865
GEL 2.635027
GGP 0.748952
GHS 11.397865
GIP 0.748952
GMD 72.498088
GNF 8772.805704
GTQ 7.632378
GYD 209.230931
HKD 7.84275
HNL 26.771888
HRK 6.6005
HTG 130.70573
HUF 309.857987
IDR 18019
ILS 2.997499
IMP 0.748952
INR 95.395701
IQD 1310.303752
IRR 1375949.999921
ISK 126.130086
JEP 0.748952
JMD 158.192536
JOD 0.708973
JPY 162.315047
KES 129.249709
KGS 87.449926
KHR 4013.295904
KMF 431.00003
KPW 900.00035
KRW 1532.250141
KWD 0.31023
KYD 0.833618
KZT 472.786673
LAK 22554.665569
LBP 89569.375895
LKR 335.020846
LRD 181.553015
LSL 16.229006
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.417482
MAD 9.364725
MDL 17.635002
MGA 4247.99534
MKD 54.007762
MMK 2099.754651
MNT 3582.367601
MOP 8.081198
MRU 39.920821
MUR 47.069702
MVR 15.459697
MWK 1734.073163
MXN 17.45419
MYR 4.085098
MZN 63.909895
NAD 16.228935
NGN 1369.900451
NIO 36.80412
NOK 9.83298
NPR 152.58057
NZD 1.758875
OMR 0.384498
PAB 1.00025
PEN 3.405914
PGK 4.395104
PHP 61.434026
PKR 278.084031
PLN 3.758065
PYG 6067.214967
QAR 3.65662
RON 4.580398
RSD 102.767036
RUB 76.874992
RWF 1465.860815
SAR 3.758462
SBD 8.058541
SCR 13.979742
SDG 600.498294
SEK 9.657055
SGD 1.293445
SHP 0.746601
SLE 24.350421
SLL 20969.503664
SOS 571.628783
SRD 37.692964
STD 20697.981008
STN 21.458946
SVC 8.75167
SYP 110.532098
SZL 16.225519
THB 33.330121
TJS 9.252127
TMT 3.51
TND 2.958895
TOP 2.40776
TRY 46.822403
TTD 6.773144
TWD 32.035504
TZS 2625.003014
UAH 44.600495
UGX 3654.119862
UYU 40.237889
UZS 12047.717897
VES 638.90327
VND 26300
VUV 118.993979
WST 2.773187
XAF 574.541585
XAG 0.016168
XAU 0.000241
XCD 2.70255
XCG 1.802631
XDR 0.713221
XOF 574.53152
XPF 104.456434
YER 237.049733
ZAR 16.243865
ZMK 9001.196166
ZMW 18.429293
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.7600

    1082.41

    -0.07%

  • BEL20

    -81.3900

    5732.45

    -1.4%

  • PX1

    -28.0800

    8479.87

    -0.33%

  • ISEQ

    26.4800

    13961.21

    +0.19%

  • OSEBX

    -5.8300

    1938.16

    -0.3%

  • PSI20

    -111.0100

    9217.31

    -1.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -115.3000

    4688.99

    -2.4%

  • N150

    -19.5800

    4237.83

    -0.46%

L'économie allemande traverse "sa crise la plus profonde" de l'après-guerre, selon les industriels
L'économie allemande traverse "sa crise la plus profonde" de l'après-guerre, selon les industriels / Photo: © AFP/Archives

L'économie allemande traverse "sa crise la plus profonde" de l'après-guerre, selon les industriels

L'économie allemande traverse "sa crise la plus profonde" de l'après-guerre, a averti mardi la première fédération industrielle du pays, reprochant au gouvernement son inaction malgré une quatrième année consécutive de production industrielle en chute.

Taille du texte:

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne devrait au mieux connaître une année de stagnation en 2025, après deux ans de récession, tandis que le chancelier Friedrich Merz semble peiner à trouver la recette pour mener des réformes et donner confiance aux entreprises.

"L'économie allemande est en chute libre et pourtant le gouvernement ne réagit pas avec la détermination nécessaire", a dénoncé dans un communiqué Peter Leibinger, président de la Fédération des industries allemandes (BDI).

Le communiqué de cette organisation patronale est pour le moins alarmiste et critique du chancelier Merz, un conservateur allié aux sociaux-démocrates au sein d'une coalition gouvernementale assez impopulaire, arrivée au pouvoir au printemps, après des élections législatives marquées par l'essor de l'extrême droite.

"Nous attendons cette année une chute de la production de 2%, la production industrielle sera donc en recul pour la 4e année consécutive. Ce n'est pas un trou d'air conjoncturel, mais un décrochage structurel", martèle le BDI, appelant les autorités à un "tournant dans la politique économique, avec des priorités claires pour la compétitivité et la croissance".

Longtemps une exception dans une Europe désindustrialisée, l'Allemagne a profité d'une insolente bonne santé économique dans les années 2010, grâce à un modèle fondé sur l'exportation de produits à haute valeur ajoutée sortant d'usines tournant à plein régime à l'aide du gaz russe bon marché.

- Trop-plein de règles -

Mais la pandémie de Covid-19, l'envolée du coût de l'énergie après l'invasion russe de l'Ukraine, un manque d'innovation, la concurrence chinoise et désormais les taxes douanières américaines sont venus éroder ses fondations, transformant peu à peu la première économie européenne en homme malade du continent.

Le chancelier Merz a promis cet automne une série de réformes et un toilettage bureaucratique en Allemagne comme en Europe, répondant à une revendication des entreprises qui jugent les règlementations trop complexes, y voyant un frein à l'innovation et un moteur de coûts.

"Nous avons trop d'exigences réglementaires", abonde dans une réaction à l'AFP Brian Fürderer, patron de Microqore Medical, un fabricant d'équipements chirurgicaux.

Pour cet entrepreneur, le processus allant de "la certification à la mise sur le marché d'un produit prend beaucoup trop de temps et est beaucoup trop compliqué".

M. Fürderer regrette également que les Allemands soient "toujours dépendants de marques étrangères" dans les domaines clés comme l'IA ou les logiciels.

La semaine dernière au Parlement, Friedrich Merz a défendu son action, énumérant les réformes adoptées comme la baisse de la fiscalité des entreprises ou la tarification de l'électricité.

Mais pour les industriels, ça ne va pas assez vite.

- "Réformes structurelles" -

"Chaque mois sans réformes structurelles résolues coûtera encore des emplois", juge le BDI.

La transformation de l'industrie allemande met l'emploi sous pression: l'automobile a perdu 6,3% de ses effectifs en un an, soit 48.700 postes, la métallurgie 2,6% depuis un an et plus de 11% depuis 2019, détaille le BDI dans un rapport publié mardi.

Dans l'automobile, Volkswagen prévoit ainsi la suppression de 35.000 emplois d'ici 2030, soit 29% de ses effectifs en Allemagne.

La fédération de l'industrie chimique et pharmaceutique a déjà alerté sur un niveau de production au plus bas depuis 30 ans dans la chimie.

À l'inverse, l'industrie de l'armement, dopée par des investissements massifs, fait figure de bouée de sauvetage pour le gouvernement, qui a appelé mardi à une coopération renforcée entre secteurs.

"Nous avons besoin d'un réseau plus solide entre l'industrie civile et celle de la défense", a déclaré le ministre de la Défense Boris Pistorius.

La ministre de l'Économie, Katherina Reiche, a souligné de possibles synergies technologiques, notamment avec l'automobile, qui possède des compétences "nécessaires de toute urgence" à la défense.

X.So--ThChM