The China Mail - A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels

USD -
AED 3.672504
AFN 64.00036
ALL 81.031648
AMD 363.521249
ANG 1.790365
AOA 918.000033
ARS 1524.770803
AUD 1.423812
AWG 1.8
AZN 1.69859
BAM 1.7198
BBD 2.014334
BDT 123.134148
BGN 1.683441
BHD 0.376974
BIF 2996.596875
BMD 1
BND 1.278343
BOB 12.245759
BRL 5.202304
BSD 1.000132
BTN 95.938305
BWP 13.673816
BYN 3.027326
BYR 19600
BZD 2.011326
CAD 1.41664
CDF 2339.999653
CHF 0.83174
CLF 0.024539
CLP 968.839617
CNY 6.71325
CNH 6.71372
COP 3308.67
CRC 454.20569
CUC 1
CUP 24.002462
CVE 96.96141
CZK 21.440899
DJF 178.084962
DKK 6.57003
DOP 59.542287
DZD 133.843965
EGP 52.084598
ERN 15
ETB 162.972098
EUR 0.87892
FJD 2.237697
FKP 0.754816
GBP 0.753995
GEL 2.614959
GGP 0.754816
GHS 11.635494
GIP 0.754816
GMD 73.494418
GNF 8795.170658
GTQ 7.637958
GYD 209.257745
HKD 7.844825
HNL 26.846287
HRK 6.6259
HTG 130.885748
HUF 322.709796
IDR 18011
ILS 3.06339
IMP 0.754816
INR 95.93965
IQD 1310.042516
IRR 1374837.507781
ISK 120.396037
JEP 0.754816
JMD 158.315197
JOD 0.708974
JPY 156.903502
KES 129.698743
KGS 87.448496
KHR 4059.056814
KMF 432.999716
KPW 900.000318
KRW 1358.045027
KWD 0.30885
KYD 0.833443
KZT 439.793707
LAK 22439.127338
LBP 89556.106612
LKR 331.022111
LRD 172.008688
LSL 16.434096
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.397263
MAD 9.630717
MDL 17.680991
MGA 4387.052523
MKD 54.140561
MMK 2099.83552
MNT 3596.071123
MOP 8.080829
MRU 40.062785
MUR 47.469828
MVR 15.450128
MWK 1734.1564
MXN 17.76753
MYR 4.082401
MZN 63.910272
NAD 16.434096
NGN 1328.240234
NIO 36.800429
NOK 9.507015
NPR 153.505837
NZD 1.764085
OMR 0.384491
PAB 1.000079
PEN 3.398334
PGK 4.52425
PHP 62.464974
PKR 277.095071
PLN 3.843405
PYG 5873.947548
QAR 3.645277
RON 4.639204
RSD 103.327009
RUB 84.524601
RWF 1476.596231
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.807649
SDG 601.500048
SEK 9.949872
SGD 1.27778
SHP 0.755002
SLE 24.649504
SLL 20969.491881
SOS 571.60445
SRD 37.667501
STD 20697.981008
STN 21.545091
SVC 8.750324
SYP 13002.000254
SZL 16.429972
THB 33.571944
TJS 9.225649
TMT 3.51
TND 2.961507
TOP 2.40776
TRY 48.9824
TTD 6.787754
TWD 31.768502
TZS 2649.998021
UAH 44.876871
UGX 3914.861437
UYU 40.089518
UZS 11815.811573
VES 852.43145
VND 25974.5
VUV 117.801098
WST 2.745718
XAF 576.533959
XAG 0.016231
XAU 0.000240094597
XCD 2.70255
XCG 1.802386
XDR 0.707052
XOF 576.533959
XPF 104.870231
YER 236.65026
ZAR 16.39382
ZMK 9001.19885
ZMW 19.476614
ZWL 321.999592
SSP 5712.591897
MXV 2.012127
  • AEX

    7.6700

    1119.77

    +0.69%

  • BEL20

    1.1400

    5705.18

    +0.02%

  • PX1

    47.6600

    8125.69

    +0.59%

  • ISEQ

    83.4300

    14467.77

    +0.58%

  • OSEBX

    12.7000

    2095.45

    +0.61%

  • PSI20

    29.1100

    9733.92

    +0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    22.8600

    4257.1

    +0.54%

A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels / Photo: © AFP

A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels

Une montre, un bracelet, une broche, un portefeuille avec des pièces de monnaies, une bague... : 81 ans après, ces effets personnels, enlevés à quatre déportés de Grèce dans le camp de concentration de Neuengamme en Allemagne, ont été restitués jeudi à Athènes à leurs familles.

Taille du texte:

La remise a eu lieu lors d'une cérémonie émouvante au ministère grec des Affaires étrangères dans le cadre de la campagne #StolenMemory lancée en 2016 par les Archives Arolsen, un centre qui détient les archives les plus complètes au monde sur les victimes et survivants des camps nazis.

Les yeux de Kaiti Kerasiotis s'embuent. Elle tient après tant d'années dans ses mains la montre de son mari Evangelos, déporté en mai 1944 à seulement 19 ans.

"Je n'arrive pas à y croire", murmure la retraitée.

"Quand un soir, j'ai été contactée par des élèves cherchant à avoir des informations sur Evangelos, j'ai ressorti les photos enfouies, je me suis replongée dans le passé et je me suis dit il n'a finalement pas été oublié", confie-t-elle aux médias, accompagnée de ses enfants et petits-enfants.

Car ce sont des élèves grecs qui ont été chargés de retrouver la trace des familles de ces prisonniers grecs déportés entre 1943 et 1944 dans le cadre de la collaboration du programme #StolenMemory avec les ministères grecs des Affaires étrangères et de l'Education.

"Alors que les survivants des camps ne sont plus très nombreux, de nouvelles formes de mémoire, plus participative, doivent être développées", a indiqué Moritz Wein, directeur des Archives Arolsen.

L'intérêt pour les histoires personnelles ne faiblit pas d'après M. Wein, qui note que ces deux dernières années, les demandes des familles pour retrouver les traces de leurs proches déportés dans les camps nazis ont explosé.

"Le rôle des archives à l'heure de l'intelligence artificielle et de la distorsion de l'histoire prend d'autant plus d'importance", constate-t-il.

Près de 70.000 personnes, soit 86% de la communauté juive grecque, ont été exterminées pendant l'occupation nazie en Grèce (1940-1944). Aujourd'hui, cette communauté ne compte qu'environ 5.500 membres.

- "Dépouillés", "déshumanisés" -

Les lycéens d'Evosmos, près de la ville de Thessalonique (nord) où vivait une forte communauté juive, ont recherché durant des mois dans les archives municipales, de la police et la Croix-Rouge grecque pour retrouver la famille d'Evangelos.

Déporté à Neuengamme, près de Hamburg, Evangelos fut ensuite transféré au camp de travail de Salzgitter-Drütte puis à Bergen-Belsen, où les forces britanniques attestèrent de sa présence après la libération.

Il rentra en Grèce en août 1945 et rejoindra la police mais mourut à seulement 24 ans, d'une maladie cardiaque liée aux épreuves endurées dans les camps.

A son tour, Panagiota Galani récupère la montre de son oncle, Georgios Sagmatopoulos, déporté à 24 ans en Allemagne. Sa mère et sa grand-mère l'ont cherché pendant des années et n'ont eu confirmation de sa mort qu'en 1962.

"On a toujours vécu avec l'ombre de cet oncle qui n'était pas rentré, et ma grand-mère aurait été très émue de retrouver cette montre", avoue la jeune femme.

Pour retrouver les descendants de Nikolaos Fassouliotis, Chypriote qui vivait en Grèce en 1944 lors de sa déportation, les lycéens athéniens ont dû envoyer des dizaines d'emails et passé plusieurs coups de fil avant de retrouver une de ses filles à Chypre.

Mort en 2000, l'ancien déporté avait refait sa vie et eu six enfants à Chypre. Konstantina retrouve le bracelet de son père où était gravé le nom de ses deux enfants issus d'un premier mariage.

"J'espère retrouver aussi un jour les traces de la famille de mon père", lâche-t-elle la gorge nouée.

Moritz Wein lui transmet un sac rempli de documents ayant appartenu à son père: papier d'enregistrement dans les camps, notes sur les travaux forcés effectués...

"Ces hommes ont été dépouillés de leurs biens à l'entrée des camps, déshumanisés par les nazis, et aujourd'hui grâce à la restitution de ces objets à leurs familles, nous leur redonnons une part de leur identité", souligne M. Wein.

Les Archives Arolsen disposent encore de 2000 enveloppes avec les effets personnels de déportés de plusieurs pays, qui n'ont pas retrouvé leur destinataire.

Z.Huang--ThChM