The China Mail - Fin de vie: les sénateurs s'opposent à toute forme d'aide à mourir

USD -
AED 3.672503
AFN 63.510149
ALL 82.455618
AMD 368.027199
ANG 1.790403
AOA 916.999933
ARS 1489.502498
AUD 1.451526
AWG 1.8
AZN 1.687652
BAM 1.713795
BBD 2.013819
BDT 123.279809
BGN 1.69088
BHD 0.376965
BIF 2983.986506
BMD 1
BND 1.293534
BOB 6.924169
BRL 5.200403
BSD 0.999812
BTN 95.434332
BWP 13.559174
BYN 2.900668
BYR 19600
BZD 2.010927
CAD 1.42146
CDF 2275.00004
CHF 0.807075
CLF 0.023489
CLP 924.480145
CNY 6.79445
CNH 6.796235
COP 3388.63
CRC 455.041338
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.62113
CZK 21.244097
DJF 178.047081
DKK 6.557605
DOP 59.453918
DZD 133.305566
EGP 49.096398
ERN 15
ETB 161.379489
EUR 0.87729
FJD 2.26665
FKP 0.753127
GBP 0.751515
GEL 2.639634
GGP 0.753127
GHS 11.373793
GIP 0.753127
GMD 73.488329
GNF 8768.647725
GTQ 7.627768
GYD 209.145516
HKD 7.84402
HNL 26.760835
HRK 6.607044
HTG 130.781094
HUF 312.312497
IDR 18020.7
ILS 3.001305
IMP 0.753127
INR 95.431451
IQD 1309.826326
IRR 1375999.999877
ISK 126.15043
JEP 0.753127
JMD 157.035077
JOD 0.708994
JPY 161.5935
KES 129.349738
KGS 87.450236
KHR 4014.142821
KMF 433.000202
KPW 900.00035
KRW 1548.425041
KWD 0.30928
KYD 0.833231
KZT 474.755087
LAK 22426.876501
LBP 89535.672351
LKR 335.594052
LRD 181.472459
LSL 16.36785
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.422131
MAD 9.367997
MDL 17.707366
MGA 4247.209127
MKD 54.053699
MMK 2099.256901
MNT 3584.189705
MOP 8.077759
MRU 39.913251
MUR 47.269931
MVR 15.450336
MWK 1733.853831
MXN 17.55856
MYR 4.080302
MZN 63.905187
NAD 16.367922
NGN 1371.580187
NIO 36.793796
NOK 9.90325
NPR 152.697783
NZD 1.763435
OMR 0.384501
PAB 0.999807
PEN 3.417556
PGK 4.392658
PHP 61.577499
PKR 278.028092
PLN 3.76382
PYG 6076.007045
QAR 3.644728
RON 4.5897
RSD 102.97024
RUB 77.899349
RWF 1465.799758
SAR 3.767201
SBD 8.049104
SCR 13.793799
SDG 600.49594
SEK 9.718975
SGD 1.294515
SHP 0.746601
SLE 24.375002
SLL 20969.503664
SOS 571.406039
SRD 37.504499
STD 20697.981008
STN 21.468347
SVC 8.748609
SYP 110.532098
SZL 16.366624
THB 33.313976
TJS 9.248564
TMT 3.5
TND 2.958001
TOP 2.40776
TRY 46.69475
TTD 6.783121
TWD 31.939703
TZS 2625.00303
UAH 44.806343
UGX 3664.515451
UYU 40.132314
UZS 11910.885233
VES 632.57269
VND 26290
VUV 119.997124
WST 2.769645
XAF 574.788274
XAG 0.016717
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.801915
XDR 0.715018
XOF 574.790792
XPF 104.501742
YER 238.599903
ZAR 16.377845
ZMK 9001.198493
ZMW 18.221728
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.1500

    1075.29

    +0.2%

  • BEL20

    82.1200

    5784.99

    +1.44%

  • PX1

    144.2400

    8481.91

    +1.73%

  • ISEQ

    117.3200

    13919.49

    +0.85%

  • OSEBX

    28.3400

    1930.16

    +1.49%

  • PSI20

    102.7100

    9192.04

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -58.5800

    4518.09

    -1.28%

  • N150

    61.8700

    4214.23

    +1.49%

Fin de vie: les sénateurs s'opposent à toute forme d'aide à mourir
Fin de vie: les sénateurs s'opposent à toute forme d'aide à mourir / Photo: © AFP

Fin de vie: les sénateurs s'opposent à toute forme d'aide à mourir

Les sénateurs se sont opposés mercredi à la création de toute forme d’aide à mourir lors des débats sur la fin de vie, l'hémicycle dominé par la droite enterrant cette réforme sociétale majeure qui devrait toutefois bientôt revenir à l'Assemblée nationale.

Taille du texte:

Très chaotiques et confus, les débats ont tourné court avec le rejet d'un premier article fixant les conditions requises pour accéder à un dispositif de suicide assisté ou d'euthanasie.

Plus tard, dans la soirée, la droite sénatoriale a définitivement enterré le projet de loi en réécrivant entièrement l'article-clé créant l'aide active à mourir, le vidant de sa substance.

L'amendement déposé par des sénateurs, dont certains proches du patron des Républicains Bruno Retailleau, a remplacé cette assistance médicale à mourir par un "droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance".

"Nous sommes en train de voter, chers collègues, un texte qui revient sur la loi Claeys-Léonetti", s'est inquiété le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, estimant que la mesure votée pourrait interdire demain l'arrêt de l'hydratation lors d'une sédation profonde et continue maintenue jusqu'au décès.

L'examen du reste des articles, par exemple sur la clause de conscience des médecins, s'est poursuivi et fini dans la soirée malgré la suppression dans le texte du dispositif d'assistance médicale à mourir, les sénateurs dénonçant l'absurdité des débats sur un "texte fantôme", "une mascarade" pour certains.

Les échanges ont été particulièrement houleux au sein de l'hémicycle pourtant réputé plus sage que le Palais-Bourbon.

Une partie de la gauche a notamment accusé certains sénateurs de rejeter le texte en raison de leurs convictions religieuses.

Un vote solennel sur l'ensemble de la proposition de loi du député Olivier Falorni reste prévu mercredi 28 janvier, mais il n'aura guère de sens, car le texte est amputé de son ossature.

La suite du processus parlementaire risque donc essentiellement de se dérouler à l'Assemblée nationale, où une nette majorité avait pu se dégager, au contraire du Sénat. Le gouvernement espère saisir les députés en deuxième lecture au plus vite, potentiellement dès le mois de février.

L'article concernant les conditions d'accès à l'aide à mourir a été rejeté pour des raisons diverses.

Une grande partie de la droite et des centristes, opposés à toute forme d'aide à mourir dans le sillage de Bruno Retailleau, ont voté contre.

Pourtant la ligne tenue jusqu'ici par la majorité sénatoriale militait non pas pour un rejet du texte, mais pour l'adoption d'un dispositif beaucoup plus strictement encadré.

Le président de la commission des Affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller (Les Républicains) s'est ainsi ému du rejet de cet article "clé de voute" du texte.

Le groupe socialiste s'y est opposé car la rédaction avait été considérablement modifiée et s'éloignait trop, selon lui, du dispositif voté à l'Assemblée nationale en juin 2025.

L'enseignement de ce vote est sans appel: les divergences de vue du Sénat étaient sans doute trop importantes pour que la chambre haute puisse aboutir à un texte cohérent soutenu par une majorité.

- "Un triste soir" -

"C'est un triste soir pour le Sénat que nous vivons collectivement", s'est désolé le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner. "Le Sénat a fait de ce texte une forme d'agonie politique. Nous sommes en train de ridiculiser la Haute assemblée sur un sujet essentiel pour les Français", a-t-il ajouté, s'attaquant aux divisions de la droite.

"On ne peut pas demander à des sénateurs qui sont opposés à l'euthanasie et au suicide assisté de voter pour un article comme (celui-là). C'est impossible. C'est tout", a rétorqué le centriste Loïc Hervé. "En mon âme et conscience, je ne peux pas voter un texte de reconnaissance de l'aide à mourir si nous n'avons pas le droit aux soins palliatifs", a renchéri la sénatrice LR Marie Mercier.

Le Sénat examinera en effet à partir du lundi 26 janvier une autre proposition de loi sur les soins palliatifs, plus consensuelle. De nombreux parlementaires ont d'ailleurs regretté que ce texte n'ait pas été examiné en premier.

Le calendrier parlementaire de cette réforme sera long, car il faudra encore au moins un aller-retour entre les deux chambres. Mais l'absence de majorité au Sénat semble désormais indiquer une chose: le consensus aura probablement lieu à l'Assemblée, à qui le gouvernement peut donner le dernier mot.

"Le Sénat montre son incapacité, contrairement à l'Assemblée, à trouver un compromis sur un texte aussi important", a regretté Jonathan Denis, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), appelant au retour rapide du texte à l'Assemblée.

Si cette réforme majeure du second quinquennat d'Emmanuel Macron aboutissait, la France rejoindrait d'autres pays ayant légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.

W.Cheng--ThChM