The China Mail - Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes

USD -
AED 3.672502
AFN 63.489738
ALL 82.601083
AMD 368.069674
ANG 1.790403
AOA 916.999982
ARS 1461.477901
AUD 1.439242
AWG 1.8
AZN 1.707442
BAM 1.707839
BBD 2.019173
BDT 122.896637
BGN 1.69088
BHD 0.378044
BIF 2989.634336
BMD 1
BND 1.296533
BOB 6.91239
BRL 5.1438
BSD 1.002494
BTN 94.655909
BWP 13.605776
BYN 2.805013
BYR 19600
BZD 2.016285
CAD 1.41819
CDF 2264.999925
CHF 0.81005
CLF 0.023027
CLP 906.270129
CNY 6.774805
CNH 6.78864
COP 3440.13
CRC 454.784115
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.874962
CZK 21.2166
DJF 178.525487
DKK 6.55262
DOP 58.604757
DZD 133.513606
EGP 49.720305
ERN 15
ETB 159.149898
EUR 0.87662
FJD 2.24285
FKP 0.754878
GBP 0.756565
GEL 2.645007
GGP 0.754878
GHS 11.23023
GIP 0.754878
GMD 73.000059
GNF 8784.035073
GTQ 7.628428
GYD 209.275317
HKD 7.84004
HNL 26.669772
HRK 6.604697
HTG 130.960611
HUF 310.455013
IDR 17859
ILS 2.994097
IMP 0.754878
INR 94.73975
IQD 1310
IRR 1375000.000381
ISK 126.239838
JEP 0.754878
JMD 158.408737
JOD 0.709023
JPY 161.384976
KES 129.44972
KGS 87.450289
KHR 4012.500592
KMF 430.99985
KPW 900.00035
KRW 1538.295006
KWD 0.308791
KYD 0.835444
KZT 488.630447
LAK 22049.999765
LBP 89549.999929
LKR 335.219143
LRD 182.197023
LSL 16.472163
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.427478
MAD 9.349445
MDL 17.629557
MGA 4230.000121
MKD 54.016038
MMK 2099.387374
MNT 3579.000015
MOP 8.095209
MRU 40.069418
MUR 47.960269
MVR 15.460004
MWK 1738.365682
MXN 17.4688
MYR 4.147105
MZN 63.895467
NAD 16.472091
NGN 1367.770085
NIO 36.630381
NOK 9.757702
NPR 151.770486
NZD 1.758045
OMR 0.384498
PAB 1.000358
PEN 3.38498
PGK 4.36375
PHP 61.220126
PKR 278.149683
PLN 3.755796
PYG 6111.57296
QAR 3.64601
RON 4.596799
RSD 102.906043
RUB 74.598078
RWF 1464.5
SAR 3.753691
SBD 8.065041
SCR 14.054599
SDG 600.515223
SEK 9.67836
SGD 1.29557
SHP 0.746601
SLE 24.74991
SLL 20969.503664
SOS 572.921224
SRD 37.430503
STD 20697.981008
STN 21.6
SVC 8.771861
SYP 110.532098
SZL 16.409714
THB 33.151497
TJS 9.278635
TMT 3.51
TND 2.911498
TOP 2.40776
TRY 46.479915
TTD 6.798512
TWD 31.647032
TZS 2625.231946
UAH 45.088297
UGX 3651.795772
UYU 40.002096
UZS 11994.999906
VES 616.865275
VND 26327.5
VUV 118.758526
WST 2.756325
XAF 574.021212
XAG 0.016093
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.80679
XDR 0.713895
XOF 574.016189
XPF 104.850375
YER 238.649519
ZAR 16.490032
ZMK 9001.197648
ZMW 17.769494
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.2400

    1066.68

    -1.5%

  • BEL20

    -12.5500

    5693.17

    -0.22%

  • PX1

    -63.8400

    8336.08

    -0.76%

  • ISEQ

    -187.0100

    13768.74

    -1.34%

  • OSEBX

    -19.6600

    1926.99

    -1.01%

  • PSI20

    -45.8400

    9122.71

    -0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -47.4100

    4185.64

    -1.12%

Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes
Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes / Photo: © AFP/Archives

Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes

"Fiers": les Ghanéens ne cachaient pas leur joie jeudi dans les rues d'Accra, la capitale, après l'adoption la veille d'une résolution des Nations unies reconnaissant la traite des esclaves africains comme le "plus grave crime contre l'humanité".

Taille du texte:

"Ce n'est pas seulement un moment historique pour notre pays, mais cela reconnaît également les souffrances de nos ancêtres et ouvre la voie à la justice", s'est réjouit l'étudiante ghanéenne Abigail Selikem Teye, tenue décontractée et sac en bandoulière.

Mercredi, date symbolique - c'était la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves -, l'Assemblée générale de l'ONU a proclamé la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l'humanité, un combat porté par le Ghana et son président John Mahama, qui espère des excuses et la justice.

La résolution, adoptée par 123 voix pour, trois contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (dont le Royaume-Uni et les États membres de l'Union européenne), déclare "la traite des Africains réduits en esclavage et l'esclavage racialisé des Africains" comme "les plus graves crimes contre l'humanité", condamnant cette "injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l'humanité".

- Reconnaissance -

"Je suis perturbée par l’abstention de certains pays (...) Ceux qui se sont le plus enrichis avec le crime", a déclaré depuis Cotonou, la capitale économique du Bénin, l'historienne de l'art Lylly Houngnihin.

La résolution de l'ONU met en avant l'ampleur du phénomène, sa durée, sa brutalité, son caractère systémique et ses conséquences encore visibles aujourd'hui, dans un monde où les Africains et les personnes d'ascendance africaine subissent "discrimination raciale et néocolonialisme".

Pendant près de 400 ans, entre le XVIe siècle et la fin du XIXe siècle, plus de 15 millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont été victimes de la traite transatlantique des esclaves, selon les chiffres de l'ONU.

Organisé par les Européens, ce commerce a déporté des Africains des rivages de l'Afrique occidentale vers le continent américain, où ils étaient contraints de travailler comme esclaves dans les plantations des colons européens. Plusieurs millions d'Africains sont aussi morts en chemin.

Pendant cette période, "l'être humain n'a aucun droit, il n'existe pas" et donc on peut "le détruire (...) comme un animal", a décrit l'historien ghanéen Kwaku Darko Ankrah.

"Les esclaves travaillaient dans ces plantations du lever au coucher du soleil. Et les conditions dans lesquelles ils travaillaient constituaient un crime odieux contre l'humanité", a abondé l'universitaire Obadele Bakari Kambon.

- Réparation -

A Cotonou, Ousmane Aledji, expert culturel, se félicite également: "Ce vote nous autorise à nommer les choses sans craindre des représailles. La prochaine étape sera, je l'espère, un appel décomplexé à la réparation".

La résolution de l'ONU, qui met l'accent sur la traite transatlantique, fait abstraction des autres types de traite humaine qui existait aussi à cette époque sur le continent: la traite des esclaves dans l'océan Indien aurait concerné, selon les historiens, près de 17 millions de personnes entre le Xe et le XIXe siècle, tandis que la traite orientale et transsaharienne (vers la péninsule arabique, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient) aurait fait de huit à 12 millions de victimes entre le VIIe et le XXe siècle.

La question des réparations et d'éventuelles compensations aux descendants des victimes de la traite n'a pas été tranchée par la résolution de l'ONU, qui se contente d'"encourager" les États membres "à soutenir les initiatives visant à instaurer une justice réparatrice".

"Qui va payer pour tous les désagréments que cela a dû causer ? L'Afrique a subi malheureusement les deux plus grands fléaux de l'histoire : l'esclavage et la colonisation", a lancé le Béninois Franck Ogou, directeur de l'école du patrimoine africain de Porto-Novo.

Un avis partagé par sa compatriote Larissa Adjivon, entrepreneuse de 42 ans, qui a affirmé se sentir à la fois "soulagée" et "frustrée": "Reconnaître, c’est bien, mais cela doit être suivi d’actions concrètes. On parle souvent de réparation ou de restitution. Pour moi, la vraie question est : qu’est-ce que cela change aujourd’hui pour l’Afrique ?"

- Rapatriement -

Pour Obadele Bakari Kambon, Afro-américain qui a obtenu la citoyenneté ghanéenne en 2016, "la guérison passe par le rapatriement".

Il prône, dans le sillage des autorités ghanéennes, le "retour" des descendants d'esclaves arrachés à l'Afrique.

Le Ghana s'est positionné comme une porte d'entrée pour le retour de la diaspora depuis le lancement de l'initiative "Year of Return" ("Année du retour") en 2019, qui commémorait les 400 ans depuis que les Africains réduits en esclavage ont été emmenés pour la première fois en Amérique du Nord.

Ces dernières années, plus de 1.000 membres de la diaspora africaine ont obtenu la citoyenneté ghanéenne.

Depuis la fin de l'année dernière, le Bénin a également lancé une plateforme qui permet aux afro-descendants de demander la nationalité béninoise pour 100 dollars (86,70 euros).

U.Chen--ThChM