The China Mail - Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères

USD -
AED 3.67315
AFN 64.99972
ALL 83.12496
AMD 376.619905
ANG 1.790083
AOA 917.000193
ARS 1386.390194
AUD 1.445776
AWG 1.8
AZN 1.703112
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.37719
BIF 2971
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.140403
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.391541
CDF 2299.999783
CHF 0.798465
CLF 0.02321
CLP 916.470247
CNY 6.882605
CNH 6.877385
COP 3683.2
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.875005
CZK 21.244698
DJF 177.719534
DKK 6.47511
DOP 60.625005
DZD 132.91548
EGP 54.249302
ERN 15
ETB 156.702265
EUR 0.86652
FJD 2.261496
FKP 0.75717
GBP 0.755635
GEL 2.680525
GGP 0.75717
GHS 11.010255
GIP 0.75717
GMD 73.494756
GNF 8777.495457
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.837265
HNL 26.610224
HRK 6.528299
HTG 130.952897
HUF 330.636019
IDR 17028.3
ILS 3.14681
IMP 0.75717
INR 92.9636
IQD 1310
IRR 1315800.000138
ISK 125.129804
JEP 0.75717
JMD 157.303566
JOD 0.708977
JPY 159.7215
KES 130.094649
KGS 87.4498
KHR 4012.503984
KMF 426.99997
KPW 899.999766
KRW 1507.494926
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21960.000164
LBP 89549.999551
LKR 314.804623
LRD 184.249418
LSL 16.864972
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375003
MAD 9.377502
MDL 17.55613
MGA 4161.000184
MKD 53.34747
MMK 2099.768269
MNT 3572.241801
MOP 8.055104
MRU 40.119799
MUR 47.000106
MVR 15.450298
MWK 1736.498967
MXN 17.76975
MYR 4.027498
MZN 63.959852
NAD 16.869638
NGN 1379.093911
NIO 36.729895
NOK 9.70575
NPR 148.701282
NZD 1.75065
OMR 0.384111
PAB 0.997734
PEN 3.42625
PGK 4.307015
PHP 60.104498
PKR 279.049597
PLN 3.698385
PYG 6454.29687
QAR 3.645101
RON 4.417402
RSD 101.640096
RUB 80.198704
RWF 1461
SAR 3.754805
SBD 8.04524
SCR 14.424022
SDG 601.00013
SEK 9.453696
SGD 1.285235
SHP 0.750259
SLE 24.599915
SLL 20969.510825
SOS 571.50232
SRD 37.350979
STD 20697.981008
STN 21.55
SVC 8.730169
SYP 110.564494
SZL 16.859986
THB 32.610205
TJS 9.563492
TMT 3.5
TND 2.918972
TOP 2.40776
TRY 44.610099
TTD 6.768937
TWD 31.955504
TZS 2600.000181
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12175.000563
VES 473.467203
VND 26336.5
VUV 119.305544
WST 2.766278
XAF 568.506489
XAG 0.013725
XAU 0.000215
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.706253
XOF 568.498309
XPF 103.650405
YER 238.599508
ZAR 16.868925
ZMK 9001.203525
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères
Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères / Photo: © AFP

Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères

Le Venezuela est quasiment privé de liaisons aériennes avec l'extérieur après la suspension des vols par les compagnies aériennes étrangères pour des motifs de sécurité, en raison du déploiement militaire américain dans les Caraïbes.

Taille du texte:

Boliviana de Aviacion et Satena (Colombie) ont annulé jeudi leurs vols vers Caracas, tandis que Copa Airlines (Panama) a prolongé jusqu'au 12 décembre une interruption de ses opérations. Toutes ont invoqué des raisons de sûreté.

Iberia, TAP, Avianca, GOL, Latam, Air Europa, Turkish Airlines et Plus Ultra avaient déjà suspendu leurs activités. Le Venezuela a accusé ces compagnies de "se joindre aux actions de terrorisme d'État" de Washington et a révoqué leurs permis d'exploitation.

L'exode avait commencé avec un premier avertissement émis par le régulateur aéronautique américain, la FAA, qui avait exhorté les pilotes à "faire preuve d'une extrême prudence" en raison de "l'aggravation de la situation sécuritaire et de l'augmentation de l'activité militaire au Venezuela et dans ses environs".

Le président Donald Trump a assorti cet avertissement d'un message sans équivoque sur son réseau social: "A toutes les compagnies aériennes, pilotes, narcotrafiquants et trafiquants d'êtres humains, veuillez considérer que l'espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est entièrement fermé".

L'espace aérien sous responsabilité du Venezuela, le FIR (région d'information de vol) de Maiquetia, couvre 1,2 million de kilomètres carrés, dont un grand espace maritime très proche du déploiement de navires de guerre américains dans les Caraïbes, ordonné par M. Trump depuis août pour lutter selon lui contre le trafic de drogue.

Le plus grand porte-avions du monde, l'USS Gerald R. Ford, est accompagné d'une importante flotte de navires de guerre et d'avions de chasse.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro assure que le véritable objectif de ces manoeuvres est de le renverser et de s'emparer du pétrole du pays.

- Espace aérien bloqué ? -

L'annonce de Donald Trump n'est pas une interdiction formelle de voler, mais "c'est fermé dans la pratique", explique à l'AFP Oscar Palma, expert en sécurité et professeur à l'Université du Rosario en Colombie.

"L'interdiction de l'espace aérien d'un ennemi passe par la capacité, la disponibilité et la volonté d'abattre tout aéronef qui le traverse", ajoute-t-il. Le président américain "est-il vraiment prêt à appliquer ce type de règles par la force? Nous avons des doutes, mais avec le gouvernement Trump, on ne sait jamais", dit-il.

Les Etats-Unis ont bombardé une vingtaine de bateaux de narcotrafiquants présumés depuis septembre, avec un bilan de plus de 85 morts. L'administration Trump fait face, chez elle, à une polémique sur une deuxième frappe qui avait visé des hommes déjà à l'eau après une première frappe ayant détruit leur bateau.

- Qui vole ? -

L'aéroport de Maiquetia de Caracas avait prévu quatre départs et trois arrivées jeudi dans son terminal international: Curaçao, La Havane et Bogota, opérés par des compagnies aériennes nationales vénézuéliennes.

Curieusement, la fermeture évoquée par M. Trump ne concerne pas les vols transportant des migrants expulsés par les Etats-Unis vers le Venezuela. L'un d'eux est arrivé mercredi, un autre est attendu vendredi.

Ce n'est pas le premier exode des compagnies aériennes. En 2013, avec l'aggravation de la crise économique, les compagnies avaient cessé leurs opérations en raison des dettes de l'Etat vénézuélien à leur égard, qui atteignaient environ 3,8 milliards de dollars.

L'activité dans le terminal des vols intérieurs reste normale, avec des centaines de passagers et environ 80 vols jeudi.

Sur le site internet de suivi des vols Flightradar, peu d'avions apparaissent au-dessus du territoire vénézuélien, contrastant avec l'activité au-dessus des pays voisins.

"C'est une question de précaution et de responsabilité", déclare un expert en sécurité vénézuélien qui préfère garder l'anonymat.

Principe de précaution, pression des bailleurs des aéronefs utilisés par les compagnies aériennes, des assureurs et même des syndicats de pilotes et de personnel navigant: il est difficile selon lui pour les compagnies de voler quand un avis de ce type est émis.

L'expert Oscar Palma écarte l'idée que les compagnies, qui ont des logiques commerciales, aient annulé leur vols de manière partisane comme le leur reproche Caracas.

"Comprenant qu'il y a un risque dans la zone, ils disent qu'il vaut mieux éviter les problèmes", dit-il.

M.Zhou--ThChM