The China Mail - A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout

USD -
AED 3.672502
AFN 64.000035
ALL 81.050345
AMD 372.849662
ANG 1.789884
AOA 918.000431
ARS 1376.761702
AUD 1.398474
AWG 1.8
AZN 1.700483
BAM 1.659926
BBD 2.012001
BDT 122.580618
BGN 1.668102
BHD 0.377155
BIF 2975.451401
BMD 1
BND 1.269716
BOB 6.928101
BRL 4.956398
BSD 0.998999
BTN 93.104283
BWP 13.393251
BYN 2.833537
BYR 19600
BZD 2.009115
CAD 1.366065
CDF 2310.999715
CHF 0.78057
CLF 0.022403
CLP 881.719847
CNY 6.81775
CNH 6.818375
COP 3580.06
CRC 455.158835
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.584102
CZK 20.663797
DJF 177.894898
DKK 6.355503
DOP 60.105069
DZD 132.289262
EGP 51.917502
ERN 15
ETB 155.405337
EUR 0.85042
FJD 2.197406
FKP 0.738541
GBP 0.74065
GEL 2.685013
GGP 0.738541
GHS 11.0393
GIP 0.738541
GMD 73.000205
GNF 8764.507437
GTQ 7.643664
GYD 209.005767
HKD 7.831245
HNL 26.542927
HRK 6.404698
HTG 130.811696
HUF 307.779032
IDR 17148.5
ILS 2.99406
IMP 0.738541
INR 93.557502
IQD 1308.687239
IRR 1322999.999602
ISK 121.779662
JEP 0.738541
JMD 158.247615
JOD 0.70901
JPY 159.244497
KES 129.200705
KGS 87.449826
KHR 4000.611039
KMF 418.000054
KPW 899.985395
KRW 1471.789657
KWD 0.30826
KYD 0.832485
KZT 465.941881
LAK 22040.601555
LBP 89457.429473
LKR 316.121805
LRD 184.249704
LSL 16.35859
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.331263
MAD 9.226434
MDL 17.112231
MGA 4133.143226
MKD 52.402916
MMK 2099.934769
MNT 3577.136566
MOP 8.057338
MRU 39.868621
MUR 46.37016
MVR 15.449805
MWK 1732.185898
MXN 17.324002
MYR 3.95399
MZN 63.954991
NAD 16.35859
NGN 1347.060097
NIO 36.765611
NOK 9.34305
NPR 148.845775
NZD 1.694955
OMR 0.384518
PAB 0.999028
PEN 3.429932
PGK 4.392051
PHP 59.890498
PKR 278.536935
PLN 3.599203
PYG 6369.45378
QAR 3.642004
RON 4.335897
RSD 99.836984
RUB 74.551934
RWF 1463.489154
SAR 3.750866
SBD 8.038715
SCR 13.655339
SDG 601.000445
SEK 9.16045
SGD 1.272385
SHP 0.746601
SLE 24.650409
SLL 20969.496166
SOS 570.91693
SRD 37.44902
STD 20697.981008
STN 20.793285
SVC 8.740707
SYP 110.541984
SZL 16.354347
THB 32.097982
TJS 9.467984
TMT 3.505
TND 2.887496
TOP 2.40776
TRY 44.894835
TTD 6.779373
TWD 31.441798
TZS 2611.424974
UAH 44.124656
UGX 3701.267563
UYU 39.742806
UZS 12085.412635
VES 480.63111
VND 26328
VUV 118.060694
WST 2.715967
XAF 556.707234
XAG 0.01269
XAU 0.000209
XCD 2.70255
XCG 1.800421
XDR 0.692365
XOF 556.707234
XPF 101.215331
YER 238.649746
ZAR 16.37655
ZMK 9001.20203
ZMW 18.905523
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.8000

    1026.75

    +0.47%

  • BEL20

    -6.6100

    5504.67

    -0.12%

  • PX1

    -16.6600

    8314.03

    -0.2%

  • ISEQ

    -3.8500

    12840.86

    -0.03%

  • OSEBX

    9.9000

    1989.93

    +0.5%

  • PSI20

    13.7700

    9190.96

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.7100

    4097.23

    -1.72%

  • N150

    14.0100

    4134.2

    +0.34%

A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout
A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout / Photo: © AFP

A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout

Quasiment deux semaines sans bombardements: à Téhéran, Mobina Rasoulian, une étudiante de 19 ans, a savouré au maximum la trêve entre l'Iran et les Etats-Unis, qui approche de son expiration sous la menace d'une reprise de la guerre.

Taille du texte:

"Je suis sortie sans me stresser, je me suis baladée, je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là", raconte la jeune femme, rencontrée par l'AFP dans une rue de la capitale, tête nue et piercing au nez malgré les strictes règles vestimentaires de la République islamique.

Babak Samiei, ingénieur de 49 ans, a lui aussi essayé de "renouer le plus possible" avec ses habitudes. Il a repris le sport et le yoga après "n'avoir rien fait pendant les 40 jours de la guerre". Et essaie de ne pas trop penser à l'après.

Il y aura des négociations mais "je pense qu'au final, aucun accord ne sera conclu et la guerre recommencera probablement", prédit-il.

Donald Trump a annoncé de nouveaux pourparlers de paix à Islamabad, alors que le cessez-le-feu expire "mercredi soir, heure de Washington", menaçant faute d'accord de noyer l'Iran sous les bombes. Téhéran n'a toutefois pas encore envoyé de délégation et refuse de négocier sous la menace.

Les Etats-Unis et Israël, lançant une opération coordonnée le 28 février, ont pilonné sans relâche l'Iran jusqu'à la trêve du 8 avril, des frappes qui ont tué de nombreux dirigeants iraniens et fait des milliers de morts.

- Rassemblements et checkpoints -

Dans les quartiers cossus de Téhéran, largement fuis pendant les hostilités par leurs habitants, partis trouver refuge au bord de la mer Caspienne, les terrasses sont pleines. La clientèle est jeune et branchée. Cheveux bouclés, teints ou décolorés s'affichent sans complexe.

Le nord de Téhéran et ses petites ruelles ombragées - au style de vie plus occidentalisé - ont des allures d'oasis de calme dans la chaotique capitale de plus de 10 millions d'habitants.

Mais dans le centre, les bâtiments en ruines rappellent le lourd tribut de la guerre. Et dans les rassemblements des partisans du pouvoir qui se succèdent, le tchador reste de mise pour les femmes.

Amir, 40 ans, décrit "une situation très militarisée". "Il y a des dizaines de postes de contrôle", parfois tenus par des enfants, et les soutiens de la République islamique "se retrouvent chaque soir sur les places pour scander des slogans en brandissant des drapeaux et des armes", relate-t-il sous couvert d'anonymat à une équipe de l'AFP basée à Paris.

De nombreux Iraniens s'inquiètent aussi du marasme économique aggravé par la guerre et les restrictions de communication imposées par les autorités.

Laleh, professeure d'anglais de 27 ans qui vit à Ispahan, dans le centre de l'Iran, attend désespérément le rétablissement d'internet pour pouvoir reprendre son activité.

"Le nombre de licenciements dans les grandes et petites entreprises est très élevé et l'inflation est terrible", se désole-t-elle. "Beaucoup ont commencé à travailler pour Snapp! (service de réservation de taxi en ligne similaire à la plateforme Uber), et la ville est pleine de vendeurs de rue".

"Internet est coupé, tout le monde perd son emploi", renchérit à Téhéran Farah Saghi, auto-entrepreneuse de 60 ans, espérant la tenue des négociations de paix pour "qu'on soit fixé sur notre sort et décide de la marche à suivre".

"Nous ne sommes pas la Corée du Nord, nous sommes l'Iran. Nous avons le droit inaliénable de mener une vie où règne la liberté", lance-t-elle.

M.Chau--ThChM