The China Mail - L'Iran dirigé par un nouveau guide suprême, le pétrole s'envole

USD -
AED 3.672499
AFN 63.49884
ALL 83.072963
AMD 375.623475
ANG 1.790083
AOA 917.00027
ARS 1390.220498
AUD 1.447461
AWG 1.8
AZN 1.702932
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.377609
BIF 2964.709145
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.157041
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.392375
CDF 2296.000296
CHF 0.79872
CLF 0.023224
CLP 916.99965
CNY 6.885602
CNH 6.883115
COP 3662.46
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.56558
CZK 21.247501
DJF 177.673004
DKK 6.477245
DOP 60.312178
DZD 133.062353
EGP 54.263602
ERN 15
ETB 155.800822
EUR 0.866797
FJD 2.253803
FKP 0.750158
GBP 0.755886
GEL 2.68502
GGP 0.750158
GHS 10.970563
GIP 0.750158
GMD 74.000252
GNF 8752.513347
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.83804
HNL 26.504427
HRK 6.531398
HTG 130.952897
HUF 333.1115
IDR 16995
ILS 3.125465
IMP 0.750158
INR 92.73575
IQD 1307.141959
IRR 1319125.000204
ISK 125.169968
JEP 0.750158
JMD 157.303566
JOD 0.708977
JPY 159.655035
KES 129.802346
KGS 87.448796
KHR 3990.137323
KMF 426.999748
KPW 899.994443
KRW 1509.71503
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21970.392969
LBP 89502.03926
LKR 314.804623
LRD 183.088277
LSL 16.955078
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380628
MAD 9.374033
MDL 17.55613
MGA 4171.343141
MKD 53.422776
MMK 2099.621061
MNT 3572.314592
MOP 8.055104
MRU 39.637211
MUR 46.949837
MVR 15.459616
MWK 1730.071718
MXN 17.856898
MYR 4.034974
MZN 63.950207
NAD 16.954711
NGN 1378.259718
NIO 36.712196
NOK 9.731635
NPR 148.701282
NZD 1.751359
OMR 0.384545
PAB 0.997734
PEN 3.45194
PGK 4.316042
PHP 60.510159
PKR 278.39991
PLN 3.70806
PYG 6454.29687
QAR 3.638018
RON 4.417403
RSD 101.772347
RUB 80.22095
RWF 1457.240049
SAR 3.754249
SBD 8.038772
SCR 14.425806
SDG 600.99981
SEK 9.434225
SGD 1.28569
SHP 0.750259
SLE 24.649585
SLL 20969.510825
SOS 570.192924
SRD 37.350963
STD 20697.981008
STN 21.233539
SVC 8.730169
SYP 110.548921
SZL 16.948198
THB 32.662962
TJS 9.563492
TMT 3.51
TND 2.941459
TOP 2.40776
TRY 44.554298
TTD 6.768937
TWD 31.9599
TZS 2600.000029
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12122.393971
VES 473.3905
VND 26345.5
VUV 120.132513
WST 2.770875
XAF 568.506489
XAG 0.013691
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.70704
XOF 568.516344
XPF 103.361457
YER 238.650166
ZAR 16.935299
ZMK 9001.206343
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.0000

    975.86

    0%

  • BEL20

    0.0000

    5216.44

    0%

  • PX1

    0.0000

    7962.39

    0%

  • ISEQ

    0.0000

    12148.11

    0%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    0.0000

    9369.63

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    0.0000

    3943.17

    0%

L'Iran dirigé par un nouveau guide suprême, le pétrole s'envole

L'Iran dirigé par un nouveau guide suprême, le pétrole s'envole

L'Iran entre lundi dans une nouvelle ère, avec la désignation de Mojtaba Khamenei comme guide suprême pour succéder à son père, au dixième jour d'une guerre qui plonge les marchés dans la panique et fait s'envoler les cours du pétrole.

Taille du texte:

La République islamique, attaquée par les Etats-Unis et Israël il y a dix jours, poursuit ses frappes contre les infrastructures de ses voisins du Golfe, riches en hydrocarbures et qui abritent des bases militaires américaines.

Une frappe iranienne a ainsi provoqué un incendie en début de journée dans le complexe de raffinage pétrolier d'Al-Maameer, à Bahreïn, selon un média d'Etat.

Et entre blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), dommage aux infrastructures énergétiques et craintes sur la stabilité de la région, les marchés paniquent.

Les Bourses européennes ont ouvert en nette baisse, Paris chutant de 2,59%, Francfort de 2,47% et Londres de 1,57% dans les premiers échanges.

En Asie, la Bourse de Tokyo a clôturé sur un plongeon de quelque 5% tandis que Séoul dévissait de 6%.

Le prix du baril a brièvement dépassé les 118 dollars, son plus haut niveau depuis l'été 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le gaz européen a bondi d'environ 30%.

Depuis le début de la guerre le 28 février, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, a enregistré une hausse de 70%, du jamais vu sur une période aussi courte.

Face à ce choc pour l'économie mondiale, les ministres des Finances des puissances du G7 se réunissent en visioconférence lundi à 12H30 GMT. Le recours aux réserves stratégiques de pétrole est une "option envisagée" qui devrait être discutée, selon une source au sein de l'exécutif français.

Donald Trump, lui, considère que l'objectif de départ de la guerre - priver l'Iran de toute capacité à fabriquer l'arme nucléaire - vaut ces sacrifices. C'est un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des Etats-Unis et du monde", a assuré le président américain sur son réseau Truth Social.

Washington a indiqué dimanche vouloir apporter une protection militaire aux armateurs voulant faire sortir leurs tankers du Golfe. En attendant, la circulation reste quasi-paralysée dans le détroit - des médias mentionnant seulement le passage de quelques navires s'identifiant comme chinois.

- Sans hésiter "une minute" -

La République islamique, qu'Israël et les Etats-Unis présentent comme à genoux, a nommé un nouveau guide suprême dans la continuité.

Mojtaba Khamenei, un religieux de 56 ans considéré comme proche des conservateurs iraniens en raison notamment de ses liens avec les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, est parvenu à dépasser les réticences des plus réformateurs du régime.

Il succède à son père Ali Khamenei dix jours après sa mort dans l'offensive américano-israélienne.

A Téhéran, l'Assemblée des experts a assuré "ne pas avoir hésité une minute" à lui confier les rênes du pays. Les Gardiens, les forces armées, la police et la diplomatie lui ont immédiatement prêté allégeance.

Dans la foulée, les rebelles houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont salué un "coup dur pour les ennemis de la République islamique".

Lundi, trois factions armées irakiennes pro-Téhéran ont fait de même, convaincus que Khamenei fils s'inscrirait "dans la continuation bénie de la Révolution islamique".

En Iran, les médias officiels ont montré des scènes de liesse à travers le pays, avec des Iraniens agitant dans la nuit des drapeaux de la République islamique ou les lampes de leurs téléphones portables.

Quant à Donald Trump, qui revendique un droit de regard sur le pouvoir iranien, il a prévenu dimanche que le nouveau guide suprême "ne (tiendrait) pas longtemps" sans son aval, et ce avant même que le choix nom de Mojtaba Khamenei ne soit officialisé.

Il avait aussi déjà affirmé la semaine passée qu'il n'accepterait pas que le fils du guide suprême prenne la relève.

- Pékin refuse toute ingérence -

Pékin a en revanche décrit sobrement une décision "conforme" à la Constitution iranienne, se disant opposé à toute action étrangère qui viserait le nouveau guide.

L'armée israélienne a annoncé une nouvelle vague de frappes visant des bases de lancement de missiles, des centres de commandement des Gardiens de la Révolution et de la police, ainsi qu'une usine de moteurs de fusées.

Un drone iranien a blessé 32 civils, dont quatre grièvement, à Sitra, au Bahreïn, selon le ministère de la Santé. L'Arabie saoudite a annoncé l'interception de quatre drones qui se dirigeaient vers le gisement de pétrole de Shaybah, dans le sud-est du pays, déjà attaqué dimanche.

Aucun des deux camps ne montre de volonté d'apaisement. Dans une interview dimanche au Times of Israel, Donald Trump a assuré que l'arrêt des hostilités se ferait par décision "mutuelle" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

En attendant, Israël vise lui aussi les infrastructures pétrolières iraniennes, pour affaiblir encore l'économie déjà exsangue de son ennemi.

Son armée a annoncé avoir frappé plusieurs dépôts de carburant à Téhéran. L'épaisse fumée noire provenant des réservoirs pétroliers a plongé dimanche la capitale iranienne dans une obscurité aux allures d'apocalypse, accompagnée d'une odeur de brûlé.

"L'air est devenu irrespirable", a témoigné une habitante jointe par téléphone depuis Paris. "Nous ne voulons pas qu'ils bombardent nos richesses nationales pour nous rendre encore plus pauvres que nous ne le sommes déjà".

Rien n'indique lundi que cette destruction mutuelle des infrastructures va s'arrêter rapidement. "Si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez avec ce jeu", a menacé l'armée iranienne.

Israël a également annoncé lundi avoir repris ses frappes sur des "infrastructures du Hezbollah" pro-iranien à Beyrouth.

De violents combats ont opposé dans la nuit le mouvement chiite aux hélicoptères israéliens dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne.

burx-dla/anb

U.Chen--ThChM