The China Mail - Une pénurie de puces mémoire fait bondir les coûts de l'électronique grand public

USD -
AED 3.672505
AFN 65.502768
ALL 83.072963
AMD 376.97995
ANG 1.790083
AOA 917.000485
ARS 1389.526899
AUD 1.450979
AWG 1.80025
AZN 1.701845
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.378476
BIF 2970
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.160398
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.39437
CDF 2304.999718
CHF 0.800925
CLF 0.023296
CLP 919.870052
CNY 6.88265
CNH 6.88762
COP 3668.42
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.000133
CZK 21.299303
DJF 177.720085
DKK 6.489799
DOP 60.850147
DZD 133.367501
EGP 54.371505
ERN 15
ETB 155.800822
EUR 0.86852
FJD 2.253804
FKP 0.757512
GBP 0.758085
GEL 2.68504
GGP 0.757512
GHS 11.005012
GIP 0.757512
GMD 74.000072
GNF 8779.999785
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.83715
HNL 26.504427
HRK 6.545901
HTG 130.952897
HUF 334.190528
IDR 16995
ILS 3.130375
IMP 0.757512
INR 92.978502
IQD 1307.141959
IRR 1319174.999799
ISK 125.409518
JEP 0.757512
JMD 157.303566
JOD 0.708978
JPY 159.7825
KES 129.799164
KGS 87.450165
KHR 3990.137323
KMF 427.000034
KPW 899.995741
KRW 1510.979989
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21970.392969
LBP 89502.03926
LKR 314.804623
LRD 183.088277
LSL 16.955078
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380628
MAD 9.374033
MDL 17.55613
MGA 4171.343141
MKD 53.541412
MMK 2099.82872
MNT 3572.765779
MOP 8.055104
MRU 39.637211
MUR 46.929743
MVR 15.459514
MWK 1730.071718
MXN 17.87165
MYR 4.034971
MZN 63.94997
NAD 16.954711
NGN 1377.822666
NIO 36.712196
NOK 9.780275
NPR 148.701282
NZD 1.75727
OMR 0.385427
PAB 0.997734
PEN 3.45194
PGK 4.316042
PHP 60.225027
PKR 278.39991
PLN 3.71505
PYG 6454.29687
QAR 3.638018
RON 4.426797
RSD 101.986197
RUB 80.380505
RWF 1457.240049
SAR 3.754198
SBD 8.038772
SCR 14.423998
SDG 601.000169
SEK 9.480705
SGD 1.2871
SHP 0.750259
SLE 24.649834
SLL 20969.510825
SOS 570.192924
SRD 37.35097
STD 20697.981008
STN 21.233539
SVC 8.730169
SYP 110.63796
SZL 16.948198
THB 32.690268
TJS 9.563492
TMT 3.51
TND 2.941459
TOP 2.40776
TRY 44.587496
TTD 6.768937
TWD 31.977984
TZS 2599.99989
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12122.393971
VES 473.390498
VND 26340
VUV 119.00311
WST 2.766273
XAF 568.506489
XAG 0.01382
XAU 0.000216
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.70867
XOF 568.516344
XPF 103.361457
YER 238.650105
ZAR 16.97344
ZMK 9001.204905
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Une pénurie de puces mémoire fait bondir les coûts de l'électronique grand public
Une pénurie de puces mémoire fait bondir les coûts de l'électronique grand public / Photo: © AFP/Archives

Une pénurie de puces mémoire fait bondir les coûts de l'électronique grand public

Le développement à marche forcée de l'intelligence artificielle (IA) a créé une pénurie de puces de mémoire, faisant grimper les coûts de fabrication des produits électroniques grand public, ce qui pourrait augmenter leur prix.

Taille du texte:

Depuis trois ans, l'attention s'est surtout concentrée sur les puces dites GPU, les processeurs nécessaires pour développer et utiliser les grands modèles d'IA générative.

Mais si les GPU, ou leurs petits frères, les CPU, gèrent les demandes de calcul d'un serveur informatique ou d'une console de jeu, l'ensemble a aussi besoin de mémoire, assurée par d'autres puces, les RAM (Random Access Memory) ou DRAM.

Il s'agit de la mémoire dite vive, mobilisable instantanément et qui n'a pas vocation à être conservée de façon permanente, comme c'est le cas sur un disque dur.

"Le marché de la mémoire est à un moment charnière", ont écrit, en décembre, les analystes du cabinet IDC, "où la demande dépasse sensiblement l'offre."

L'industrie s'adapte en urgence, s'en remettant à d'autres composants ou cherchant des lignes de production disponibles, "parce que la disponibilité est primordiale" dans un contexte ultra-concurrentiel, explique Craig Luhrmann, de l'équipe commerciale de Socionext, spécialiste des circuits intégrés.

Et les prix se sont rapidement ajustés à ce déséquilibre, au sein d'un secteur dominé par les Sud-Coréens Samsung et SK Hynix, ainsi que l'Américain Micron. "Il y a deux ans, on était à un quart" des tarifs pratiqués aujourd'hui, selon lui.

Pour ce vétéran de l'industrie, l'aspiration vient d'abord des centres de données, construits à toute allure pour suivre l'explosion de la demande d'IA générative.

Mais l'intelligence artificielle bouleverse aussi l'architecture des ordinateurs personnels et des smartphones, sans compter l'émergence des objets connectés, exposés par dizaines cette semaine au salon de la technologie CES de Las Vegas, dans l'ouest des Etats-Unis, et capables de réaliser des opérations sans cesse plus complexes.

- Compromis -

Un groupe comme Nvidia, qui fabrique des GPU et CPU et ne vend quasiment qu'à des entreprises, peut se permettre d'absorber tout ou partie du surcoût des RAM, selon Craig Luhrmann, car ses marges sont très élevées (73% de marge opérationnelle).

Mais ce n'est pas le cas pour beaucoup d'acteurs de l'électronique grand public.

Certains "vont devoir faire des compromis", avertit Michal Siwinski, responsable produit chez Arteris, dédié à la rationalisation des circuits intégrés.

Pour les nouveautés IA, "peut-être que le chien" robot "va renifler et se rouler par terre, mais il ne pourra pas aboyer parce qu'il n'y aura pas assez de mémoire", illustre le responsable.

De manière générale, "cela peut vouloir dire qu'on va parfois utiliser moins de mémoire" volontairement, abonde Avi Greengart, président du cabinet Techsponential, ou "choisir pour des ordinateurs portables des puces conçues initialement pour des smartphones".

C'est un numéro d'équilibriste, car "vous ne voulez pas présenter un produit moins performant, mais vous ne voulez pas non plus vendre quelque chose qui va coûter 600 dollars de plus que l'an dernier", poursuit l'analyste.

Pour plusieurs observateurs, les équipementiers pourraient faire le choix de préserver les prix des produits de base tout en relevant ceux du haut de gamme, dont les consommateurs sont moins sensibles à ces ajustements.

Malgré ces contorsions, IDC voit le marché des smartphones se contracter jusqu'à 5% en 2026 et s'attend à ce que l'émergence des PC IA, dotés de nouvelles fonctionnalités génératives, soit plus lente que prévue du fait de cette pénurie de mémoire.

En vieil habitué, Craig Luhrmann rappelle que le marché des semi-conducteurs est hautement cyclique et anticipe un rattrapage classique des producteurs de RAM, puis une surcapacité tirant les prix vers le bas.

Mais d'autres, notamment IDC, voient un profond recalibrage à l'oeuvre, qui pourrait prendre du temps.

"La quantité de mémoire dont nous avons besoin va continuer à augmenter", prévient Curtis Jazwiecki, de la startup Shirley OS, qui gère les besoins en IA d'un système informatique.

"On agrège de plus en plus d'informations et on doit en extraire ce dont on a besoin de plus en plus vite", relève-t-il.

Pour Michal Siwinski, l'incapacité actuelle des fabricants à répondre à la demande est une aubaine et non un problème. "Les contraintes sont souvent très bonnes pour les ingénieurs", dit-il, "car cela les force à trouver de nouvelles solutions."

E.Choi--ThChM