The China Mail - Royaume-Uni: Liz Truss, une descente aux enfers

USD -
AED 3.6725
AFN 66.000245
ALL 81.82833
AMD 362.253747
ANG 1.790365
AOA 916.999684
ARS 1524.826029
AUD 1.441057
AWG 1.8025
AZN 1.702147
BAM 1.739471
BBD 2.012612
BDT 122.851565
BGN 1.683441
BHD 0.376674
BIF 3014.617269
BMD 1
BND 1.278867
BOB 12.006155
BRL 5.213901
BSD 0.99928
BTN 96.807044
BWP 13.814757
BYN 3.009846
BYR 19600
BZD 2.009677
CAD 1.42822
CDF 2310.000111
CHF 0.830425
CLF 0.024807
CLP 979.509947
CNY 6.70455
CNH 6.709873
COP 3301.04
CRC 457.878797
CUC 1
CUP 23.981287
CVE 98.071304
CZK 21.820299
DJF 177.940248
DKK 6.67662
DOP 59.662995
DZD 133.636213
EGP 52.249599
ERN 15
ETB 163.212801
EUR 0.893302
FJD 2.253298
FKP 0.755263
GBP 0.75685
GEL 2.605028
GGP 0.755263
GHS 11.735826
GIP 0.755263
GMD 73.500677
GNF 8790.241169
GTQ 7.636412
GYD 209.021333
HKD 7.846735
HNL 26.827891
HRK 6.732202
HTG 130.85359
HUF 329.341501
IDR 17942
ILS 3.05195
IMP 0.755263
INR 96.243949
IQD 1309.040455
IRR 1746539.498985
ISK 122.570402
JEP 0.755263
JMD 158.196211
JOD 0.709022
JPY 157.779502
KES 129.890078
KGS 87.450144
KHR 4053.1526
KMF 438.000226
KPW 900.000318
KRW 1344.105006
KWD 0.30921
KYD 0.83267
KZT 448.958718
LAK 22445.267647
LBP 89483.505439
LKR 330.453112
LRD 170.863165
LSL 16.707565
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399481
MAD 9.927646
MDL 17.857175
MGA 4415.17204
MKD 55.052146
MMK 2099.850161
MNT 3596.272149
MOP 8.076685
MRU 39.93098
MUR 48.560213
MVR 15.459705
MWK 1732.714877
MXN 18.215399
MYR 4.086502
MZN 63.901767
NAD 16.707565
NGN 1327.450222
NIO 36.769055
NOK 9.66105
NPR 154.896092
NZD 1.78803
OMR 0.3845
PAB 0.999253
PEN 3.462758
PGK 4.525422
PHP 62.692032
PKR 276.770538
PLN 3.919735
PYG 5846.252368
QAR 3.642282
RON 4.768597
RSD 104.90897
RUB 83.799642
RWF 1479.943076
SAR 3.74627
SBD 8.078071
SCR 14.029703
SDG 601.498676
SEK 10.078505
SGD 1.2811
SHP 0.75503
SLE 24.599033
SLL 20969.491881
SOS 571.110913
SRD 37.811501
STD 20697.981008
STN 21.791046
SVC 8.742946
SYP 13002.000254
SZL 16.704542
THB 33.689857
TJS 9.197848
TMT 3.5
TND 2.977543
TOP 2.40776
TRY 49.162102
TTD 6.775561
TWD 31.778502
TZS 2637.150945
UAH 44.962977
UGX 3987.245794
UYU 40.271978
UZS 11785.633285
VES 865.47815
VND 25998
VUV 119.582079
WST 2.788611
XAF 585.967602
XAG 0.016333
XAU 0.000241217861
XCD 2.70255
XCG 1.800887
XDR 0.707052
XOF 585.967602
XPF 106.071589
YER 236.297226
ZAR 16.697595
ZMK 9001.202058
ZMW 19.635154
ZWL 321.999592
SSP 5712.591527
MXV 2.059686
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Royaume-Uni: Liz Truss, une descente aux enfers
Royaume-Uni: Liz Truss, une descente aux enfers / Photo: © AFP

Royaume-Uni: Liz Truss, une descente aux enfers

Liz Truss s'était décrite un jour comme une "perturbatrice en chef". Elle aura surtout été pour ses critiques une destructrice en chef, lors de son passage éclair à Downing Street.

Taille du texte:

Après sa démission jeudi, elle restera comme la Première ministre la plus éphémère de l'histoire contemporaine, avec seulement 44 jours au pouvoir, pendant lesquels elle a aggravé les difficultés économiques de millions de Britanniques, affaibli l'image de son pays à l'international et épuisé ce qui restait d'unité dans un parti conservateur affaibli après 12 ans au pouvoir.

A 47 ans, cette battante positionnée à droite du parti, auparavant ministre des Affaires étrangères, était arrivée au pouvoir début septembre forte d'une promesse simple: dans un contexte difficile de forte inflation et de flambée des prix de l'énergie, elle voulait relancer la croissance grâce à des baisses massives d'impôts.

Son expérience dans plusieurs ministères, sa vision optimiste avaient rassuré les militants conservateurs qui l'avaient préférée à l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak, défenseur de l'orthodoxie budgétaire.

Mais son ambitieux plan économique annoncé le 23 septembre par son ministre des Finances Kwasi Kwarteng, qui prévoit des dizaines de milliards de baisses d'impôt, n'a pas de financement clair. Les marchés s'affolent, la livre plonge, les taux d'emprunt flambent et la Banque d'Angleterre doit intervenir.

Liz Truss ne se remettra pas de ce "mini-budget" amateur.

- "J'ai compris" -

En tout, elle n'a gardé le contrôle que quelques jours, entre la fin du deuil national après le décès le 8 septembre de la reine Elizabeth et la débâcle ayant suivi son "mini-budget".

Au congrès du parti conservateur début octobre, l'ambiance est morose, les dissensions s'exposent au grand jour. Dans une première volte-face, Liz Truss renonce à baisser le taux d'imposition des plus riches. Son autorité et son contrôle du parti semblent déjà évaporés. "J'ai compris, j'ai écouté", dit-elle alors.

Ecouté peut-être, mais compris pas vraiment, s'inquiètent ses détracteurs face à cette piètre oratrice qui répète "croissance, croissance, croissance", et semble imperméable aux critiques.

Le 14 octobre, sous la pression de son parti de plus en plus inquiet, alors que des noms circulent déjà pour la remplacer, elle limoge son ministre des Finances et convoque une conférence de presse. Robotique, elle se dit "absolument déterminée" à poursuivre sa mission, explique qu'elle est allée trop loin et trop vite. Elle tourne les talons après huit minutes.

Les sondages sont catastrophiques à deux ans des élections législatives.

Le 19 octobre, alors qu'elle est huée par les députés, elle affirme "je suis une battante, pas quelqu'un qui abandonne". Nouveau coup dur: sa ministre de l'Intérieur Suella Braverman quitte le navire gouvernemental qui sombre un peu plus chaque jour, en désaccord avec Liz Truss sur la politique migratoire.

Les appels à son départ se multiplient, l'opposition réclame des élections anticipées, les conservateurs sont désespérés.

- Parcours changeant -

Avant Downing Street, Mary Elizabeth Truss, casque de cheveux blonds et démarche volontaire, avait eu une carrière politique changeante.

Née le 26 juillet 1975 dans une famille très à gauche - son père est professeur de mathématiques et sa mère infirmière milite pour le désarmement nucléaire - elle manifeste enfant contre Margaret Thatcher, avant d'en devenir une admiratrice dont elle aurait voulu marcher sur les traces.

Etudiante, elle milite au sein du parti centriste libéral-démocrate. Elle appelle à l'abolition de la monarchie.

"Elle a toujours fait preuve de franc-parler, elle a toujours aimé ruer dans les brancards", se souvient Mark Littlewood, directeur de l'Institute of Economic Affairs, qui l'a rencontrée quand elle étudiait la politique et l'économie à Oxford.

Après avoir rejoint les "Tories", au grand dam de sa famille, elle devient députée en 2010, pour la circonscription de South West Norfolk (est de l'Angleterre).

Après 2012, cette mère de deux filles enchaîne les postes dans les ministères (Education, Environnement, Justice, secrétaire en chef du Trésor, Affaires étrangères).

En 2016 elle vote contre le Brexit. Elle en devient ensuite une fervente partisane, négociant de nouveaux accords de libre-échange au ministère du Commerce international.

Nommée en septembre 2021 à la tête de la diplomatie britannique, elle se montre intransigeante face à l'Union européenne sur l'Irlande du Nord et incarne la fermeté contre la Russie après l'invasion de l'Ukraine.

Dans une interview à la BBC, pour essayer de sauver sa peau à la tête d'un gouvernement incapabale de fonctionner, elle avait insisté le 17 octobre sur le fait qu'elle était "honnête", s'était excusée pour les "erreurs commises". "Je voulais agir pour aider les gens" avait-elle insisté toujours déterminée à rester à Downing Street.

La presse conservatrice la traitait déjà de "fantôme", "en poste mais pas au pouvoir". Le chaos a mis un point final à ses ambitions.

W.Cheng--ThChM