The China Mail - Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment

USD -
AED 3.672503
AFN 65.000126
ALL 80.977186
AMD 362.829848
ANG 1.790365
AOA 917.999953
ARS 1524.911695
AUD 1.435276
AWG 1.8
AZN 1.702631
BAM 1.722428
BBD 2.015086
BDT 123.012972
BGN 1.683441
BHD 0.377194
BIF 2999.951563
BMD 1
BND 1.277405
BOB 12.040458
BRL 5.205619
BSD 1.000454
BTN 95.892522
BWP 14.09417
BYN 3.010995
BYR 19600
BZD 2.012171
CAD 1.41849
CDF 2310.00018
CHF 0.834735
CLF 0.024674
CLP 974.269942
CNY 6.70335
CNH 6.707185
COP 3335.5
CRC 456.985341
CUC 1
CUP 24.01166
CVE 97.107857
CZK 21.52835
DJF 178.16097
DKK 6.58393
DOP 59.48895
DZD 133.783977
EGP 51.996599
ERN 15
ETB 163.421342
EUR 0.88072
FJD 2.243701
FKP 0.756991
GBP 0.752635
GEL 2.60496
GGP 0.756991
GHS 11.710208
GIP 0.756991
GMD 73.50592
GNF 8798.844552
GTQ 7.643396
GYD 209.328131
HKD 7.846297
HNL 26.859007
HRK 6.636301
HTG 130.939066
HUF 322.591495
IDR 17915
ILS 3.07365
IMP 0.756991
INR 95.88705
IQD 1310.606294
IRR 1693792.499699
ISK 120.640096
JEP 0.756991
JMD 158.336929
JOD 0.709023
JPY 157.007496
KES 129.709687
KGS 87.448702
KHR 4057.22564
KMF 434.999698
KPW 900.000318
KRW 1355.219852
KWD 0.30878
KYD 0.833726
KZT 440.074329
LAK 22455.503791
LBP 89592.031739
LKR 330.60617
LRD 171.583824
LSL 16.385613
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399
MAD 9.704712
MDL 17.763022
MGA 4394.578552
MKD 54.223526
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.086624
MRU 40.069045
MUR 47.760418
MVR 15.449898
MWK 1734.754084
MXN 18.128675
MYR 4.078097
MZN 63.910013
NAD 16.385685
NGN 1327.379897
NIO 36.821108
NOK 9.60209
NPR 153.428035
NZD 1.771685
OMR 0.384495
PAB 1.000449
PEN 3.44424
PGK 4.528402
PHP 62.740138
PKR 277.158584
PLN 3.848755
PYG 5852.979771
QAR 3.647324
RON 4.649695
RSD 103.530073
RUB 83.147056
RWF 1477.228194
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 13.761331
SDG 601.506428
SEK 9.979355
SGD 1.277255
SHP 0.755829
SLE 24.649917
SLL 20969.491881
SOS 571.727998
SRD 37.753026
STD 20697.981008
STN 21.576683
SVC 8.75393
SYP 13002.000254
SZL 16.377071
THB 33.580311
TJS 9.214436
TMT 3.51
TND 2.966913
TOP 2.40776
TRY 49.013967
TTD 6.787408
TWD 31.879198
TZS 2635.003029
UAH 44.690709
UGX 3921.672237
UYU 40.308767
UZS 11835.41907
VES 857.98905
VND 25962
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 577.714388
XAG 0.01647
XAU 0.000238792284
XCD 2.70255
XCG 1.803098
XDR 0.707052
XOF 577.714388
XPF 105.029547
YER 236.394046
ZAR 16.392685
ZMK 9001.198421
ZMW 19.559579
ZWL 321.999592
SSP 5712.591904
MXV 2.052126
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment
Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment / Photo: © AFP/Archives

Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment

Une taxe sur les produits sucrés est "sur la table" pour le budget 2027 au nom de la lutte contre l'obésité, a indiqué mercredi le ministre du Commerce Serge Papin, provoquant déjà l'ire des industriels qui prédisent une facture accrue dans les rayons.

Taille du texte:

A la fin, "ce sont les consommateurs qui vont payer", a avancé sur RMC mercredi le président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) Jean-François Loiseau, qui regrette que cette taxe puisse viser beaucoup de produits typiques des boulangeries françaises.

La filière avait déjà fait bloc à l'automne 2025, quand des députés avaient tenté d'instaurer une taxe comparable, qu'il s'agisse des fabricants de chocolats, confiseries et biscuits qui craignaient une taxe qui les "impacterait très lourdement" ou la Fédération des entreprises de boulangerie qui dénonçait une "taxe comportementale" pénalisant toute la profession.

"Je ne suis pas pour les taxes", a pourtant assuré mercredi sur LCI M. Papin, qui avait longtemps dirigé le groupement de distribution Système U avant d'entrer au gouvernement en octobre 2025.

Mais il existe aujourd'hui un "enjeu" sanitaire, car "il y a trop d'obésité" et de "diabète": "aujourd'hui, un gamin de 9 ans a mangé autant de sucres (...) que son grand-père qui a vécu toute une vie", a illustré le ministre du Commerce et du Pouvoir d'achat.

- Enjeu sanitaire ou fiscal? -

Selon Les Echos, la taxe envisagée par le gouvernement serait inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 et viserait certains produits transformés au-delà d'un seuil de sucre encore inconnu.

Le gouvernement en attendrait 200 millions d'euros de recettes, toujours selon le quotidien, un montant déjà avancé par des députés dans des amendements déposés à l'automne 2025.

Le gouvernement s'était alors opposé à une telle taxe après l'adoption en commission à l'Assemblée d'un amendement issu de députés du camp présidentiel taxant de 4 à 35 euros par quintal les produits transformés sucrés.

La ministre de la Santé Stéphanie Rist avait rendu un avis défavorable. Elle estimait que les objectifs sanitaires pouvaient être atteints en mobilisant d'autres leviers, par exemple des accords avec les industriels.

Mais un an plus tard, l'étau budgétaire s'est encore resserré pour le gouvernement, qui prévoit de réduire à 12 à 13 milliards d'euros le déficit de la Sécurité sociale en 2027 (contre 22 en 2026) et cherche de nouvelles pistes de recettes susceptibles d'être adoptées par une Assemblée nationale où il ne dispose pas de majorité.

Or pour ses détracteurs, le rendement fiscal de ces taxes peut entrer en tension avec leur objectif sanitaire.

"Tant que l'on a des taxes comportementales qui apportent du rendement, cela veut dire qu'elles ne fonctionnent pas" pour réduire la consommation de sucres, affirmait ainsi en 2024 la sénatrice centriste Elisabeth Doineau, qui défendait alors une nette augmentation de la taxe dite "soda".

- Plus d'obésité chez les plus pauvres -

La taxe "soda", qui vise les boissons avec du sucre ajouté ou des édulcorants de synthèse, est pour l'heure le seul exemple de fiscalité "nutritionnelle" en France.

Autre argument en défaveur de la taxe envisagée: elle pourrait créer une double peine pour les ménages en difficulté, proportionnellement plus touchés par l'obésité.

En France, 18% des adultes (près de 10 millions de personnes) sont touchés par l'obésité, une proportion qui grimpe à 25% chez ceux qui déclarent des difficultés économiques, selon une étude en 2024 de la Ligue nationale contre l'obésité.

Mais pour ses partisans, ce type de dispositif peut contraindre "les industriels à revoir progressivement la composition de leurs produits", plaidait ainsi fin 2025 la députée EPR Nicole Dubré-Chirat.

"Oui à une taxe sur les produits trop sucrés (...) mais à une condition: que l'argent récolté serve à rendre les produits plus sains et accessibles", a affirmé mercredi à l'AFP l'association de consommateurs Que Choisir Ensemble.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 sera présenté jeudi en Conseil des ministres.

R.Lin--ThChM