The China Mail - Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

USD -
AED 3.67315
AFN 64.99972
ALL 83.12496
AMD 376.619905
ANG 1.790083
AOA 917.000193
ARS 1386.390194
AUD 1.445776
AWG 1.8
AZN 1.703112
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.37719
BIF 2971
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.140403
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.391541
CDF 2299.999783
CHF 0.798465
CLF 0.02321
CLP 916.470247
CNY 6.882605
CNH 6.877385
COP 3683.2
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.875005
CZK 21.244698
DJF 177.719534
DKK 6.47511
DOP 60.625005
DZD 132.91548
EGP 54.249302
ERN 15
ETB 156.702265
EUR 0.86652
FJD 2.261496
FKP 0.75717
GBP 0.755635
GEL 2.680525
GGP 0.75717
GHS 11.010255
GIP 0.75717
GMD 73.494756
GNF 8777.495457
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.837265
HNL 26.610224
HRK 6.528299
HTG 130.952897
HUF 330.636019
IDR 17028.3
ILS 3.14681
IMP 0.75717
INR 92.9636
IQD 1310
IRR 1315800.000138
ISK 125.129804
JEP 0.75717
JMD 157.303566
JOD 0.708977
JPY 159.7215
KES 130.094649
KGS 87.4498
KHR 4012.503984
KMF 426.99997
KPW 899.999766
KRW 1507.494926
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21960.000164
LBP 89549.999551
LKR 314.804623
LRD 184.249418
LSL 16.864972
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375003
MAD 9.377502
MDL 17.55613
MGA 4161.000184
MKD 53.34747
MMK 2099.768269
MNT 3572.241801
MOP 8.055104
MRU 40.119799
MUR 47.000106
MVR 15.450298
MWK 1736.498967
MXN 17.76975
MYR 4.027498
MZN 63.959852
NAD 16.869638
NGN 1379.093911
NIO 36.729895
NOK 9.70575
NPR 148.701282
NZD 1.75065
OMR 0.384111
PAB 0.997734
PEN 3.42625
PGK 4.307015
PHP 60.104498
PKR 279.049597
PLN 3.698385
PYG 6454.29687
QAR 3.645101
RON 4.417402
RSD 101.640096
RUB 80.198704
RWF 1461
SAR 3.754805
SBD 8.04524
SCR 14.424022
SDG 601.00013
SEK 9.453696
SGD 1.285235
SHP 0.750259
SLE 24.599915
SLL 20969.510825
SOS 571.50232
SRD 37.350979
STD 20697.981008
STN 21.55
SVC 8.730169
SYP 110.564494
SZL 16.859986
THB 32.610205
TJS 9.563492
TMT 3.5
TND 2.918972
TOP 2.40776
TRY 44.610099
TTD 6.768937
TWD 31.955504
TZS 2600.000181
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12175.000563
VES 473.467203
VND 26336.5
VUV 119.305544
WST 2.766278
XAF 568.506489
XAG 0.013725
XAU 0.000215
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.706253
XOF 568.498309
XPF 103.650405
YER 238.599508
ZAR 16.868925
ZMK 9001.203525
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique
Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique / Photo: © AFP

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

Le photographe britannique Martin Parr, reconnaissable par son esthétique aux couleurs saturées et son regard plein d'ironie sur ses compatriotes ou la société de consommation, est mort samedi à l'âge de 73 ans, a annoncé sa fondation.

Taille du texte:

"C'est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol", a-t-elle indiqué dimanche en même temps que Magnum Photos, prestigieuse agence pour laquelle le photographe a longtemps travaillé.

La cause de son décès n'a pas été précisée, mais le photographe avait été diagnostiqué d'un myélome, un cancer hématologique, en mai 2021.

Corps cramoisis par le soleil, garden parties chapeautées... Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique inspirée de la publicité, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.

La notoriété de cet observateur de la vie britannique dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, et son œuvre, parfois taxée de kitsch, lui a valu autant d'admirateurs que de détracteurs.

Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné. Lorsqu'il débute dans les années 1970, après des études à l'université de Manchester, il réalise des photos en noir et blanc, à l'instar des grands maîtres de l'époque, comme Cartier-Bresson.

Mais il est irrémédiablement attiré par des objets atypiques comme les cartes postales... et la couleur. "Une fois que j'ai essayé la couleur, je ne suis plus jamais revenu en arrière", racontait-il en 2022 à l'AFP.

C'est au milieu des années 80 qu'il se fait remarquer avec "Last Resort", clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, avec fish and chips, baigneurs à la peau rougie et fêtes foraines pour enfants.

- Bon et mauvais goût -

Cette série préfigure la suite de son œuvre, avec son recours au flash même en extérieur, et a marqué un tournant dans le style de la photographie documentaire britannique, même si certains lui ont reproché son regard sur la classe ouvrière de son pays.

"J'aime et je hais l'Angleterre en même temps", déclarait-il, après le Brexit en 2016, auquel il s'opposait. "Ce que je fais dans ma photographie est de capturer cette ambiguïté (...) Je veux pouvoir exprimer les contradictions anglaises: il y a du bon goût et du mauvais goût, et j'essaye de mélanger les deux dans mes photographies".

Après un parcours semé d'embûches, Martin Parr devient membre à part entière de l'agence Magnum en 1994. Henri Cartier-Bresson s'opposait à son entrée, avant de revenir sur sa décision. "Nous appartenons à deux systèmes solaires différents -et pourquoi pas ?", finira-t-il par écrire à Parr... qui sera à la tête de Magnum, de 2013 à 2017.

Préférant capturer le quotidien que de fréquenter les zones de guerre, ce photographe portant chaussettes et sandales a aussi développé une pratique du selfie avant l'heure des réseaux sociaux.

Le tourisme de masse a sans nul doute été le fil rouge de sa carrière, ses photos de touristes faisant sembler de retenir la tour de Pise ou de Japonais massés sur une plage artificielle faisant le tour du monde.

Il a aussi capturé le consumérisme, les loisirs, le luxe, la malbouffe... et leurs évolutions sur quasiment un demi-siècle.

"Nous sommes tous trop riches et nous consommons beaucoup trop de choses", observait le photographe début novembre dans une interview à l'AFP, à l'occasion de la sortie de son autobiographie visuelle avec 150 clichés, baptisée "Complètement paresseux et étourdi".

Grand collectionneur d'objets insolites et de livres de photos, il a publié plus de 120 livres et possède un fonds d'archives de plus de 50.000 images, dont beaucoup sont archivées dans sa fondation à Bristol.

Il sera à partir du 30 janvier au centre d'une rétrospective, "Global Warning", au musée du Jeu de Paume, à Paris.

R.Yeung--ThChM