The China Mail - Crise chez Grasset: 170 écrivains montent au front contre Bolloré

USD -
AED 3.672501
AFN 64.000052
ALL 81.197358
AMD 364.066319
ANG 1.790365
AOA 916.999774
ARS 1525.000898
AUD 1.438383
AWG 1.8025
AZN 1.704465
BAM 1.725719
BBD 2.018882
BDT 123.247965
BGN 1.683441
BHD 0.377906
BIF 3005.722202
BMD 1
BND 1.279885
BOB 12.063778
BRL 5.183402
BSD 1.002338
BTN 96.076978
BWP 14.120969
BYN 3.01672
BYR 19600
BZD 2.01597
CAD 1.424315
CDF 2312.495038
CHF 0.836375
CLF 0.024656
CLP 973.539953
CNY 6.70475
CNH 6.714101
COP 3314.79
CRC 457.846208
CUC 1
CUP 24.056893
CVE 97.29465
CZK 21.58325
DJF 178.497375
DKK 6.60147
DOP 59.602065
DZD 133.940995
EGP 51.992301
ERN 15
ETB 160.99988
EUR 0.88312
FJD 2.24875
FKP 0.753812
GBP 0.754325
GEL 2.595019
GGP 0.753812
GHS 11.732889
GIP 0.753812
GMD 74.000416
GNF 8750.000269
GTQ 7.658099
GYD 209.730789
HKD 7.846595
HNL 26.850145
HRK 6.6546
HTG 131.186306
HUF 323.547501
IDR 17952
ILS 3.06855
IMP 0.753812
INR 95.985504
IQD 1310
IRR 1693849.999896
ISK 120.989912
JEP 0.753812
JMD 158.635902
JOD 0.709052
JPY 158.295999
KES 129.709633
KGS 87.448703
KHR 4056.000101
KMF 434.999789
KPW 900.000318
KRW 1358.484957
KWD 0.3089
KYD 0.835337
KZT 440.918897
LAK 22440.000239
LBP 89549.999842
LKR 331.231884
LRD 171.401635
LSL 16.450172
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.4159
MAD 9.723465
MDL 17.796797
MGA 4424.999837
MKD 54.331282
MMK 2099.783199
MNT 3598.053803
MOP 8.102072
MRU 40.084977
MUR 47.820549
MVR 15.459904
MWK 1735.99982
MXN 18.075735
MYR 4.087499
MZN 63.894034
NAD 16.459649
NGN 1327.110278
NIO 36.655019
NOK 9.630697
NPR 153.717739
NZD 1.77846
OMR 0.384509
PAB 1.002374
PEN 3.450503
PGK 4.444973
PHP 62.756498
PKR 277.050328
PLN 3.85302
PYG 5864.031411
QAR 3.645027
RON 4.6575
RSD 103.803969
RUB 83.373148
RWF 1475
SAR 3.780993
SBD 8.065041
SCR 14.585024
SDG 601.498309
SEK 10.01374
SGD 1.279395
SHP 0.754575
SLE 24.600496
SLL 20969.491881
SOS 571.483762
SRD 37.621498
STD 20697.981008
STN 21.675
SVC 8.77073
SYP 13002.000254
SZL 16.449742
THB 33.612502
TJS 9.232161
TMT 3.5
TND 2.97262
TOP 2.40776
TRY 49.034485
TTD 6.800164
TWD 31.922806
TZS 2640.003002
UAH 44.775489
UGX 3929.198542
UYU 40.386126
UZS 11820.000246
VES 859.100049
VND 25969.5
VUV 119.747847
WST 2.7762
XAF 579.288877
XAG 0.016302
XAU 0.000238595436
XCD 2.70255
XCG 1.806559
XDR 0.707052
XOF 579.288877
XPF 105.84944
YER 236.425006
ZAR 16.425675
ZMK 9001.19828
ZMW 19.596771
ZWL 321.999592
SSP 5712.591903
MXV 2.045685
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Crise chez Grasset: 170 écrivains montent au front contre Bolloré
Crise chez Grasset: 170 écrivains montent au front contre Bolloré / Photo: © AFP

Crise chez Grasset: 170 écrivains montent au front contre Bolloré

Le monde traditionnellement feutré de l'édition française a plongé dans la crise avec la décision inédite de 170 écrivains de refuser de publier de nouveaux livres chez Grasset pour dénoncer le "licenciement" de son PDG Olivier Nora, dont ils tiennent pour responsable Vincent Bolloré.

Taille du texte:

Cette affaire devrait être largement débattue au Festival du Livre de Paris, qui s'ouvre jeudi soir au Grand Palais.

Avec 450 exposants et 1.800 auteurs attendus, tout le secteur sera présent, à l'exception notable de la plupart des maisons d'édition, notamment Grasset, appartenant à Hachette, le numéro un français de l'édition, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.

Dans leur lettre ouverte, publiée en milieu de nuit, ces écrivains dénoncent "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de Grasset après l'annonce mardi du départ d'Olivier Nora, à la tête de Grasset depuis 26 ans.

"Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset", affirment ces écrivains, dont une partie s'était réunie dans un café parisien mercredi en fin de journée.

"Il y a eu des moments de tension parce qu'il faut s'imaginer qu'à Grasset il y a des gens très à gauche, de l'autre côté, des gens plutôt très à droite", a raconté jeudi la romancière Colombe Schneck à l'AFP.

Mais "c'était impossible de ne rien faire. Le départ d'Olivier Nora a été une étincelle. On a vu ce que Bolloré a fait à iTélé, à Europe 1, au JDD, chez Fayard. On ne peut pas laisser toutes les maisons du groupe Hachette devenir des maisons d'extrême droite", selon elle.

"Nous refusons d'être les otages d'une guerre idéologique visant à imposer l'autoritarisme partout dans la culture et les médias", affirment les signataires.

Le courrier a été signé par de grands noms de la littérature, romanciers comme essayistes: Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder, Anne Berest ...

- "Mépris" -

"Une telle indignation collective, très rare chez les écrivains, montre bien le choc face au mépris d'un actionnaire qui remplace un éditeur respecté par un gestionnaire politiquement orienté", commente le romancier Gaspard Koenig, ancien auteur de Grasset.

Interrogé, le groupe Hachette n'a pas réagi dans l'immédiat à la publication de la lettre ouverte. Il a annoncé mardi que Jean-Christophe Thiery, PDG de Louis Hachette Group et homme de confiance de Vincent Bolloré, allait prendre la direction de Grasset.

La publication de la lettre "fait du bien", a commenté une employée de Grasset, où travaillent 38 personnes dans le Quartier latin. "Tout le monde est sous le choc, ce qui nous arrive est une déflagration", selon elle.

Des responsables politiques, surtout de gauche, ont également dénoncé des "purges" dans l'édition et "l'offensive de l'idéologie réactionnaire et de l'argent" menée par Vincent Bolloré, selon l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Les auteurs envisagent désormais d'engager une procédure pour récupérer leurs droits sur les livres qu'ils ont publiés chez Grasset, ce que souhaitent aussi faire plusieurs dizaines d'écrivains, notamment des historiens, ayant publié chez Fayard, autre maison d'édition de l'orbite Hachette.

La sénatrice socialiste Sylvie Robert a appelé jeudi à une "loi d'urgence" visant à reconnaître une "clause de conscience" qui pourrait être activée par les auteurs "en cas de changement radical dans la ligne éditoriale" et ouvrirait la voie à certains droits ou indemnités.

Dans une tribune publiée jeudi sur le site du Monde, 17 universitaires essayant de récupérer leurs droits de chez Fayard, autre maison d'édition appartenant à Hachette, appellent également à l'instauration d'une telle clause, afin "de pouvoir sortir (les auteurs, ndlr) d'une dépendance contraire à leur éthique".

Soucieux de s'éloigner des polémiques, le Festival du livre espère attirer plus de 100.000 visiteurs de vendredi à dimanche en célébrant "la lecture sous toutes ses formes, de la littérature aux albums jeunesse en passant par la new romance", selon son directeur général, Pierre-Yves Bérenguer.

Le festival met à l'honneur le thème du "voyage", "littéraire, intérieur et géographique", et consacrera deux grandes expositions à la bande dessinée, dont l'une, "Crush", sur la romance dans le 9e art.

Z.Huang--ThChM