The China Mail - Dix ans après la loi prostitution, un bilan en demi-teinte et des défis persistants

USD -
AED 3.672503
AFN 63.999691
ALL 81.919836
AMD 376.060435
AOA 916.999904
ARS 1382.017798
AUD 1.414887
AWG 1.80125
AZN 1.703027
BAM 1.673634
BBD 2.011587
BDT 122.694347
BHD 0.377236
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273934
BOB 6.90148
BRL 5.097502
BSD 0.998734
BTN 92.490362
BWP 13.45308
BYN 2.900908
BYR 19600
BZD 2.008703
CAD 1.38278
CDF 2300.000212
CHF 0.790535
CLF 0.02264
CLP 891.060057
CNY 6.83185
CNH 6.830495
COP 3654.86
CRC 464.322236
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.506616
CZK 20.85475
DJF 177.720354
DKK 6.39318
DOP 60.374971
DZD 132.344475
EGP 53.090899
ERN 15
ETB 156.550025
EUR 0.85555
FJD 2.210503
FKP 0.744078
GBP 0.745205
GEL 2.689782
GGP 0.744078
GHS 11.01502
GIP 0.744078
GMD 73.999933
GNF 8775.00019
GTQ 7.640832
GYD 208.952669
HKD 7.834775
HNL 26.629981
HRK 6.4451
HTG 130.987476
HUF 322.710215
IDR 17107.75
ILS 3.058032
IMP 0.744078
INR 92.635496
IQD 1310
IRR 1316000.000117
ISK 122.690226
JEP 0.744078
JMD 157.9096
JOD 0.709007
JPY 159.289024
KES 129.150258
KGS 87.448501
KHR 4012.496236
KMF 421.000498
KPW 899.95413
KRW 1480.865023
KWD 0.30891
KYD 0.832292
KZT 476.261788
LAK 21965.000383
LBP 89501.817404
LKR 315.134608
LRD 184.249849
LSL 16.3302
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.35503
MAD 9.297853
MDL 17.248506
MGA 4149.999771
MKD 52.723198
MMK 2099.780124
MNT 3575.250437
MOP 8.059525
MRU 40.009712
MUR 46.519756
MVR 15.450137
MWK 1736.99957
MXN 17.383902
MYR 3.963504
MZN 63.949716
NAD 16.329729
NGN 1361.74998
NIO 36.719975
NOK 9.509202
NPR 147.983022
NZD 1.70939
OMR 0.384498
PAB 0.998725
PEN 3.372503
PGK 4.31125
PHP 59.866017
PKR 279.025017
PLN 3.636115
PYG 6452.275411
QAR 3.646095
RON 4.356004
RSD 100.411036
RUB 77.626012
RWF 1461.5
SAR 3.752462
SBD 8.048583
SCR 14.457254
SDG 600.99995
SEK 9.303035
SGD 1.274545
SLE 24.609182
SOS 571.492727
SRD 37.575497
STD 20697.981008
STN 21.31
SVC 8.738811
SYP 110.553826
SZL 16.329957
THB 32.170959
TJS 9.503158
TMT 3.505
TND 2.88375
TRY 44.685016
TTD 6.774889
TWD 31.762497
TZS 2605.000206
UAH 43.381882
UGX 3680.503855
UYU 40.536031
UZS 12219.999604
VES 475.06335
VND 26332.5
VUV 119.534712
WST 2.769292
XAF 561.328279
XAG 0.013199
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.800048
XDR 0.698112
XOF 561.521651
XPF 102.350459
YER 238.550269
ZAR 16.42184
ZMK 9001.164141
ZMW 19.051327
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.4200

    1008.49

    +0.34%

  • BEL20

    30.8800

    5448.23

    +0.57%

  • PX1

    20.6100

    8266.18

    +0.25%

  • ISEQ

    51.8800

    12705.95

    +0.41%

  • OSEBX

    -14.8400

    2045.71

    -0.72%

  • PSI20

    -57.8600

    9426.9

    -0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.9800

    3970.39

    +1.12%

  • N150

    9.3500

    4076.57

    +0.23%

Dix ans après la loi prostitution, un bilan en demi-teinte et des défis persistants
Dix ans après la loi prostitution, un bilan en demi-teinte et des défis persistants / Photo: © AFP/Archives

Dix ans après la loi prostitution, un bilan en demi-teinte et des défis persistants

La loi de 2016 sur la lutte contre la prostitution a-t-elle tenu ses promesses ? Dix ans après son adoption, cette loi-cadre fait encore débat, entre ses partisans qui saluent ses "résultats concrets" et ses détracteurs qui en pointent les "effets délétères" et les angles morts persistants.

Taille du texte:

A l'époque, l'adoption de ce texte "visant à renforcer la lutte contre le et à accompagner les personnes prostituées" avait été saluée comme une avancée majeure par les abolitionnistes.

Après deux ans et demi de vifs débats, la loi du 13 avril 2016 avait notamment abrogé le délit de racolage et l'avait remplacé par la pénalisation des clients. Ces derniers sont depuis passibles d'une amende de 1.500 euros, pouvant aller jusqu'à 3.750 euros en cas de récidive, parfois complétée par un stage de sensibilisation.

La loi avait également aménagé un parcours de sortie de la prostitution pour les 40.000 personnes - dont une écrasante majorité de femmes - concernées en France, selon les estimations officielles.

Dix ans après, cette législation "produit des résultats concrets et encourageants mais n'a malheureusement pas les ressources nécessaires pour être pleinement efficace", estime auprès de l'AFP Héma Sibi, directrice générale de la coalition pour l'abolition de la prostitution.

Parmi les points positifs relevés par cette coalition comprenant notamment la Fondation Scelles, l'Amicale du Nid et le Mouvement du Nid: les "10.000 clients arrêtés, les 2.000 personnes sorties de la prostitution, les 65 réseaux démantelés (en 2024, ndlr), les plus de 1.000 proxénètes condamnés".

L'aide financière à l'insertion sociale (afis), versée aux personnes engagées dans un parcours de sortie de prostitution, a été revalorisée à 559 euros mensuels. Mais, au-delà, "il y a très peu de moyens mis dans la lutte contre la traite des êtres humains et le système prostitutionnel en France par rapport à la lutte contre la drogue ou contre la vente d'armes", ajoute Héma Sibi.

Pour la ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes Aurore Bergé, l'"intransigeance" de l'Etat face aux réseaux de proxénétisme est "totale" mais, reconnaît-elle, il y a "un axe d'amélioration".

Un avis partagé par la secrétaire générale de la Miprof Roxana Maracineanu, qui juge crucial de "renforcer les efforts sur le sujet" et "la prise de conscience des forces de sécurité sur l’importance de leur rôle dans la lutte contre la prostitution, pour que cette loi puisse être plus efficacement appliquée".

Sur le terrain, ce manque de moyens et de priorisation est visible, avec un nombre de verbalisations encore faible et très variable d'un territoire à un autre. Selon les chiffres officiels portant sur 2025, seulement 1.442 contraventions contre des clients ont été recensées.

- "Déni" -

Si les commissions départementales dédiées à l'accompagnement des personnes prostituées se réunissent davantage, une trentaine de départements n'avaient aucun parcours de sortie de prostitution (PSP) en cours fin 2025.

La prostitution des mineurs poursuit quant à elle son essor, en dépit du plan Taquet de 2021 et de la stratégie nationale du gouvernement de 2024, qui visait à intégrer ce volet absent de la loi de 2016.

Pour Michelle Meunier, d'Agir contre la prostitution des enfants (ACPE), il y a un vrai déni "de la part des jeunes eux-mêmes, attirés par l'image glamourisée et d'argent facile véhiculée par les réseaux sociaux", à quoi s'ajoute un "manque criant de prévention en dépit des actions déployées par les associations de terrain".

Quant à la lutte contre la prostitution en ligne, elle aussi en plein essor, la volonté des pouvoirs publics de sanctionner les "proxénètes 2.0" se heurte toujours au fait que la vente de contenus sexuels ou pornographiques ne relève pas de la prostitution en l'absence de "contact physique".

Pour contourner la difficulté, le Sénat a proposé en février de créer une nouvelle infraction spécifique "d'exploitation sexuelle en ligne", qui viserait les agents intermédiaires recrutant des créateurs de contenus notamment sous la menace ou la violence.

Pour les associations réglementaristes, favorables à un encadrement de la prostitution et non à son interdiction, le constat est sans appel: la loi de 2016 s'est révélée "totalement contre-productive".

"Le texte contenait de bonnes dispositions, comme l'abrogation du délit de racolage public, la création d'une nouvelle circonstance aggravante pour les agressions commises sur une travailleuse du sexe ou encore l'obtention facilitée d'un titre de séjour", estime Sarah-Marie Maffesoli, coordinatrice à Médecins du Monde (MDM).

Mais "la situation est désastreuse pour les personnes exerçant le travail du sexe qui continuent d'être précarisées, ce qui accroît leur exposition aux violences", ajoute-t-elle.

Même amertume du côté du Strass, le syndicat du travail sexuel, qui appelle à une "politique alternative".

H.Au--ThChM