The China Mail - A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique

USD -
AED 3.672498
AFN 62.999888
ALL 81.850202
AMD 371.189818
ANG 1.789884
AOA 917.999729
ARS 1391.065695
AUD 1.405669
AWG 1.8025
AZN 1.700135
BAM 1.670824
BBD 2.014762
BDT 122.736126
BGN 1.668102
BHD 0.377682
BIF 2976
BMD 1
BND 1.277332
BOB 6.912076
BRL 4.996304
BSD 1.00029
BTN 94.827262
BWP 13.520821
BYN 2.816686
BYR 19600
BZD 2.011858
CAD 1.36848
CDF 2320.000183
CHF 0.79172
CLF 0.022994
CLP 904.969753
CNY 6.83825
CNH 6.84364
COP 3635.61
CRC 454.91047
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.874993
CZK 20.92625
DJF 177.719489
DKK 6.407025
DOP 59.375009
DZD 132.734499
EGP 53.052597
ERN 15
ETB 157.000291
EUR 0.857402
FJD 2.20855
FKP 0.740121
GBP 0.742815
GEL 2.690253
GGP 0.740121
GHS 11.190215
GIP 0.740121
GMD 72.999925
GNF 8775.000022
GTQ 7.642463
GYD 209.283551
HKD 7.835835
HNL 26.609826
HRK 6.460399
HTG 131.014215
HUF 314.726018
IDR 17384.15
ILS 2.99799
IMP 0.740121
INR 95.31005
IQD 1310
IRR 1315500.000044
ISK 123.289778
JEP 0.740121
JMD 156.856547
JOD 0.709054
JPY 160.665498
KES 129.149477
KGS 87.429299
KHR 4009.999795
KMF 422.000237
KPW 899.966666
KRW 1483.36972
KWD 0.308103
KYD 0.833615
KZT 463.325246
LAK 21974.999651
LBP 89532.56298
LKR 319.599166
LRD 183.874991
LSL 16.870173
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.349879
MAD 9.26375
MDL 17.220744
MGA 4149.999634
MKD 52.862208
MMK 2099.979587
MNT 3578.886171
MOP 8.075024
MRU 39.980094
MUR 47.030215
MVR 15.455028
MWK 1741.498309
MXN 17.57605
MYR 3.971984
MZN 63.904976
NAD 16.8704
NGN 1375.489818
NIO 36.709934
NOK 9.33405
NPR 151.723313
NZD 1.71622
OMR 0.384503
PAB 1.00029
PEN 3.523999
PGK 4.339528
PHP 61.590205
PKR 278.875033
PLN 3.65424
PYG 6223.516949
QAR 3.643496
RON 4.383295
RSD 100.604003
RUB 74.754819
RWF 1461
SAR 3.750531
SBD 8.03884
SCR 13.703035
SDG 600.500338
SEK 9.334802
SGD 1.281935
SHP 0.746601
SLE 24.60124
SLL 20969.496166
SOS 571.508119
SRD 37.461009
STD 20697.981008
STN 21.2
SVC 8.753075
SYP 110.735099
SZL 16.849971
THB 32.827501
TJS 9.37795
TMT 3.505
TND 2.89225
TOP 2.40776
TRY 45.18505
TTD 6.801873
TWD 31.709501
TZS 2609.999933
UAH 44.090008
UGX 3726.421542
UYU 39.810005
UZS 12049.999524
VES 485.587755
VND 26356
VUV 118.372169
WST 2.715876
XAF 560.376399
XAG 0.013849
XAU 0.000219
XCD 2.70255
XCG 1.802812
XDR 0.697718
XOF 559.000023
XPF 102.602589
YER 238.62501
ZAR 16.8888
ZMK 9001.203157
ZMW 18.880707
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.7000

    998.84

    +0.17%

  • BEL20

    -8.4500

    5271.36

    -0.16%

  • PX1

    -100.1000

    7972.32

    -1.24%

  • ISEQ

    -8.7000

    12417.18

    -0.07%

  • OSEBX

    10.7800

    2007.97

    +0.54%

  • PSI20

    7.3700

    9216.39

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -52.8200

    3830.83

    -1.36%

  • N150

    -4.5100

    4097.56

    -0.11%

A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique
A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique / Photo: © AFP/Archives

A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique

A l'ombre d'une raffinerie crachotant sa fumée blanche à Fos-sur-Mer, près de Marseille, une caméra infrarouge enregistre une pollution invisible à l'oeil nu: des fuites de méthane, gaz redoutable pour le réchauffement climatique, sur un gazoduc.

Taille du texte:

L'organisation environnementale Clean Air Task Force mène avec la fédération Les Amis de la Terre France une campagne de détection des émissions de méthane, molécule du gaz naturel responsable d'un tiers du réchauffement climatique depuis l'ère pré-industrielle.

Dans leur viseur: des infrastructures gazières et pétrolières. "En France, environ 65% des sites qu'on visite dégagent des émissions, c'est la moyenne européenne", confie à l'AFP Théophile Humann-Guilleminot, expert de Clean Air Task Force, déjà intervenu en Allemagne, Roumanie et en Italie.

Ces émissions -fuites ou délestages intentionnels en principe strictement encadrés- représentent dans l'Hexagone une perte annuelle de 300 millions de mètres cubes, précise-t-il, citant une étude académique. C'est moins de 1% de ce qui traverse les gazoducs, mais c'est la consommation de 200 à 250.000 foyers soit "une ville de taille moyenne."

En tournée dans le sud de la France, M. Humann-Guilleminot a détecté en quelques jours une trentaine de fuites sur une trentaine de sites.

Sa caméra infrarouge, rivée sur un poste de contrôle et d'entretien d'un gazoduc, dévoile sur l'écran comme des panaches de fumée s'échappant à deux endroits différents.

- "Peu de transparence" -

Outre la pollution atmosphérique, ces fuites représentent autant de volume de gaz perdu au moment où l'Europe, dépendante de ses importations gazières, s'inquiète des répercussions du conflit au Moyen-Orient, après la guerre en Ukraine.

Avec leur campagne de détection, les associations de défense de l'environnement veulent contrôler l'application par la France d'un règlement européen adopté à l'été 2024 pour juguler les émissions de méthane.

Une soixantaine d'inspections sont prévues, près de Valence, Bordeaux et en Aquitaine, avant un rapport à venir fin mai.

L'occasion de voir "s'il y a des différences entre les entreprises, de comparer au niveau européen, d'identifier bonnes et mauvaises pratiques", explique Anna-Lena Rebaud, spécialiste gaz fossile aux Amis de la Terre.

Car, confie la militante, il y a "très peu de transparence."

Paris n'a pas encore rendu public les rapports sur la quantification des émissions de méthane, demandés aux entreprises concernées par le règlement européen pour février dernier. Et si un régime de sanctions est rédigé, il attend toujours d'être voté, ajoute Mme Rebaud.

Or le méthane -produit principalement par l'agriculture, l'élevage de bétail et l'exploitation de combustibles fossiles- présente un pouvoir réchauffant 80 fois plus puissant sur 20 ans que le CO2.

- Traitement des fuites "conforme" -

Deuxième opérateur de transport de gaz en Europe, la société Natran gère 32.600 kilomètres de canalisations en France, dont des conduites observées par les deux ONG.

Ses équipes techniques "oeuvrent quotidiennement pour détecter et traiter les émissions diffuses" qui sont "par nature faibles" et ne posent "aucun danger" pour riverains et salariés, indique l'exploitant à l'AFP.

Concernant des fuites sur deux sites près de Fos-sur-Mer, Natran indique qu'elles avaient été identifiées. Les émissions d'un des sites ont été notifiées à l'autorité compétente et "leur traitement est bien prévu conformément" au règlement européen.

L'exploitant s'engage à diviser par six, à l'horizon 2030, ses émissions de méthane par rapport à celles de 2019.

Ces émissions sont loin d'être les seules problématiques environnementales à Fos-sur-Mer, qui abrite le quatrième complexe pétrochimique d'Europe et est régulièrement épinglé pour une pollution calamiteuse, empoisonnant le secteur de l'Etang de Berre.

En février, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmosud présentait le suivi d'une étude sur les risques sanitaires, liés à la pollution atmosphérique dans cette zone où vivent 628.000 personnes.

Le rapport évoquait une baisse ou une stabilisation des concentrations de polluants déjà identifiés en 2015, tout en reconnaissant que plusieurs polluants présentent un risque sanitaire: l'ozone O3, le dioxyde d'azote, et des particules fines.

Par ailleurs, un "excès de risque supplémentaire" existe à cause d'un "cumul des expositions" à d'autres polluants cancérigènes, mutagènes, ou reprotoxiques (dangereux pour la reproduction humaine). "Des polluants principalement émis par l'industrie", souligne l'étude.

E.Choi--ThChM