The China Mail - Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée

USD -
AED 3.672499
AFN 62.999947
ALL 82.780483
AMD 367.570226
ANG 1.790403
AOA 917.00032
ARS 1477.474597
AUD 1.450263
AWG 1.80125
AZN 1.702517
BAM 1.717384
BBD 2.017035
BDT 123.179593
BGN 1.69088
BHD 0.377582
BIF 2974.21533
BMD 1
BND 1.295752
BOB 6.92023
BRL 5.171697
BSD 1.001497
BTN 93.997348
BWP 13.61
BYN 2.904549
BYR 19600
BZD 2.014138
CAD 1.418785
CDF 2267.4985
CHF 0.809299
CLF 0.023439
CLP 922.489575
CNY 6.79815
CNH 6.798645
COP 3444.5
CRC 454.679165
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.82263
CZK 21.285025
DJF 178.336846
DKK 6.559325
DOP 58.84135
DZD 133.367274
EGP 49.417703
ERN 15
ETB 161.458114
EUR 0.877603
FJD 2.24725
FKP 0.757857
GBP 0.75685
GEL 2.644988
GGP 0.757857
GHS 11.291463
GIP 0.757857
GMD 72.999684
GNF 8774.795185
GTQ 7.640297
GYD 209.58444
HKD 7.84301
HNL 26.79575
HRK 6.6128
HTG 130.881249
HUF 310.411495
IDR 17852
ILS 3.000205
IMP 0.757857
INR 94.326096
IQD 1311.878471
IRR 1375250.000078
ISK 126.389949
JEP 0.757857
JMD 157.727432
JOD 0.709008
JPY 161.799502
KES 129.497551
KGS 87.450293
KHR 4019.685748
KMF 434.000009
KPW 900.00035
KRW 1539.465014
KWD 0.309697
KYD 0.834541
KZT 485.902198
LAK 21981.331718
LBP 89681.682473
LKR 336.626187
LRD 182.415286
LSL 16.461632
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428697
MAD 9.390561
MDL 17.755943
MGA 4236.056533
MKD 54.135596
MMK 2099.649649
MNT 3579.92745
MOP 8.089654
MRU 39.96751
MUR 47.240027
MVR 15.450346
MWK 1736.57243
MXN 17.487705
MYR 4.063203
MZN 63.896986
NAD 16.461632
NGN 1380.049737
NIO 36.853613
NOK 9.92633
NPR 150.396242
NZD 1.769425
OMR 0.3845
PAB 1.001462
PEN 3.414908
PGK 4.394842
PHP 61.208979
PKR 278.710567
PLN 3.76117
PYG 6112.57464
QAR 3.650397
RON 4.598018
RSD 102.986999
RUB 78.697301
RWF 1466.637981
SAR 3.760889
SBD 8.051953
SCR 14.06555
SDG 599.999936
SEK 9.7223
SGD 1.29363
SHP 0.746601
SLE 24.801218
SLL 20969.503664
SOS 572.356867
SRD 37.482964
STD 20697.981008
STN 21.513213
SVC 8.762502
SYP 110.532098
SZL 16.452478
THB 33.315503
TJS 9.268372
TMT 3.5
TND 2.968209
TOP 2.40776
TRY 46.641597
TTD 6.806108
TWD 31.892503
TZS 2627.508028
UAH 44.952516
UGX 3675.718394
UYU 40.199152
UZS 12029.065045
VES 620.752985
VND 26287.5
VUV 119.179282
WST 2.780883
XAF 576.00973
XAG 0.017017
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.804843
XDR 0.716371
XOF 576.007201
XPF 104.721512
YER 238.624975
ZAR 16.44495
ZMK 9001.20232
ZMW 18.040042
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.7000

    1062.39

    +0.16%

  • BEL20

    -25.2500

    5714.26

    -0.44%

  • PX1

    -14.2500

    8370.28

    -0.17%

  • ISEQ

    -128.2400

    13810.66

    -0.92%

  • OSEBX

    5.7000

    1906.33

    +0.3%

  • PSI20

    5.4800

    9142.03

    +0.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -2.9000

    4146.36

    -0.07%

Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée / Photo: © AFP

Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée

Gauri Devi, une agricultrice indienne, fait cuire un "chapati", une galette traditionnelle, sur son réchaud alimenté par du biogaz issu de bouses de vache, un animal vénéré comme l'incarnation des divinités hindoues et symbole de la mère nourricière.

Taille du texte:

Depuis le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 60 % des besoins du pays en gaz naturel liquéfié (GNL), les Indiens peinent à se procurer des bonbonnes.

Depuis les années 1980, New Delhi encourage la production de biogaz dans les zones rurales et a subventionné plus de cinq millions de méthaniseurs qui transforment les déchets agricoles en gaz pour la cuisson et en boues riches en azote pour les engrais.

Dans le contexte actuel, Gauri Devi, 25 ans, se félicite plus que jamais d'en posséder un.

L’Inde consomme plus de 30 millions de tonnes de GNL par an et en importe plus de la moitié.

Le gouvernement assure qu’il n’y a pas de pénurie mais, en raison de retards d’approvisionnement, d’achats de panique et du marché noir, les habitants doivent parfois patienter des heures pour obtenir une bonbonne.

- Un engrais précieux -

Dans son étable, Mme Devi mélange des seaux de bouses avec de l’eau, puis verse le mélange dans un réservoir souterrain de la taille d’une voiture, surmonté d’un ballon de stockage.

Acheminé par canalisation, le méthane lui permet de se passer de bonbonne, sauf en cas de problème ou de grandes tablées.

Les boues résiduelles servent ensuite d’engrais.

"Le fumier est vraiment excellent", affirme Pramod Singh, un agriculteur qui possède depuis en 2025 une unité de biogaz pour six personnes, alimentée chaque jour par 30 à 45 kilos de bouses provenant de quatre vaches.

Un fertilisant maison d'autant plus précieux que le commerce mondial des engrais est touché de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient.

"La boue, c’est de l’or noir", va jusqu'à affirmer Pritam Singh, un responsable agricole.

Le secteur agricole emploie plus de 45% de la main-d'œuvre indienne, et le pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d’habitants, possède l’un des plus grands cheptels bovins au monde.

Le géant asiatique, troisième pollueur de la planète, derrière la Chine et les Etats-Unis, encourage la production de biogaz à grande échelle après avoir promis d’atteindre la neutralité carbone en 2070.

Des dizaines d'immenses usines de méthanisation sont en cours de construction à travers l'Inde pour des millions de dollars d'investissements.

- Un intérêt accru -

Mais de petites unités continuent de voir le jour dans les régions rurales, pour un coût compris entre 25.000 et 30.000 roupies (225 à 270 euros), souvent largement subventionnées par l’Etat.

Dans ce pays à majorité hindoue, où la bouse et l'urine des vaches vénérées servent à enduire les murs, de combustible et lors de rituels, convaincre de passer au biogaz a été facile, souligne le fermier.

Après avoir construit sa première unité en 2007, il a contribué à en installer quinze autres dans son village rien que l’an dernier, confie‑t‑il, notant un intérêt encore accru depuis l’offensive des Etats‑Unis et d’Israël contre l’Iran.

A ce jour, le biogaz ne représente encore qu’une faible part du combustible de cuisson, le GNL étant jugé plus pratique.

"Les unités de biogaz ne sont pas de simples équipements, ce sont des mini-usines", explique A.R. Shukla, président de l’Association indienne du biogaz.

"Elles nécessitent une installation, un fonctionnement régulier et de la maintenance", ajoute-t-il.

Et même subventionnées, le coût initial est pour beaucoup un frein.

"Nous travaillons toute la journée sur les terres des autres, nous n’avons pas de terrain pour ça", explique Ramesh Kumar Singh, un journalier attendant avec une centaine de personnes d'obtenir une bonbonne de gaz dans le village voisin de Madalpur.

"Je suis debout sous une chaleur accablante, affamée et assoiffée", se désole Mahendri, 77  ans, qui attend désespérément depuis trois jours de repartir avec une bonbonne.

Z.Huang--ThChM